Un ancien chef militaire durant la dictature argentine (1976-1983), Luciano Menendez, alias « La Hyène », a été condamné mercredi à Tucuman pour la sixième fois à la prison à vie pour des crimes contre l’humanité. Ce général à la retraite de 83 ans avait déjà été condamné à cinq reprises depuis 2008 à la perpétuité dans des affaires séparées. Assigné à résidence dans un premier temps, il avait été envoyé en prison après sa troisième condamnation, en décembre 2009. Cette fois-ci il a été condamné cette fois-ci pour l’assassinat de cinq guerilleros présumés des Montoneros (péronistes de gauche) le 20 mai 1976 à San Miguel de Tucuman, à 1400 km au nord de Buenos Aires. Luciano Menendez a été reconnu coupable d' »homicides doublement aggravés » au même titre que l’ancien chef des services de renseignements de la police, Roberto Albornoz, condamné à la même peine. Luciano Menendez était le second d’Antonio Bussi, gouverneur de la province de Tucuman, théâtre d’une des répressions les plus féroces pendant la dictature. Antonio Bussi a lui-même aussi été condamné à la perpétuité.

L’alerte de tsunami qui s’étend à tout le Pacifique après le tremblement de terre du Japon, a obligé hier les autorités à la Base Navale du Callao, au Pérou, à déplacer ses prisonniers vers le pénitencier de haute sécurité maximale de Piedras Gordas, à Ancón. Parmi eux, les dirigeants du PCP-SL, Abimael Guzmán, (président Gonzalo) et Óscar Ramirez Durand (camarade Feliciano) et les dirigeants du MRTA, Víctor Polay et Miguel Rincón Rincón. Les prisonniers devraient prochainement revenir à la Base Navale du Callao.

L’amiral Charles Tello Aliaga, le chef de l’État-Major de la zone militaire d’urgence de la Vallée des Rivières Apurímac et Ene (VRAE), et un autre militaire, ont été blessés quand l’hélicoptère dans lequel ils se déplaçaient a été touché par des tirs de la guérilla maoïste. L’incident est survenu vendredi dans l’après-midi dans la forêt de Huancavelica (sud-est). L’amiral Tello effectuait une tournée de l’inspection des bases des forces spéciales de l’Armée, de la Marine et de la Force Aérienne péruviennes dans la région VRAE.

Mi-17 péruvien

Mi-17 péruvien

Mardi 15 février, des policiers fédéraux, des policiers de la police d’état, des policiers, de provocateurs et de francs tireurs violemment réprimé une manifestation des enseignants à Oaxaca. Cette manifestation protestait contre la venue dans la ville du président Felipe Calderon, après qu’une loi soit passée prévoyant une exemption d’impôt pour les familles plaçant leurs enfants dans l’enseignement privé. Il y a eu au moins 14 blessés dont deux par balle à la tête. Quatre membres des enseignants sont à l’hôpital (deux blessés par balle et deux à la suite de grenades lacrymogènes).

Répression de la manifestation des enseignants à Oaxaca

Répression de la manifestation des enseignants à Oaxaca

Un caporal de l’Armée a été blessé après une attaque effectuée à l’aube par la guérilla maoïste du PCP-SL contre la « Base Contre-terroriste Nº 42 », située à Union Mantaro, dans le district d’Ayacuchano de Llochegua dans la vallée des rivières Apurímac et Ene (VRAE).

C’est à quatre heure du matin que la guérilla a placé et fait exploser des charges contre la base qu’ils ont ensuite mitraillée à l’aide d’armes lourdes équipées de systèmes de vision nocturne. Les militaires ont riposté et de nombreux tirs ont été échangés dans l’obscurité. Le caporal blessé a été emporté à l’aube sur l’hôpital de campagne du Commandement spécial de la région VRAE (photo). Les hélicoptères de combats de l’armée effectuaient ce matin des patrouilles dans la région.

