Les cinq prisonniers politiques mapuches, dont trois condamnés à 10 ans de prison pour « terrorisme », ont arrêté leur grève de la faim le 19 mai après que le gouvernement chilien a convenu de ré-examiner la loi anti- terrorisme et de les transférer, après une période de récupération à l’hôpital, dans un centre à Victoria, où ils auront plus de liberté pour pratiquer leur traditions pour la durée de leur peine. Ce centre n’est pas celui demandé par les prisonniers, mais est cependant plus proche de leur famille.

Les prisonniers demandaient aussi la libération de José Llanca Tori, qui purge une peine de cinq ans pour l’incendie d’une véhicule et qui est actuellement dans un hôpital de Temuco, souffrant d’une maladie chronique potentiellement mortelle qui a endommagé son pancréas et provoqué une cirrhose du foie. Sa situation sera examinée par le ministre de la justice en tenant compte « des raisons humanitaires ». La grève de la faim a pris fin à l’hôpital de Nueva Imperial, elle avait commencé le 7 avril.

Les Forces combinées de la police et de l’armée péruviennes ont démantelé une cellule du PCP-SL dans la province de Tocache, où un regain d’activité maoïste était observé (accrochages de drapeaux, distributions de tracts etc.). Trois personnes ont été arrêtées dont Angelo Fasabi Hidalgo, le « camarade Broni », responsable du PCP-SL pour la rive gauche de la rivière Huallaga au Tocache. Les policiers ont saisis trois fusils, cinq pistolets, des munitions, des grenades, des explosifs et des tracts.

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Une force conjointe des forces armées et de la police nationale a arrêté hier matin cinq membres présumés du PCP-SL dans le centre-ville d’Uchuy Sihuis (province de Tayacaja, région VRAEM). Des grenades, de la dynamites et du matériel de propagande ont été saisis. Les policiers et les militaires ont tirés à tors et à travers lors de l’arrestation, blessant deux civils (l’un à l’épaule et l’autre au pied) et tuant une femme enceinte de quatre mois. Deux heures après les arrestations, la guérilla maoïste a mené une action de représailles en mitraillant la base « contre-subversive » de Cochabamba Grande.

D’autre part, après un travail d’enquête de deux mois, les policiers de la Direction du renseignement (DIRIN) et ceux de la Direction contre le terrorisme (DIRCOTE) ont réussi à arrêter, à Cerro de Pasco, Carhuaricra Huere Florin (46 ans) qui avait appartenu au Comité zonal de Chaupimarca-Ninacaca du PCP-SL, une partie du Comité Régional Central.

Le 2 mai dernier un groupe de choc de la CIOAC-H, une organisation « indigène » manipulée par les autorités, a attaqué le « caracol » de La Realidad, l’un des cinq centres régionaux où siègent les Conseils zapatistes. Une école et une clinique ont été détruites, une quinzaine de personnes ont été blessée et le « compañero Galeano », un responsable zapatiste a été délibérément assassiné.

Les cas ne manquent pas où les familles zapatistes, voire des hameaux entiers, sont chassés, les armes à la main. Il s’agit là d’une stratégie de contre-insurrection, plus discrète que le recours à l’armée fédérale et qui permet de mettre la violence sur le compte des « affrontements intracommunautaires ».

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Le 16 mai, Amélie, Carlos et Fallon ont été emmenés au tribunal, où ils ont été informés qu’un mandat d’arrêt leur a été délivré pour le délit de dommages à la propriété d’autrui, sous la forme « d’incendie volontaire dans un immeuble avec une personne à l’intérieur«. Les trois anarchistes n’ont pas fait de déclaration et une fois l’audience terminée, ils ont été ramenés à la prison où ils sont détenus depuis février 2014 (Carlos à Reclusorio Oriente, Amélie et Fallon à Santa Martha), après avoir passé 40 jours en détention fédérale dans le cadre de la procédure de mise en accusation.

