La police espagnole a annoncé vendredi avoir arrêté 41 personnes soupçonnées d’avoir blanchi plus de 200 millions d’euros, utilisés en partie, selon la police, pour financer les FARC. Cette opération, menée par quelque 250 policiers, 27 maisons et établissements opérant des transferts d’argent ont été perquisitionnés. Des opérations policières ont également été menées en Colombie et en Equateur dans le cadre de cette enquête.

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Au total, 60 personnes ont été arrêtées dans toute la Catalogne lors des incidents ayant éclaté durant la journée de grève générale, selon un responsable de la police qui a évoqué la possibilité de nouvelles interpellations dans les prochains jours.

La grève générale a atteint 80 pc en Catalogne, soit 2,1 millions de travailleurs et fonctionnaires. Elle protestait notamment contre la réforme du marché du travail, adoptée récemment par le gouvernement Zapatero.

Plus d’une quarantaine d’arrestations ont eu lieu à Barcelone même lors des violents incidents de jeudi, qui ont causé d’énormes dégâts matériels et au cours desquels la police catalane a fait usage de balles en caoutchouc pour disperser une manifestation anticapitaliste. Près d’une cinquantaine de policiers catalans ont été légèrement blessés lors de ces heurts.

Affrontements lors de la grève générale à Barcelone

Affrontements lors de la grève générale à Barcelone

Piquets devant les usines, files d’attente aux arrêts de bus, kiosques vides faute de journaux : l’Espagne a vécu au ralenti, mercredi, la première grève générale de l’ère Zapatero. La grève était suivie “à plus de 70 %” et par plus de dix millions de salariés dans le pays, voire à 100 % dans des secteurs comme la sidérurgie, l’énergie et les services de propreté. Les centrales CCOO (Confédération syndicale des commissions ouvrières) et UGT avaient accepté de garantir, pour la première fois, des services minimum dans les transports, avec par exemple au moins 20 % des vols internationaux et 25 % des trains de banlieue.

Dans l’ensemble du pays, plus d’une vingtaine de personnes ont été blessées lors des heurts entre policiers et grévistes aux abords d’usines, et la police a procédé à une soixantaine d’arrestations. A Barcelone, des affrontements ont eu lieu entre policiers et militants anticapitalistes.

Barricade pendant la grève à Barcelone

Barricade pendant la grève à Barcelone

Laureano Ortega, un prisonnier des GRAPO originaire de Portugalete (Pays basque), âgé de 50 ans et détenus depuis 18 ans consécutifs mais totalisant 21 années de prison, a subi aujourd’hui un infarctus de myocarde dans la prison de Puerto Santa María I (Cádiz). Il a été transporté d’urgence, dans un état grave mais stable, à l’hôpital de Cadix. La famille ne dispose d’aucune autre information.
Le fait de ce que Laureano soit détenu à 1.100 kilomètres de chez lui complique terriblement sa situation et celle de sa famille.

Laureano, un humain le 7 février 1960, a déjà été arrêté durant différentes occasions pendant les années 80. Passé à la clandestinité et il a été arrêté en décembre 1992, brutalement torturé et emprisonné, toujours dans un régime de dispersion et d’isolement.
La famille doit voyager deux jours pour une visite de 40 minutes derrière un e vitre, et doit subir des fouilles humiliantes.

Laureano Ortega Ortega

Laureano Ortega Ortega

Dans dans le cadre d’une vaste opération de la Garde Civile, neuf membres présumés de la direction nationale de l’organisation de la gauche indépendantiste basque Ekin ont été arrêtées ce matin dans les provinces du Pays-Basque et de Navarre. Cette opération a déjà donné lieu à plus de vingt perquisitions et reste ouverte. EKIN est accusée de liens avec ETA.

Arrestation d'une membre présumée d'Ekin

Arrestation d’une membre présumée d’Ekin

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Militant du PCE(r), Javi Garcia Victoria a été arrêté à Madrid le 26 novembre 2002, dans le cadre d’une opération policières dans laquelle 25 personnes, militants du PCE(r) ou du Secours Rouge International en Espagne ont été arrêtés. Javi a été condamné à 6 ans de prison.