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Le procès contre 14 militants chiliens détenus depuis le 14 août (aussi bien de jeunes anarchistes que d’ancien militants de la guérilla anti-pinochetiste) commencera le 14 février à Santiago. Ils sont accusés d’environ 120 actions à la bombe contre l’Etat, les forces répressives, les multinationales.

Le blog de la solidarité (en espagnol)

La police péruvienne a réalisé plusieurs opérations contre les réseaux du PCP-SL de la région de l’Huallaga. Le 3 février, elle annonçait la capture de Félix Sipión Nieto (photo), connu comme le camarade « Félix », considéré comme le responsable des actions d’agitation et de propagande du Comité Régional d’Huallaga du PCP-SL.

La capture de Félix Sipión Nieto, de camarade « Félix », il s’est produit aux premières heures de l’après-midi, bien que les circonstances exactes n’ont pas été informées à la presse.

Le lendemain, la police annonçait l’arrestation à Aucayacu, dans la région Huánuco, de quatre militants du PCP-SL. Ceux-ci se déplaçaient dans deux camionnettes « station wagon » quand ils ont été arrêtés. La police les accuse d’être responsable de l’exécutiondu maire d’Aucayacu, Wilder Miranda Ordóñez, le 31 octobre 2010.

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L’explosion d’une voiture piégée à blessé au moins 28 soldats jeudi matin, dans la ville de Tame, située à 65 kilomètres de la frontière vénézuélienne dans le département d’Arauca. Selon le commandant de la 18ème brigade de l’armée, les soldats surveillaient une bombe qui avait été découverte mercredi après-midi dans la ville. Plusieurs heures après que les soldats aient bouclé la zone et avant l’arrivée des démineurs, la bombe a explosé. Des renforts de l’armée ont été envoyé sur place. Cette action est la dernière attaque en date des FARC alors qu’ils semblent avoir relancé leur campagne d’attentats à la bombe. Plus tôt mercredi, un véhicule piégé avait été découvert à proximité de Nieva, capitale du département de Huila dans le sud-ouest du pays.

La justice colombienne a rendu public la semaine dernière un rapport documenté concernant les enquêtes sur les actions menées par les Autodéfenses Unies de Colombie (AUC – dissoutes en 2006). Le registre recueille les données depuis 2005 jusqu’au 1 décembre de l’année dernière. De nombreux cas ont été confessés par les paramilitaires dans le cadre du processus dit de ‘justice et paix’ pour lequel une loi polémique a été adoptée: moyennant des aveux complets, les paramilitaires qui rendent les armes ne peuvent pas être condamnés à plus de huit ans de prison.

L’enquête judiciaire a documenté 173.183 cas d’homicides, 1597 massacres et 34.467 disparitions commises par les paramilitaires. Elle documente également le déplacement forcé massif de 74.990 communautés. Selon le rapport, les confessions ont permis de trouver 1037 fosses communes contenant 3678 cadavres, dont 1323 ont pu être identifiés.

Il y a un an, le chef de l’unité ‘justice et paix’ qui reçoit les confessions avait affirmé que les paramilitaires pourraient reconnaître 120.000 meurtres. Son estimation s’avère encore trop basse. Et selon plusieurs sources, malgré la dissolution de l’AUC en 2006, les paramilitaires continuent à sévir. Ils commettent toujours des délits depuis leur prison et plusieurs bandes existent encore sous d’autres noms.

Ce vendredi, des guérilleros colombiens ont lancé une attaque dans le département de Caqueta, au sud du pays. Ils se déplaçaient dans deux véhicules et ont été arrêté par un groupe de soldats alors qu’ils se préparaient à prendre d’assaut un poste avancé de police. Un violent combat s’est alors déclenché, au cours duquel cinq guérilleros, quatre soldats et un civil sont décédés. Selon le général Juan Carlos Salazar, le commandant du bataillon déployé dans la région, l’objectif de cette action était d’attaquer la ville de San Vicente. Cette offensive fait suite à une série d’attaques à la bombe dans la ville de Nieva, un peu plus au nord.