La police a déposé ce mercredi une demande de mandats d’arrêt contre neuf dirigeants syndicalistes de Korea Railroad Corp. (KORAIL), dont le chef du syndicat Kim Myung-hwan. Ils sont accusés d’avoir été à la tête du mouvement de grève qui a duré trois semaines, le plus long dans l’histoire de l’entreprise. Les syndicalistes en question se sont rendus volontairement à la police mardi après s’être réfugiés dans différents endroits pendant un mois, ignorant les appels de la police. Ils discutaient de diverses questions en suspens, telles que les mesures disciplinaires prises par la direction à l’encontre des syndiqués ayant participé à la grève, selon le syndicat de KORAIL.

Des milliers de syndicalistes font face à des mesures disciplinaires suite à leur participation à la grève. Malgré la création d’un sous-comité parlementaire destiné à empêcher la privatisation du secteur ferroviaire ayant mis fin à la grève, la police et les procureurs se sont engagés à poursuivre les chefs de file du mouvement gréviste.

Un détachement mixte police/armée était censé arrêter jeudi un villageois à San Pedro Kipuyag (Agusan del Sur) mais avait n’avait pu trouver la personne. Sur ​​leur chemin de retour, il est tombé dans une embuscade maoïste. Le combat a duré 45 minutes et a fait neuf blessés parmi les forces gouvernementales: sept militaires, un policier, et un milicien de la contre-guérilla.

Les ouvriers affectés à la construction d’une nouvelle usine Samsung dans le nord du pays se sont violemment révoltés hier après qu’un ouvrier ait été agressé par un garde privé chargé de la sécurité du site. Les ouvriers ont lancé des pierres sur les conteneurs où logent les gardes avant de mettre le feu à des mobylettes et de s’en prendre aux infrastructures. La police est rapidement arrivée sur place entrainant de violents affrontements qui ont duré plus de trois heures. Au moins 13 personnes ont été blessées.

Quelques 5000 ouvriers ont manifesté hier dans la Korean Export Processing Zone de la ville portuaire de Chittagong à la suite d’une rumeur annonçant une diminution de leur salaire et de leurs avantages sociaux. Cette zone, propriété du géant coréen de l’industrie du textile et de la chaussure Yougone, est touchée pour la première fois par un mouvement de contestation alors que les ouvriers du textile manifestent depuis des mois à Dacca pour de meilleures conditions de travail et une augmentation de leur salaire minimum. La police a tiré à balles réelles pour disperser les ouvriers après que de violents affrontements se soient déclenchés entre manifestants et policiers. Une femme de vingt ans est décédé à l’hôpital après avoir été touchée par une balle.

Depuis plusieurs semaines, la population de Victoria manifeste contre le forage d’un tunnel sous la ville. Celui-ci devrait permettre de relier deux autoroutes de part et d’autre de la ville. Les habitants dénoncent le manque de concertation de la part des autorités, mais aussi le gouffre financier du projet, alors que le système de transport en commun et les services ferroviaires de la ville sont peu performants. Le mois dernier déjà, de violents affrontements avaient opposé des manifestants qui s’étaient enchaînés aux équipements et les forces de l’ordre. Hier, plus d’une centaines de policiers avaient été déployés, et ils sont une nouvelle fois violemment intervenus.

Répression à Victoria

Répression à Victoria

L’armée de l’air philippine va opérer huit nouveaux hélicoptères AgustaWestland AW109 pour des missions de sécurité intérieure. Cette acquisition fait partie d’une vaste refonte de la flotte d’hélicoptères qui a commencé par l’achat en 2011 de cinq Bell UH-1H « Huey », et de cinq anciens UH-1D allemands en 2013. La flotte d’hélicoptère de l’aviation philippine, a souffert d’un taux de perte élevé au cours des dernières années, la majorité de ses appareils étant des « Huey » vétérans de l’armée américaine au Vietnam, et qui ont fait l’objet de nombreuses missions au cours des 40 années de service.

