Six « cocaleros » (paysans producteurs de coca) ont été arrêtés et 11 personnes ont été blessées dans des affrontements à Apolo, au nord-ouest de La Paz. Les tensions résultent de l’intervention de 250 militaires de la Force opérationnelle interarmées (FTC) pour éradiquer les cultures illicites de coca, et de 100 autres policiers spécialement formés chargés d’assurer le contrôle et la surveillance. Les petits paysans cultivateurs de coca aurait mis en place un barrage, exigeant le retrait de la FTC de la région. Ils ont également enlevé trois agents FTC ce week-end, qui ont depuis été libérés.

Affrontements similaires ont été enregistrés à la fin du mois de mai, quand une équipe éradication de la coca a rencontré une résistance armée à l’entrée d’Apolo. Le gouvernement avait conclu un accord avec une partie des producteurs de coca de Apolo, les autorisant à cultiver légalement une certaine quantité de coca. Les paysans dénoncent le fait que les cultures de substitution ne sont pas rentables.

Les militaires éradique la coca dans la région d'Apolo

Les militaires éradique la coca dans la région d’Apolo

Plusieurs personnes ont été interpellées jeudi 30 mai en plein centre de Lima, après une violente confrontation entre manifestants et policiers devant le palais présidentiel, en marge d’une mobilisation de fonctionnaires d’Etat. Les manifestants, des employés du secteur public qui ont déclenché mercredi une grève illimitée, protestaient contre un projet de loi visant à limiter le droit des travailleurs.

Les grévistes exigent le retrait du projet de loi, estimant qu’elle ouvre la voie à des « licenciements massifs ». Les heurts ont éclaté lorsque les manifestants ont refusé de se plier aux ordres de la police qui leur demandait de se retirer de la plaza de Armas, dans le cœur historique de Lima où se trouve le palais présidentiel. La police a alors lancé des grenades lacrymogènes et utilisé des lances à eau pour disperser les manifestants. Des dizaines de touristes se trouvant sur la place tentaient de se protéger des fumées lacrymogènes.

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Depuis le 15 mai, des centaines de membres de la tribu Terena occupent la ferme Buriti, située à Sidrolandia, dans l’état de Mato Gosso dol Sul. La ferme, qui appartient à un politicien local, se trouve sur les terres ancestrales de la tribu et les indigènes luttent pour la récupérer. Très tôt hier matin, les troupes d’élite de la police sont arrivées à bord de dix bus pour opérer à leur éviction. Ces hommes étaient soutenus par des officiers de la police fédérale. Les indigènes ont résisté, leurs flèches et leurs arcs faisant face aux armes à feu des forces de l’ordre. Osiel Gabril, 35 ans, a été abattu tandis qu’au moins trois autres tribaux ont été blessés. Les autorités font régulièrement usage de la force dans la région, grande productrice de soja, pour tenter de forcer les tribaux hors de leurs terres.

Cela fait plus de 40 fois depuis 2011 que les chiliens descendent dans les rues de Santiago (et d’autres villes du pays) pour réclamer une réforme du système éducatif. Hier encore, ils étaient plus de 2000 à exiger, entre autre, la gratuité de l’enseignement. Lorsque le cortège a tenté de se diriger vers le Palais de la Moneda, siège de la présidence chilienne, les forces de l’ordre sont violemment intervenues pour l’en empêcher. Elles ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau, entraînant de violents heurts avec les étudiants.

Manifestation estudiantine à Santiago

Dimanche soir, les FARC et les autorités ont annoncé être parvenus à un accord sur la question agraire. Celle-ci constituait le premier point à l’ordre du jour des négociations entamées en novembre dernier entre le gouvernement colombien et la guérilla. Cet ordre du jour compte un total de six points à aborder et le porte-parole des FARC a souligné que l’accord ne serait valable qu’à condition qu’il y ait accord sur l’ensemble des points tout en ajoutant qu’il restait des détails à régler sur la question agraire, ‘Nous avons avancé dans l’élaboration d’un accord avec des réserves ponctuelles qui seront réexaminées avant la concrétisation finale d’un accord’.

Le 15 mai,, il y a eu de violents incidents à Villavicencio et Puerto Lopez (région de Pompeya). Les habitants ont manifestés contre une compagnie pétrolière, exigeant de nouveaux contrats de travail, la construction d’une école et d’une station d’épuration d’eaux. Ils se sont affrontés à 200 policiers et ont incendiés deux semi-remorques.

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Alors que les négociations entre la COB (Central Obrera Boliviana) et le gouvernements sur la réforme du régime de retraite se poursuivent difficilement, les ouvriers mineurs sont une nouvelle fois descendu mardi dans la capitale pour accentuer la pression. Ils ont défilé en faisant exploser de la dynamite sur tout le chemin et se sont confrontés à la police dans la Plaza Murillo. Dans d’autres villes, des incidents violents ont été signalés, comme de El Alto.

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Le Pérou se propose d’acheter 24 hélicoptères russes Mi-171 pour un montant de 406,8 millions de dollars en vue de les utiliser dans la lutte contre le narcotrafic et contre la guérilla maoïste. Aux termes du contrat, 21 hélicoptères seront livrés au Pérou en 2014 et encore trois hélicoptères, en 2015. Le Pérou est également intéressé aux fournitures d’ armements et équipements de bord complémentaires.

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