Depuis 6h ce matin, 90 personnes bloquent les accès au chantier de la maxi-prison de Haren, en périphérie bruxelloise. Les ouvriers n’ont pas pu accéder au chantier. ll y a eu une quinzaine d’arrestations mais l’occupation se poursuit. Les activistes sont répartis sur 5 points de blocage autour du chantier et sont enchainés via des lock-ons. Malgré l’intention du Conseil d’État d’annuler le permis d’urbanisme et d’environnement du chantier, les constructeurs s’empressent de bétonner le terrain aussi vite que possible depuis la fin-janvier. Un live video ici.

Vidéo des arrestations ce matin.

Mise à Jour (21H50): C’est finalement la totalité des manifestants, à savoir 92, qui a été arrêtée administrativement. Certains ont été maltraités par la police (coups). Ils sont relâchés au compte-goutte, certains sortant du commissariat avec des ecchymoses.

Contre la maxi-prison

Contre la maxi-prison

Ils étaient une centaine de « gilets jaunes » à s’être donnés rendez-vous au pied de la collégiale Sainte-Waudru. Le cortège a alors pris la direction du centre-ville. Les seuls incidents ont été des jets de pétard dont un dans la boîte aux lettres du président du parti socialiste, Elio Di Rupo, qui a occasionné de légers dégats. Peu après 18 heures. quelques dizaines de gilets jaunes sont montées sur le ring pour bloquer la circulation. La police est intervenue avec le camion autopompe et l’appui de la police fédérale. Finalement, ce ne sont pas moins de 38 personnes qui ont été arrêtées administrativement.

Les gilets jaunes devant le domicile de Di Rupo

Les gilets jaunes devant le domicile de Di Rupo

Deux événements d’hommage à Kendal Breizh auront lieu à Bruxelles ces 8 et 10 février. Kendal était un combattant breton des YPG tué le 10 février 2018 en combattant l’envahisseur turc à Afrin. Avant la bataille d’Afrin, il avait combattu l’État Islamique et défendu la révolution du Rojava.

8 février 14h – Sacco-Vanzetti – 54 Ch. de Forest – 1060 BXL:
départ commun vers le monument aux Brigades Internationales Du cimetière de St-Gilles (Av. du Silence 72, 1180 Uccle) pour une veillée.

10 février 18H – Sacco-Vanzetti – 54 Ch. de Forest – 1060 Bxl
Commémoration et hommages à Kendal Breizh.

Kendal Breizh

Kendal Breizh

Depuis 1990, un vaste mouvement de lutte « No TAV » s’oppose au projet de TGV entre Lyon-Turin. La résistance s’est cristallisée dans la vallée de Suse, à 50km de Turin. L’éventail des luttes est à la mesure de son ancrage: manifestations de masse, occupations de terrains, désobéissance civiles et incendies volontaires. La répression répond massivement par des milliers de poursuites et des centaines de condamnation. Les chantiers transformés en camps retranchés sont défendus par l’armée.

Où en est le No TAV aujourd’hui ? Où en sont les luttes, la répression et la solidarité ? Ce sont quelques-unes des questions qui seront abordées avec Valter Ferrarato, membre du No TAV et de la section turinoise du Secours Rouge. Après avoir été condamné à 9 mois pour avoir résisté face à la police devant le tribunal de Turin le 26 juillet 2013. Le procès d’appel débutera le 26 février.

Conférence/débat en français et en italien ce 17 février à 18h, au Local Sacco-Vanzetti, 54 Chaussée de Forest, 1060 Saint-Gilles.

No Tav

No Tav

Les travailleurs de NLMK Clabecq avaient décidé d’arrêter le travail après le conseil d’entreprise de la semaine dernière, lorsque la direction a non seulement confirmé son intention de se séparer de 50% du personnel du site (290 travail sur 580) mais a également fait part aux syndicats de conditions de travail modifiées pour ceux qui resteront. Un gel des salaires ou encore la révision des primes avaient été évoqués.

Lundi en début d’après-midi, un huissier, accompagné de deux policiers, s’est présenté au piquet de grève installé devant le site de NLMK Clabecq. Une décision obtenue en référé par la direction a été signifiée: elle prévoit un montant de 1.000 euros d’astreinte en cas d’entrave de l’accès au site. Les syndicats affirment qu’ils ne comptent pas lever le piquet, puisque toute personne qui veut rentrer dans l’usine peut le faire. Les syndicats indiquent que les fournisseurs peuvent entrer aussi, mais que cela ne sert à rien puisque aucun travailleur n’est présent pour procéder au chargement ou au déchargement des marchandises. La grille de l’entrée principale étant ouverte, les syndicalistes considèrent qu’ils n’entravent pas du tout l’accès au site.

