Depuis le début de l’année, le gouvernement mexicain a lancé une nouvelle offensive contre les rebelles zapatistes et les communautés autonome du Chiapas, entraînant de nombreux conflits à différents endroits de la province. La semaine dernière, un membre de la communauté Mitziton (qui lutte actuellement contre la construction de l’autoroute San Cristobal/Palenque) a été embarqué sous la menace d’armes à feu par des agents fédéraux. Ceux-ci l’ont ligoté des pieds à la tête dans leur véhicule et se sont assis sur lui durant l’heure de trajet jusqu’à la prison El Amate (Tuxla) où il est toujours détenu. Le même jour, une équipe de paramilitaires a fait irruption dans la communauté de Jotola, dont les membres sont tous adhérents à l’autre Campagne Zapatiste. Ils y ont séquestré une dizaine de personnes, dont un enfant de treize ans, durant plusieurs heures. Leur maison a été ravagée. Les villageois ont tous été libérés suiet aux pression effectuées par les différentes organisations locales pour les droits humains. Mais ils portaient tous des marques de coups et de violences. Par ailleurs, la campagne de désinformation médiatique a également repris de plus belle.

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Des agents du FBI ont été formés pour extraire des informations de sites de réseaux sociaux. Ces agents ont utilisé des sites comme Facebook ou Myspace pour chercher des preuves et des témoins et, dans quelques cas, des suspects. Les agents de FBI ont créé des fausses personnalités (parfois en infraction avec certaines des règles des sites) pour nouer des relations ‘amicales’ avec des suspects et les pousser à révéler des indices utilisables ou des aveux.

Par ailleurs, une étude interne du ministère américain de la Justice sur l’exploitation des réseaux sociaux révèle que, des quatre principaux sites utilisés aux Etats-Unis (Facebook, MySpace, Twitter, LinkedIn), Facebook ‘est souvent coopératif avec les demandes d’urgence’. En revanche, les enquêteurs intéressés par les informations de Twitter se heurtent à plusieurs obstacles: le site ne fournit pas les numéros de téléphone de ses utilisateurs, ‘ne préservera pas de données sans procédure juridique’, et a pour politique explicite de ne communiquer des données que suite à une procédure juridique.

Depuis quelques années, la répression policière s’est accentuée dans divers quartiers de Montréal et notamment à Hochelag. C’est là qu’on été repoussés de nombreux jeunes de la rues et travailleurs-euses du sexe qui se trouvaient dans le centre-ville. Mais non contente de les y avoir rejeté, la police intensifie aujourd’hui ses opérations dans ce qui ressemble de plus en plus à une volonté de ‘nettoyage’ de Hochelag dans le but d’y permettre l’installation d’une nouvelle catégorie de résidents privilégiés. Les agents de police font usage d’une violence sans nom, abusant de leur pouvoir en toute impunité.

Depuis 1987, 60 personnes ont été tuées par les forces de l’ordre à Montréal. Quotidiennement, les personnes vivant dans les quartiers les plus pauvres (marginalisés et ethnoculturels) sont victimes d’intimidations, de harcèlement, de profilage social et racial et d’agressions. Ce n’est que très rarement que les auteurs de ces actes sont renvoyés vers la justice et lorsque cela arrive, ils écopent de peines minimes qui sont en outre souvent renvoyées en appel. Ayant leur direction, les magistrats, la loi et la classe politique de leur côté, les policiers agissent comme bon leur semble.

C’est pour cela que le Collectif Opposé à la Brutalité Policière a lancé un appel à la manifestation ce 15 mars dans le quartier d’Hochelag. Ce quartier a été spécialement choisi au vu du profilage social qui s’y opère et de la répression qui en découle. En cette 14ème Journée Internationale contre la Brutalité Policière, le rassemblement se fera sous le slogan ‘Qui nous protège de la police?’ afin de mettre fin au silence et de faire cesser l’impunité.

Site du Collectif Opposé à la Brutalité Policière

En août 1972, 16 prisonniers politiques ont été fusillés à la base Almirante Zar. C’est le lieutenant de vaisseau Roberto Guillermo Bravo, tortionnaire et assassin, qui a achevé les victimes de ce que l’on connait sous le nom du ‘Massacre de Trelewet’. Après le massacre, Bravo a vécu caché sur la base navale de Puerto Belgrano puis à la mission navale argentine de Washington d’où il a obtenu les documents qui lui ont permis de s’installer à Miami. Il a obtenu sans difficulté la nationalité américaine en 1987, sous la présidence de Ronald Reagan, bien qu’il ait déjà été dénoncé en Argentine pour ses crimes. Bravo s’est converti en un prospère entrepreneur de Miami qui vend ses services à la US Army et qu Dépqrteöent de l’Intérieur et contribue aux fonds de campagne du parti républicain.

