Mardi 18 juin, après plus de 10 ans de procédures, le bureau du procureur de Séville a retiré les accusations contre les 35 membres de l’Union andalouse des travailleurs (SAT) à l’encontre de qui avait été requis pour chacun 23 mois de prison et une amende, pour l’ensemble, de 107 000 euros.

En 2008, à la suite du licenciement de deux équipes de travailleurs, des membres du SAT avaient lancée une grève et occupée la ferme La Jarilla pendant 3 jours. Plus de 200 policiers mettront fin à cette occupation. L’affaire débutera suite aux dégâts constatés après l’occupation. Ne pouvant établir qui avait causé les dégâts, le ministère public a finalement mis fin à la procédure pour l’ensemble des accusés.

Osca Reina, porte-parole du SAT, et Diego Canamero, un des co-accusés de l'affaire La Jarilla

Osca Reina, porte-parole du SAT, et Diego Canamero, un des co-accusés de l’affaire La Jarilla

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Ce samedi, la Garde civile a arrêté à Vigo et à Oxén (Ourense) quatre militants et militante de la gauche indépendantiste galicienne. Antón García Matos et Asunción Losada Camba ont été arrêtés en vertu de réquisitions distinctes des tribunaux d’instruction n ° 4 et 6 de la Cour nationale espagnole pour crimes “d’appartenance à une organisation terroriste” (l’organisation clandestine Resistencia Galega, “Résistance galicienne”) en ce qui concerne le degré de possession, de possession et de transport d’explosifs et la falsification de documents. Les deux autres personnes arrêtées sont Miguel García Nogales et Joam M.S. Le mouvement indépendantiste a appelé aujourd’hui à des rassemblements de protestation à Vigo, Santiago, Ourense, Ferrol, La Corogne, Pontevedra, Burela et Lugo.

Resistencia Galega est apparue en 2005 avec plusieurs attaques à l’explosif contre des intérêts espagnols, touchée par une première vague de 13 arrestations la même année, elle a maintenu une activité militaire (voir par exemple cet article). Antón García Matos et Asunción Losada Camba étaient recherchés depuis 2006.

Une action de  Resistencia Galega (archive)

Une action de Resistencia Galega (archive)

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Lundi 10 juin, les Mossos (la police catalane) ont arrêté un jeune homme qui recherchaient depuis plus de deux mois parce qu’il ne s’était pas présenté devant le tribunal d’instruction n °4 de Gérone lorsqu’il l’avait cité pour les manifestations de l’anniversaire du 1-O, le réferendum d’indépendance. Il a été arrêté alors qu’il collait des autocollants sur l’Audiencia de Girona (un tribunal de la ville).

Il est accusé d’attaque contre un agent de l’autorité, de troubles de l’ordre public et de dégradation. Il est le dernier de tous les accusés qui ont dû passer devant les tribunaux dans le cadre de l’occupation des voies du TGV (voir notre article). Une cinquantaine de personnes étaient rassemblées ce lundi après-midi devant le commissariat de police d’Esquadra, dans le quartier de Vista Alegre de Girona, pour soutenir le militant prisonnier.

Rassemblement de soutien au prisonnier du 1-0

Rassemblement de soutien au prisonnier du 1-0

Marina Bernadó était une des deux dernières prisonnières politiques catalanes incarcérées pour avoir prit part à la lute d’ETA. Clandestine en France entre 2001 et 2006 , puis incarcérée jusqu’à la fin de la semaine dernière à la prison des femmes de Rennes , elle a été extradée vers l’Espagne qui vient de la relâcher sans peine supplémentaire. Il ne reste qu’une prisonnière catalane détenue pour avoir participé à l’action d’ETA, Dolores “Lola” López Resina, toujours détenue à la prison de Brieva (Àvila).

La libération de Marina Bernadó

La libération de Marina Bernadó


Le comité d'accueil à Barcelone

Le comité d’accueil à Barcelone

Jeudi, neuf étudiants catalans doivent comparaitre à Barcelone. Ils risquent une peine maximale de quatre ans d’emprisonnement et une amende pour avoir manifestés, il y a deux ans, pour la baisse des droits d’inscription à l’université. Le 11 mai 2017 à Barcelone, les Mossos (la police catalane) avaient arrêtés onze étudiants suite à un sit-in Via Laietana, devant le siège des universités et de la recherche. Les frais d’inscriptions avaient été augmentés de 66% en 2011 par une coalition de droite et n’avait jamais été revus à la baisse pas les coalitions suivantes, ne répondant que par la répression aux mobilisation exigeant un enseignement accessible à tous.

Le gouvernement catalan, la Generalitat avait montré sa volonté d’écraser rapidement le mouvement de protestation en ordonnant aux Mossos d’arrêter préventivement et arbitrairement trois étudiants le lundi 8 mai au matin, à peine trois jours avant la grève convoquée. Neuf personnes seront jugées jeudi mais d’est un total de 21 étudiants qui sont poursuivis pour différentes mobilisations contre l’augmentation des droits de scolarité.

étudiants poursuivis en Catalogne

étudiants poursuivis en Catalogne

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Des incidents ont eu lie à Barcelone devant le siège de la société de livraison à domicile Glovo. Une centaine des travailleurs, livreurs cyclistes et motocyclistes, se sont rassemblés dimanche après-midi devant la porte de l’entreprise pour protester contre le décès d’un collègue, renversé par un camion poubelle la nuit précédente. Les travailleurs ont dénoncé la précarisation à laquelle l’entreprise les soumet. Pour maximaliser ses profits, l’entreprise engage de nombreux travailleurs sont étrangers et ne connaissent pas la ville ou la langue, mais pour qui s’est une rare possibilité de trouver un emploi puisqu’il leur suffit d’avoir un vélo et de s’inscrire pour 50 euros. Les manifestants ont barricadé la rue avec leurs bicyclettes et ont brûlé les sacs à dos jaunes avec lesquels ils distribuent les colis.