Cela signifie que dorénavant qu’ils font face à deux poursuites judiciaires ; une sous la juridiction locale pour les délits d’attaques à la paix publique et dommages aggravés (attaque du concessionnaire Nissan) pour lesquelles ils n’ont pas droit au cautionnement, et une procédure fédérale pour l’infraction de dommages à la propriété d’autrui (attaque sur le secrétariat des communications et des transports).
Vous pouvez écrire aux prisonnier.es aux adresses suivantes :

Amélie Trudeau / Fallon Rouiller
Centro Femenil de Reinserción Social Santa Martha Acatitla
Calzada Ermita, Iztapalapa No 4037, Colonia Santa Martha Acatitla
Delegación Iztapalapa, C.P. 09560, Ciudad de México, D.F.
México

Carlos López Marín
Reclusorio Preventivo Oriente
Calle Reforma #50, Col. San Lorenzo Tezonco
Delegación Iztapalapa, C.P. 09800, Ciudad de México, D.F.
México

Un détachement mixte du 15e bataillon d’infanterie motorisée et du commando 115 des Forces spéciales la Brigade tiers des forces spéciales a découvert un dépôt de la guérilla maoïste dans la région de Maronilla, sur la rive droite de la rivière Huallaga, dans le département de Huanuco. Le dépôt contenait armes, équipements, publications et drapeaux du PCP-SL.

Cette découverte survient alors que la Direction contre le terrorisme (DIRCOTE) a présenté un rapport sur la reconstitution du PCP-SL qui met en avant le rôle joué par deux dirigeantes: Tarcela Loya Vilchez, la « camarade Olga » et la « camarade Laura », dont l’identité reste inconnue de la police. Elles auraient pris le commandement de deux nouvelles colonnes de guérilleros.

Samedi matin, des tracts et des drapeaux du PCP-SL étaient affichés sur la route Belaiinde Fernando, dans la province de Tocache, mais aussi dans le secteur Yanajanca , qui est situé à la frontière entre San Martin et Huanuco. Une autre colonne du PCP-SL est active dans la région, elle aussi commandé par une femme, la « camarade Veronica ».

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Aux cris de « Hé Fifa, retourne en Suisse! », quelques milliers de manifestants ont bloqué la circulation jeudi dans plusieurs grandes villes du Brésil à moins d’un du Mondial, notamment à Sao Paulo où des incidents ont éclaté dans la soirée de jeudi. La police y a dispersé en début de soirée, avec des gaz lacrymogènes, un groupe de manifestants qui avaient enflammé des barricades.

Les anti-Mondial brésiliens avaient convoqué des manifestations sur les réseaux sociaux pour mesurer leur capacité de mobilisation à l’approche de la Coupe du monde (12 juin – 13 juillet). Les manifestations ont réuni en tout environ 10 000 personnes à Sao Paulo, Rio, Brasilia, Belo Horizonte, Porto Alegre et Manaus.

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Les poursuites contre le Mouvement pour l’amnistie et les droits fondamentaux (Movadef), présenté comme façade du PCP-SL, se poursuivent. Dans la province de Lambayeque Ferreñafe deux personnes ont été arrêtées et inculpées, tandis que vingt autres, également poursuivies, ont jusqu’à présent échappé à l’arrestation. Selon la police, ces personnes vivent sous de fausses identités dans la zone montagneuse de Piura et d’autres zones inaccessibles de Lambayeque, et certaines ont peut-être quitté le Pérou.

Une manifestation du MOVADEF

Une manifestation du MOVADEF

Un groupe de policier qui revenait d’une mission a été la cible d’une embuscade sur la route de Norosi à Rio Viejo, dans une région minière de la province de Bolivar (nord du pays). Leur véhicule a été soufflé par l’explosion d’un IED puis criblé de balles. Trois policiers ont été blessés par l’explosion et quatre autres par balle, l’un d’eux est dans un état grave.

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Trois prisonniers politiques mapuche – Luis Humberto Marileo, Cristian Pablo Levinao Melinao et Leonardo Quijon Pereira – sont en grève de la faim depuis le 7 avril 2014 à la prison d’Angol pour la troisième fois depuis leur détention. Ils revendiquent la révision de leurs condamnations, leur transfert immédiat dans le Centre d’Education et de Travail (CET) d’Angol, mesure déjà octroyée par différents gouvernements à la suite de trois grèves de la faim antérieures, la grâce humanitaire pour José Mariano Llanca Tori, également prisonnier politique mapuche à Angol, atteint d’une hépatite aiguë et transféré depuis mercredi 7 mai à l’hôpital de Temuco.

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