L’arrestation de Bravo a été demandée il y a déjà deux ans par un juge fédéral argentin, sans que les États-Unis — informés de sa présence sur leur territoire — ne donnent suite. Ce fut finalement grâce à la persistance des autorités argentines que le criminel a été appréhendé. Bravo a été arrêté le 25 février… et libéré sous caution le 2 mars dernier à Miami par un juge soupçonné de collusion avec la mafia cubano-américaine. Ce même magistrat est impliqué dans les manoeuvres de dénigrement du gouvernement argentin et du président vénézuélien, Hugo Chávez.

Victimes du massacre de Trelewet

Victimes du massacre de Trelewet

Le 29 juin 2009, la communauté indigène de Santa Maria Ostula a récupéré ses terres à Xayakalan, dans le Michoacan. Depuis lors, ses membres sont victimes d’une répression violente de la part des forces paramilitaires. En août 2009, neufs indigènes avaient été assassinés. Ce 23 février, Javier Robles Martinez et Gerardo Vera Orcino, deux militants actifs dans la lutte des indigènes pour la défense de leur territoire et de son autonomie ont été enlevés et séquestrés par un groupe paramilitaire fortement armé. Les deux hommes dénonçaient notamment l’impunité des puissants cartels mafieux de la zone et le fait que les médias continuent de prétendre que la lutte de la communauté est la cause des assassinats et d’autres exactions, ce qui facilite la persécution et la répression envers le mouvement.

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Un black bloc de 200 manifestants a semé le grabuge dans le centre-ville de Vancouver, samedi, en fracassant des vitrines, en lançant de la peinture et en affrontant les policiers afin de protester contre le capitalisme et la commercialisation des Jeux Olympiques. Les manifestants s’en sont pris aux vitrines du magasin La Baie à cause de la présence d’une boutique d’objets olympiques. Ils ont aussi endommagé des véhicules et se sont attaqués à un restaurant McDonald’s. L’escouade anti-émeute de Vancouver est intervenue et a procédé à l’arrestation d’une douzaine d’entre eux. À un moment, le groupe s’est approché de l’hôtel Westin Bayshore, où le Comité olympique international a établi son quartier général pour la durée des Jeux. Des policiers lourdement armés de la Gendarmerie Royale se tenaient prêts à les affronter. La manifestation a perturbé considérablement les activités au centre-ville de Vancouver.

Manifestation aux JO de Vancouver

Manifestation aux JO de Vancouver

Entre 1.500 et 2.000 manifestants opposés aux Jeux Olympiques ont fait face hier soir aux forces de l’ordre pendant deux heures devant le stade couvert où se déroulait la cérémonie d’ouverture des Jeux. Des dizaines de manifestants cagoulés ont tenté de franchir le cordon de sécurité encadrant l’entrée du stade. Des projectiles ont été lancés en direction des policiers, qui ont repoussé les manifestants, et maintenu le périmètre de sécurité. La police a fait état de deux blessés légers parmi les forces de l’ordre et de l’arrestation d’un manifestant.

Manif anti-JO à Vancouver

Manif anti-JO à Vancouver

Durant les vacances de Noël, un étudiant français a voulu traverser la frontière américaine en provenance du Canada. Mais à la douane, les officiers américains ont refusé de le laisser passer sous prétexte que son passeport, datant de sept ans, avait une drôle d’allure. Ils ont d’ailleurs saisi le document et l’ont renvoyé au Canada sans papiers, l’accusant d’avoir tenté de pénétrer illégalement sur le territoire américain. La prétendue infraction lui a valu quatre jours de détention et un avis d’expulsion vers la France à ses propres frais. Ce cas serait loin d’être isolé.

Après l’acquisition par la police de la ville d’un LRAD (Large Range Acoustic Device) en décembre dernier, Vancouver poursuit les préparatifs en vue de la tenue des Jeux Olympiques au mois de février. Le personnel de sécurité est actuellement en train de poser des centaines de caméras de surveillance en circuit fermé dans et autour du centre de Vancouver. Au moment où la mise en place sera terminée, dans une dizaine de jours, on estime à 900 le nombre de caméras qui scruteront la foule. 90 autres caméras sont également installées aux alentours de deux sites dédiés à la fête et le long de certains trottoirs du quartier. Ces caméras sont programmées pour entrer en fonction le 1er février (les JO débutent le 12). Il était prévu que toutes ces caméras soient enlevées au terme des Paralympiques, qui suivent directement les JO, le 28 mars. Or, il semblerait aujourd’hui que la ville envisage de garder le dispositif en place. Le bourgmestre de Vancouver souhaite ‘entamer un dialogue’, notamment avec les associations pour les libertés civiles avant d’entériner la chose.

Pose de caméras à Vancouver

Pose de caméras à Vancouver