AW 109

AW 109

Les services de renseignement (National Intelligence Service, NIS) étendent leurs ramifications dans tous les milieux, politique, économique et médiatique pour peser sur la politique coréenne.
Le NIS est le premier soutien de la présidente conservatrice Park Geun-hye, élue en décembre 2012. L’entourage de la présidente en dit long: le secrétaire général de la présidence y avait déjà travaillé du temps de la dictature (1961-1979) de Park Chung-hee, père de l’actuelle dirigeante, et il dirigeait la lutte contre le communisme au sein de la KCIA, ancêtre du NIS. De 1980 à 1982, il était chargé de la sécurité publique au parquet de Séoul. L’actuel patron du NIS, Nam Jae-joon, n’est autre que l’ancien chef d’état-major des armées.

A l’approche de la présidentielle, des milliers de tweets auraient été postés par les agents du NIS pour discréditer son adversaire Moon Jae-in. Mal vu par la Présidence pour son zèle à enquêter sur le scandale de l’élection, le procureur général Chae Dong-wook a été la cible de révélations sur sa vie privée, dont on soupçonne la NIS, qui l’ont contraint à la démission. Un parti d’extrême gauche, le Parti progressiste unifié (PPU) est menacé de dissolution car un de ses élus est accusé d’un projet de rébellion au profit de la Corée du Nord, sur base d’un dossier trafiqué par les enquêteurs du NIS. Enfin, bien qu’innocenté en première instance, les animateurs d’un podcast populaire, risquent, en appel, la prison pour diffamation envers le frère de la présidente.

Le siège du NIS

Le siège du NIS

Il y a plusieurs années, la compagnie Shukaku Inc. s’est vue attribuer une concession sur le lac Boeung Kak, et y a lancé un vaste projet de développer immobilier. Des milliers de familles autochtones ont été expulsées de la zone. Depuis lors, le mouvement du droit à la terre ne cesse de prendre de l’ampleur. Et ces dernières semaines, il se couple au mouvement des ouvriers du textile qui se battent pour obtenir une augmentation de leur salaire minimum. La répression du gouvernement s’étend dès lors à tout mouvement de contestation. La semaine dernière, 23 personnes impliquées dans le conflit foncier ont été arrêtées. Ce matin, cinq militantes qui se préparaient à manifester pour réclamer la libération des militants incarcérés se sont fait embarquer dans une camionnette. Elles accusaient également les autorités de refuser de révéler l’endroit où ils sont détenus. Selon des témoins, elles ont été poussées dans le véhicule par des policiers en civil.

Cela fait plusieurs semaines que les ouvriers du textiles descendent dans la rue à Phnom Penh et à travers le pays. Ils exigent le passage à un salaire minimum de 160 dollars mensuel alors qu’il est actuellement fixé à 80 dollars. Le gouvernement a promis de le porter à 95 dollars en avril prochain, ce qui est jugé largement insuffisant et a donc entrainé ce vaste mouvement de contestation. Alors que cela fait des mois que la mobilisation perdure, comme en novembre dernier, les forces de l’ordre ont ouvert le feu sur la foule. Les tirs ont eu lieu alors que des milliers d’ouvriers bloquaient une route devant leurs usines. Trois personnes sont mortes et deux autres ont été blessées. Le porte-parole de la police militaire a déclaré: ‘Nous étions inquiets pour la sécurité, alors nous devions réprimer’. Les manifestants faisaient face à la police armée avec des bâtons, des pierres et des cocktails Molotov.

Manifestant tué au Cambodge

Manifestant tué au Cambodge

L’armée cambodgienne a dispersé ce jeudi une manifestation d’ouvriers du textile réclamant un doublement des salaires dans le cadre d’une grève nationale. une centaine de soldats en tenue anti-émeute et armés de fusils d’assaut a utilisé la force pour dégager des centaines de travailleurs de l’usine qui protestaient devant leur usine à 20 km à l’ouest de la capitale, Phnom Penh. Les soldats ont battus les ouvriers et utilisé des matraques électriques. Au moins 10 manifestants ont été arrêtés, le nombre des blessés est inconnu.

l'armée cambodgienne contre les grévistes du textile

l’armée cambodgienne contre les grévistes du textile