Alors que le rassemblement avait d’emblée été déclaré illégal par les autorités, les étudiants chiliens sont une nouvelle fois descendus dans les rues de Santiago ce vendredi. Cela fait plusieurs mois maintenant que les étudiants réclament une augmentation dans le budget de l’éducation. Comme lors de chacune de leurs manifestations, lesquelles ne sont plus jamais tolérées par les autorités, les forces de l’ordre sont intervenues violemment. Celles-ci ont utilisé des canons à eau pour disperser les étudiants et détruire les barricades érigées pour empêcher la circulation. Plus d’une vingtaine de manifestants ont été interpellés.

Répression à Santiago

Répression à Santiago

Mardi, la police et des centaines de paysans se sont affrontés le long d’une route du département de Misiones. Les agriculteurs paraguayens bloquaient la voie depuis plusieurs jours, et avaient annoncé la poursuite de leur action jusqu’au paiement de l’aide financière qui leur a été promise en conséquence de la récente sécheresse. Jusqu’à lundi, ils formaient un barrage filtrant, et c’est quand ils ont pris l’initiative de bloquer totalement le passage que la police est intervenue pour tenter de les disperser. Finalement, les paysans – dont le nombre est estimé à 1300 par des témoins sur place – occupent toujours la moitié de la route et continuent donc à perturber la circulation. La police est toujours sur place et la tension avec les paysans reste palpable.

Manifestation de paysans au Paraguay

Une unité du 34e Front des FARC a attaqué à l’arme automatique un poste de police à Murindó, une ville du nord-ouest de la Colombie, même si la guérilla a déclaré le 20 novembre un cessez le feu unilatéral pour la période de Noël. Ce n’est pas leur « accroc » à la trêve: des pylones ont également été dynamités.

Roland Echarri Pareja a été arrêté lundi par des membres de l’Unité des enquêtes contre le terrorisme de la police fédérale argentine, en coordination avec Interpol. Echarri était sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour avoir, en tant que membre du PCP-SL, avoir participé à des actions armées dans la ville de Cusco. Il aurait milité en Argentine en tant que membre du MOVADEF, qui, issu du PCP-SL, prône l’amnistie générale et la « réconciliation nationale ». On s’attend à une extradition d’Echarri vers le Pérou.

La police nationale d’Haïti a procédé lundi à l’arrestation de 5 étudiants de la faculté de droit et des sciences économiques, au moment où ces derniers manifestaient aux abords de la faculté, pour réclamer justice pour leur camarade Damaël D’Haïti, tué par un agent de police. Les prisonniers ont été conduits au commissariat de Port-au-Prince, en attendant que leurs dossiers soient transférés au parquet. Des étudiants continuent de manifester dans les rues pour réclamer la libération de leurs camarades.

Vendredi, les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser une manifestation contre un projet de mine d’or dans le sud du Guatemala, arrêtant quatre personnes. Les affrontements avec les manifestants ont débuté quand les policiers ont entrepris de démonter les barrages érigés par les locaux pour bloquer l’accès au site dans la municipalité de San Jose del Golfo. Les actions de protestation contre ont débuté en mars dernier. Le site du projet est situé à trois kilomètres du centre de San Jose del Golfo. Les habitants s’y opposent car, outre la pollution qu’engendrera le processus d’extraction, l’exploitation intensive de la mine entraînera une pénurie d’eau potable pour l’ensemble de la communauté.

Trois membres connus et recherchés de la guérilla du PCP-SL auraient été capturés par les forces combinées de la police nationale et l’armée péruvienne dans la ville de Monterrico, dans la région de la vallée de la rivière Apurimac, Ene et Mantaro (Vraem). Ce serait les frères Freddy Leandro Candia, connu sous le nom «Wily», «Moïse» ou «Moisacho», et Willy Leandro Candia, également connu comme «William» ou «Willy». Tous deux appartenaient au groupe responsable de la sécurité de Víctor Quispe Palomino. Avec eux se trouvaient Ismael Sánchez Quispe, 18 ans, et son frère.

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Alors que le premier round de pourparlers entre les représentants des FARC et ceux du gouvernement s’est terminé jeudi dernier et que les négociations doivent reprendre le 5 décembre, l’armée a effectué cette nuit un raid visant un camp des FARC situé dans un petit village à la frontière avec l’Equateur. Au moins vingt guérilleros ont été tués dans le bombardement de leur campement. Cette opération intervient alors que la guérilla s’est engagée il y a quelques jours à respecter un cessez-le-feu unilatéral jusqu’au 20 janvier. Le président colombien a quant à lui exigé qu’un accord entre les deux parties soit conclu au plus tard en novembre 2013 et d’ici là, il a donné à l’armée l’instruction d’intensifier son action contre la guérilla. Il a par ailleurs exclu toute trêve avant de parvenir à un accord final.