Le piquet de grève devant le site de NLMK Clabecq

Le piquet de grève devant le site de NLMK Clabecq

Ce 25 janvier, nous organisions une soirée d’information et de débat au Local Sacco-Vanzetti, afin de commémorer le début de la bataille d’Afrin mais surtout de discuter les perspectives de solidarité alors que l’État turc prépare plus que jamais une attaque massive contre le mouvement de libération kurde et contre le projet révolutionnaire qui se développe dans le nord et dans l’est de la Syrie. Voici les deux témoignages vidéos, celui d’Argesh (internationaliste états-unien des YPG) et celui d’Eddi (internationaliste italienne des YPJ).

Nous joignons également la présentation réalisée par le mouvement de libération kurde et présentée lors de la soirée.

Defend Afrin

Defend Afrin

Un arrêt de la Cour constitutionnel prononcé le 6 décembre (désolé pour notre retard à en faire écho) a annulé une série de dispositifs de la loi du 25 décembre 2016 régissant les « méthodes particulières de recherches ». La Cour annule ainsi la possibilité offerte aux policiers et procureurs d’utiliser le GSM d’un suspect pour naviguer sur son compte Facebook, son appli bancaire ou son fil WhatsApp. Cela lui est maintenant interdit, sauf accord du juge d’instruction, et sauf si le policier ne fait que naviguer sur ces applications déjà ouvertes, sans avoir le droit de cliquer.

Par ailleurs, la Cour constitutionnelle a annulé les dispositifs de tout le texte sur les méthodes particulières de recherche, en ce qui concerne les avocats et les médecins, professions soumises au secret professionnel. C’est le résultat d’une action intentée par la Ligue des droits humains (nouveau nom de la Ligue des droits de l’homme) et de la Liga voor Mensenrechten, qui demandaient l’annulation pure et simple de la loi.

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Jeudi 24 janvier huit personnes ont été placées en détention provisoire et six autres sous contrôle judiciaire. Elles sont accusées d’avoir incendié un péage. Pour rappel, dans la nuit du 1er au 2 décembre 2018, quelques heures après une manifestation de Gilets jaunes, 200 personnes munies de cocktails Molotov avaient incendié un péage à Narbonne. Ces 14 personnes avaient été arrêtées dans la semaine. Douze d’entre elles lundi personnes, au cours d’une opération de la gendarmerie, les deux autres plus tard.

Arrestations de Gilets jaunes à Bordeaux (archive)

Arrestations de Gilets jaunes à Bordeaux (archive)

Cela fera bientôt un an que la campagne « Shengal-CELOX » pour les femmes combattantes au Kurdistan – a été lancée par le Secours Rouge International. Il s’agit de soutenir politiquement et matériellement les unités militaires des femmes en finançant des pansements hémostatiques Celox. 60% des camarades blessé.e.s par balles meurent d’hémorragie en attendant d’être pris.es en charge. Les pansements Celox permettent de stopper les hémorragies rapidement et sauvent donc de nombreuses vies. Un pansement coûte 75€. Les pansements Celox sont distribués par les unités médicales aux combattant.e.s sur les lignes de front.

Après la victoire des YPJ et YPG à Raqqa, la région d’Afrin a été attaquée et envahie par l’armée turque et ses milices djihadistes. Aujourd’hui, le Rojava est a nouveau menacé. Cette soirée sera l’occasion de présenter la campagne, de faire le bilan sur un an d’occupation mais aussi de discuter des menaces qui pèsent actuellement sur la région et le mouvement révolutionnaire kurde.

Lien vers la page de la Campagne « Shendal Celox »

A la Cafétéria collective Kali, 32 rue Saint-Thomas, à Liège, le samedi 2 février à 18 heures.

Combattantes kurdes au Rojava (archive)

Combattantes kurdes au Rojava (archive)

Hier se tenait un rassemblement, en marge du procès de policiers qui avaient arrêté deux journalistes de ZIN TV, confisqué leur matériel et en détruis les images récoltées lors d’une manifestation à Bruxelles contre le TTIP en octobre 2015.

En décembre 2015, ZIN TV et ATTAC Bruxelles se sont joints pour porter plainte contre les policiers et se constituer partie civile. Ce rassemblement, « contre la répression de la liberté d’expression », avait pour but de rappeler qu’il est légal de filmer la police. Le procès en est au stade de la chambre du conseil (l’instance qui renvoie les accusés vers l’un ou l’autre tribunal) et se déroule donc pour l’instant à huis-clos.

Plus d’infos ici

L'affiche du rassemblement

L’affiche du rassemblement