Guillermo Bermejo Rojas (39 ans) alias « Che », a été capturé par les membres de la police nationale anti-terrorriste (la DIRCOTE) dans le centre-ville de Lima. il a été arrêté sur ordre de la première Cour pénale national de Lima, et poursuivi pour le « crime contre la paix publique » et « terrorisme contre l’Etat ». Il est accusé d’avoir participè à des réunions au plus haut niveau du PCP-SL, et notamment d’avoir rencontré les membres du comité central en 2009. Guillermo Bermejo Rojas est un militant connu, qui a été présent dans de nombreuses mobilisations populaires, celles des petits paysans résistants à l’implantation de la compagnie pétrolière Pluspetrol dans la région de Pichanki.

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Un homme a été tué et au moins 12 autres personnes blessées, dont 7 policiers, lors d’une opération de la police fédérale pour dégager les accès à l’aéroport mexicain d’Acapulco bloqués hier soir par des enseignants. La victime était un enseignant à la retraite, âgé de 65 ans, Claudio Castillo, morte des suites d’un traumatisme crânien après avoir été battu par la police. Les forces de l’ordre sont intervenues hier pour débloquer les accès de l’aéroport d’Acapulco, occupés depuis six heures par quelque 5000 manifestants exigeant des améliorations salariales et demandant justice pour les 43 étudiants disparus en septembre dans l’Etat du Guerrero. Les manifestants ont résisté, caillassant les policiers. Il y a eu 112 arrestations selon le porte-parole de la Coordination régionale des travailleurs de l’Education du Guerrero, une branche radicale du syndicat national des enseignants.

Le gouvernement péruvien a prolongé hier l’état d’urgence dans trois régions du centre du pays en raison de la présence de guérilleros du PCP-SL. L’extension pour une durée de 60 jours dans les districts de Cholon et de Monsoon, des province de Leoncio Prado, de Tocache et de Padre Abad. Pendant l’état d’urgence sont suspendus les droits à la liberté et à la sécurité personnelle, l’inviolabilité du domicile, la liberté de mouvement et de réunion.

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Pérou construira cette année 12 nouvelles bases militaires dans la vallée de la rivière Apurimac Ene et Mantaro (Vraem) pour lutter contre la guérilla maoïste du PCP-SL, a annoncé mardi le ministre de la Défense lors de l’inauguration de la nouvelle base militaire Boca anapati. Cette base, situé dans la ville de Satipo, à 440 km de Lima, est équipée de systèmes modernes d’alerte et la surveillance, de caméras de vision nocturne et d’un héliport. Le ministre a aussi déclaré que 8 des 24 hélicoptères MI-171 SP-P achetés à la Russie opèrent déjà contre la guérilla dans la région Vraem.

Hélicoptères Mi-171 péruviens

Hélicoptères Mi-171 péruviens

Ce mercredi 11 février, des milliers de professeurs venus de la région d’Oaxaca manifestaient sur une grande artère de Mexico pour réclamer le paiement des pensions, un statut à plein-temps, la libération des prisonniers politiques et le retour des étudiants disparus (déclarés morts par l’état). La police anti-émeutes a bloqué les manifestants avant la fin du rassemblement alors que ceux-ci comptaient rester dans les rues jusqu’à ce que leurs demandes soient acceptées. Les manifestants reviendront ce samedi.

Les centaines de policiers venus chasser les manifestants des rues.

Les centaines de policiers venus chasser les manifestants des rues.

Arrêté le 7 février après 5 ans de clandestinité, l’anarchiste Diego Rios est passé devant le tribunal le 9 février. Le procureur a tenté de ré-ouvrir le dossier ‘Caso Bombas’ dans lequel Diego avait été acquitté en son absence. Vraisemblablement, Diego sera jugé d’après la législation sur le contrôle des armes. Il est donc rentré dans une période de détention administrative de 30 jours. Diego était rentré dans la clandestinité il y a 5 ans après que sa mère l’ait dénoncé à la police chilienne pour possession et fabrication d’engins explosifs.

Affiche solidaire avec Diego Rios

Affiche solidaire avec Diego Rios

L’anarchiste Diego Rios a été arrêté à La Ligua après 5 ans de clandestinité. Il y était passé en 2009 après que sa mère ait découvert du matériel explosif lui appartenant et en ait informé la police. Le 7 février, une opération policière a aboutit à son arrestation. Des solidaires du collectif ‘Lucha Revolucionaria’ ont immédiatement collé des affiches en solidarité.

Affiche en solidarité avec Diego Rios

Affiche en solidarité avec Diego Rios

Gustavo Salgado Delgado, dirigeant du Front populaire révolutionnaire (FPR, organisation de masse du Parti communiste marxiste-léniniste), avait disparu le 3 février au retour d’un meeting avec des journaliers agricoles de la Montaña de Guerrero. Son corps a été retrouvé hier, décapité et portant des signes évidents de torture, à Ciudad Ayala dans le Morelos. Défenseur actif et connu des paysans pauvres de la région, il a été victime – comme les étudiants d’Ayotzinapa il y a quelques mois – d’un de ces groupes paramilitaro-mafieux reliés aux plus hautes sphères du pouvoir politique local, peut-être même au gouverneur de l’État comme le soutient son organisation dans un communiqué.