Le 29 septembre 2005, il se confronte aux gardiens qui veulent le forcer à partager une cellule. À la fin de 2005 il est mis en liberté conditionnelle mais, le 13 août 2007, il est ré-arrêté en pleine rue, à Madrid. En février 2009, il est condamnée à six mois de prison supplémentaires pour la bagarre avec les gardiens de prison de 2005. Après avoir été détenu dans de nombreuses prisons espagnoles, Javi sera libérée mardi prochain, 14 septembre de 2010.

Francisco Javier García Victoria

Francisco Javier García Victoria

Dans la vidéo envoyée notamment à la BBC, ETA annonce son souhait d’aboutir à une solution démocratique au conflit. ‘Dans son engagement d’un processus démocratique pour décider librement et démocratiquement de du futur du peuple basque, par l’intermédiaire du dialogue et de négociations, ETA se dit prête à accepter les conditions démocratiques minimales nécessaires pour mettre en route le processus démocratique, si le gouvernement espagnol le souhaite. ETA appelle tous les citoyens basques à continuer leur lutte, chacun dans leur domaine, quel que soit leur degré d’engagement.

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Le Conseil espagnol des Ministres a approuvé aujourd’hui l’extradition au Pérou de Juan Manuel Carranza Laurente, à qui un délit de terrorisme est imputé par son appartenance au PCP-SL. Carranza, qui a la double nationalité péruvienne et espagnole, est actuellement trouve en liberté provisoire en Espagne. On l’acxuse d’avoir été membre du PCP-SL entre 1985 à 1988. Carranza a été exilé en Argentine en 1996, le pays qui lui a accordé le statut social de réfugié politique. En 1998 il s’est établi en Espagne, où il a travaillé d’abord dans la Commission Espagnole d’Aide le Réfugié (CEAR) et depuis deux ans dans la Fédération Régionale d’Association de Voisins de Madrid.

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Des manifestations de soutien au juge Garzon, accusé d’avoir voulu enquêter sur les crimes amnistiés du franquisme, étaient organisées samedi à Jaen, Valence et Las Palmas, aux Canaries. D’autres mobilisations étaient prévues samedi dans une vingtaine de villes en Espagne ainsi qu’à l’étranger, à Paris, Londres, Lisbonne, Buenos Aires et Mexico. La plus importante de ces manifestations devait se tenir à Madrid en fin d’après-midi. Ces rassemblements étaient organisés par ‘un groupe de citoyens qui luttent pour la justice’, se disant étranger à la politique et qui se sont beaucoup servis des réseaux sociaux comme Facebook pour mobiliser.

Ces mobilisations interviennent alors que le juge Garzon a décidé de contre-attaquer, en mettant directement en cause le juge du Tribunal suprême Luciano Varela qui veut le juger pour avoir engagé une enquête sur le franquisme. Le juge Garzon a demandé la récusation du juge Varela pour avoir manifesté son ‘intérêt indirect’ et sa ‘partialité’ dans cette affaire, selon l’acte officiel de demande de récusation. Le juge Garzon est poursuivi par le Tribunal suprême pour avoir voulu, pour la première fois en Espagne, enquêter sur les disparus de la guerre civile et de la répression franquiste sous la dictature (1939-75), en enfreignant, ‘sciemment’ selon l’accusation, une loi d’amnistie générale votée en 1977, deux ans après la mort de Franco.

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Dimanche 21 mars, Juan Carlos Matas Arroyo, un communiste madrilène de 44 ans, militant du Parti Communiste d’Espagne (reconstitué), a été libéré après avoir passé six années de prison pour ‘appartenance à bande armée’. Juan Carlos Matas Arroyo avait été arrêté le 26 novembre 2002 et avait purgé 4 années de prison. Il avait bénéficié d’une libération conditionnelle en 2006 mais avait été ré-arrêté pour appartenance au PCE(r) en août 2007.

Juan Carlos Matas Arroyo

Juan Carlos Matas Arroyo