Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Jeudi soir, une manifestation a eu lieu dans le centre de Montevideo pour rejeter l’installation de la deuxième usine de la société finlandaise UPM en Uruguay. Les affrontements ont été très violents et les forces de police ont réprimé les manifestants avec des balles en caoutchouc. La manifestation avait lieu le même jour où le président uruguayen recevait un groupe de dirigeants de la société finlandaise. Cinq personnes au total ont été arrêtées pour agression contre la police (quatre hommes et une femme), et deux autres hommes pour avoir endommagé un téléphone de la police devant un commissariat.

Déploiement policier jeudi à Montevideo

Vendredi après-midi, une mobilisation a été organisée à Montevideo contre les accords annoncés par le président uruguayen visant à autoriser l’installation à proximité d’une usine de pâte de cellulose d’une. Les manifestants ont tagué le siège de la Banque de développement de l’Amérique latine, l’une des entités qui, avec la Banque interaméricaine de développement (BID), a accordé un prêt à l’État uruguayen pour financer les travaux du train qui reliera l’usine au port de Montevideo. Les manifestants ont commencé à assaillir avec des pierres les véhicules officiels qui avaient quitté le bâtiment présidentiel, puis se sont déplacés à l’arrière du siège de la banque, y ont peint des slogans et ont jeté plusieurs cocktails Molotov.

Le tagage de la banque

Le tagage de la banque

Le 21 mars, les forces de l’ordre ont procédé à l’expulsion du centre social occupé “La Solidaria” rue Fernández Crespo, à Montevideo. Deux personnes ont été arrêtées le jour même de l’expulsion, juste après les protestations contre celle-ci. Le 4 avril, des membres des services de renseignement et de la police ont effectué deux perquisitions conjointes liées à “La Solidaria”. Les perquisitions se sont soldées par l’arrestation de cinq personnes, dont une a été mise en examen pour dégradations. Une sixième personne a été ensuite arrêtée puis relâché quelques heures après avec une convocation. Le 21 mars, une manifestation a été organisée à Montevideo contre l’expulsion de “La Solidaria”, qui a donné lieu à des affrontements avec les forces de sécurités, et une nouvelle manifestation est prévue ce jeudi 20 avril.

Uruguay: Affrontements après l’expulsion d’un squat

Différents secteurs du transport et de l’éducation uruguayen ont mené une grève de 24 heures après qu’un groupe d’étudiants ait été brutalement expulsées du siège de l’administration de l’éducation publique uruguayenne, à Montevideo. L’incident a eu lieu après que les étudiants exigeant un financement accru pour l’éducation, ont été délogés de force par la police (de la Guardia Republicana). Les affrontements ont conduit à l’arrestation d’au moins 12 personnes tandis que plus de 30 autres ont été blessés, la plupart d’entre eux des officiers de police.

L’opération policière à Montevideo

L'opération policière à Montevideo

A l’aube du mardi 3 février, une attaque incendiaire a eu lieu contre le bureau du Partido Popular d’Espagne à Montevideo. L’action a été revendiqué en solidarité avec Mónica Caballero et Francisco Solar, détenus et incarcérés depuis plus d’un an par l’État espagnol, accusés d’appartenir à une « organisation terroriste » et d’avoir déposé un engin explosif en octobre 2013 dans la Basílique de Pilar à Saragosse.

Quarante ans après le coup d’Etat du 27 juin 1973, 28 Uruguayennes ont dénoncé devant la justice de Montevideo les violences sexuelles dont elles ont été victimes, alors qu’elles étaient prisonnières politiques. Emprisonnées dans une vingtaine de centres de détention clandestins différents, elles ont subi des violences sexuelles de 1972 à 1983. Certaines ont été violées à l’aide de chiens ou de rats. Elles sont parvenues à identifier une centaine d’officiers dépendants de l’Organisme de coordination des opérations anti-subversives.

Ces agressions n’étaient pas liées aux interrogatoires avec tortures, la guérilla Tupamaros étant défaite avant le putsch de 1973: c’était la manière choisie par les militaires pour répandre la terreur dans le corps social. Au lieu des assassinats et disparitions systématiques, comme en Argentine, les militaires uruguayens ont opté pour les détentions prolongées avec la menace permanente de reprendre les tortures. En Uruguay, on compte environ 200 disparus, mais un taux d’incarcération pour motifs politiques exceptionnellement élevé par rapport à la population de 3 millions d’habitants : 6.500 prisonniers ayant fait l’objet d’une procédure judiciaire (dont 800 femmes) et environ 3.000 autres sans procès.

maniafestation anti impunité uruguay

maniafestation anti impunité uruguay

A l’aube du 1er septembre, du produit inflammable a été introduit à travers la porte de l’ambassade chilienne en Uruguay, provoquant un incendie. Le communiqué de l’action dénonce “la répression menée par le gouvernement Piñera et n’importe quel gouvernement au pouvoir”, et dénonce le black out médiatique sur les deux morts de deux jeunes lors de la grève générale au Chili.