Rassemblement devant le siège de Glovo

Rassemblement devant le siège de Glovo

Gorka Lupiañez, membre de l’ETA, a été arrêté par la Garde civile à Berriz, province de Vizcaya, au Pays basque, en décembre 2007. Il sera détenu 5 jours au secret dans un commissariat de Madrid. Lupiañez dénoncera les actes torture, de sévices et de viol subit lors de sa détention au secret. En 2007, il porte plainte, mais l’affaire sera classée en 2009. Il fera appel et une enquête sera lancée, mais finalement suspendue en 2011. Après la Cour constitutionnelle espagnole, Gorka Lupiañez, fera appel à la Cour européenne des droits de l’homme qui n’examinera pas l’affaire. Finalement, ce lundi 20 mai, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a déclaré que Gorka Lupiáñez avait bien été torturé lors de sa détention au secret en 2007.

Le Comité demande que les autorités compétentes procèdent à une enquête sur les allégations de torture et attend que l’exécutif espagnol l’informe dans les 180 jours des mesures qu’il prendra en réponse à son avis, conformément au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’Espagne en 1985. Depuis 2010, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’Espagne pour les actes de torture commis sur dix prisonniers basques: Mikel San Argimiro (2010), Aritz Beristain (2011), Martxelo Otamendi (2012), Oihan Ataun (2014), Beatriz Etxeberria (2014), Patxi Arratibel (2015). , Xabier Beortegi (2016), Igor Portu (2018) et Mattin Sarasola (2018).

Gorka Lupiañez

Gorka Lupiañez

Lundi 13 mai, la police espagnole a lancé une opération “antiterroriste” contre des anarchistes à Tetuán (Madrid). L’Espace Anarchiste ‘La Emboscada’ et une autre maison squattée ont été perquisitionnés par des agents de la “brigada de información” et des policiers anti-émeute. L’opération s’est soldée par l’arrestation de deux personnes. Des rassemblements de solidarités seront prévus. Les détail seront communiqués ici.

Manifestation à Barcelone de soutien aux prisonniers de Pandora, une opération antiterroriste lancée en 2014

Manifestation à Barcelone de soutien aux prisonniers de Pandora, une opération antiterroriste lancée en 2014

Le prisonnier historique du PCE(r), José Francisco (Paco) Cela Seoane, a quitté la prison de Picassent Valencia jeudi après avoir purgé au total 32 ans de prison. Né dans une famille de travailleurs dans une localité voisine de La Corogne (Galice), il a commencé à militer dans les cercles anarchistes et a été emprisonné une première fois dans ce cadre. Après sa sortie de prison, il est entré dans le Parti communiste d’Espagne (reconstitué), le PCE(r) clandestin.

Il est arrêté une seconde fois en 1983 dans le cadre d’une action du GRAPO contre le bâtiment du Trésor public dans sa ville natale. Il a purgé une peine de 22 ans de prison et participé à la plus longue grève de la faim dans l’histoire des prisonniers politiques en Espagne contre la dispersion, l’isolement et les passages à tabac, d’une durée de 435 jours. En juin 2007, il est arrêté une troisième fois à Barcelone avec cinq autre membres du PCE (r) et condamné à 14 ans d’emprisonnement. Paco, 55 ans, est le frère de Jesús (Suso) Cela Seoane, un autre militant historique du PCE(r) qui a purgé 23 ans de détention., et de Carlos, a lui aussi fait de la prison pour sa militance communiste clandestine.

Plusieurs activités d’accueil et d’hommage ont été prévus pour cette libération, dont un concert à Castellón ce dimanche à l’affiche duquel il y avait Pablo Hasél, le rappeur venu jeudi à Bruxelles (voir notre article). Mais Pablo Hasel a été arrêté par la Garde civile ce dimanche à alors qu’il se rendait à la soirée d’accueil de Celao Seoane. Il est détenu à un poste de police de la municipalité de Castellón.

Voir notre dossier sur les prisonniers du PCE(r) et des GRAPO

L'affiche de la soirée d'accueil

L’affiche de la soirée d’accueil

En 2015, Fran Molero, membre du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT), était condamné à 5 ans de prison et 16 000 € d’amende pour sa participation à la manifestation de 2013 “Rodea el Congreso” (voir notre article). Il sera le seul condamné pour cette manifestation. Malgré les différents recours pour dénoncer les irrégularités dans la procédure – les témoignages des policiers étant les seuls ayant été reçus lors du procès – sa condamnation a été confirmé en 2018 et Fran Molero purge actuellement sa peine dans la prison Malaga 2 à Archidona.

L’Assemblée de la Nation andalouse Malaga-Axarquia dénonce la dégradation de l’état de santé de Fran Molero et lance un appel pour relancer la solidarité autour de son cas en lui écrivant directement à la prison d’Archidona ou en adressant des courriers à la direction de la prison demandant que son état de santé soit dûment pris en charge ainsi qu’en participant aux activités de solidarité pour lui. Pour lui écrire : Francisco Molero Ojeda ; Centro Penitenciario Málaga II – Módulo 4 ; Carretera Archidona – Villanueva del Trabuco, Km. 6 ; CP. 29300, Archidona – Málaga

Fran Molero

Fran Molero