Les États-Unis ont annoncé jeudi désigner quatre mouvements antifascistes et/ou anarchistes en Allemagne, Italie et en Grèce comme étant des “organisations terroristes”, dans le cadre de l’offensive menée par le président Donald Trump contre la mouvance antifa. Cela vise “Antifa Ost” en Allemagne, la FAI/FRI italienne et deux groupes révolutionnaires de Grèce : la Justice Prolétarienne Armée et Autodéfense de classe révolutionnaire. Ces forces seront considérées comme “organisations terroristes étrangères, à compter du 20 novembre”, selon un communiqué du secrétaire d’État américain Marco Rubio. Selon Washington, ces groupes adhèrent “à des idéologies anarchistes ou marxistes révolutionnaires, notamment l’anti-américanisme, l’anticapitalisme et l’antichrétienté, qu’ils utilisent pour inciter et justifier des agressions violentes aux États-Unis et à l’étranger”. La désignation comme “organisation terroriste étrangère” rend les membres du groupe inéligibles à entrer aux États-Unis, gèle tous les actifs qu’ils pourraient y détenir et interdit de leur fournir un soutien matériel.

Mercredi 12 novembre, un rassemblement était organisé place du Châtelet à Paris pour soutenir l’antifasciste Zaid qui s’est récemment réfugié en France (voir notre article). Au même moment se tenait une audience devant la Cour d’Appel de Paris concernant la demande d’extradition des autorités hongroises contre ce militant accusé d’avoir participé à une mobilisation antifasciste en janvier 2023 à Budapest. Le parquet a déclaré ne pas avoir eu le temps d’étudier les documents fournis par les avocats de Zaid, ni préparé ses arguments. Le dossier a donc été renvoyé au 14 janvier prochain.

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Mardi 11 juin 2024, quatorze fascistes armés de ceinturons ont tenté de bloquer une manifestation de plusieurs centaines de personnes, dans la Grande Rue à Nancy. Postés sous le regard des forces de police à proximité, malgré leurs équipements apparents, ils ont porté des coups qui ont blessé plusieurs manifestants avant de se replier derrière le cordon de police. Ces faits ont été largement médiatisés. À la suite de cet événement, trois antifascistes ont été mis en garde-à-vue et poursuivis. On les accuse de s’être opposés à plusieurs militants d’extrême droite. Une première audience de ce procès avait été convoquée le 13 décembre dernier puis reportée pour des questions administratives. Près d’un an après, ils repassent devant la justice le 17 novembre prochain. À cette occasion, un rassemblement de soutien est organisé à 8h00, devant la Cité judiciaire, rue du Général Fabvier à Nancy.

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Le 15 octobre, le bureau du procureur général des États-Unis a inculpé Daniel Sanchez, un artiste de Dallas, pour avoir transporté « une boîte contenant de nombreux documents Antifa ». Bien qu’il était à distance d’une manifestation, il a été arrêté deux jours plus tard. Les autorités lui reprochent uniquement d’avoir déplacé une boîte contenant des documents et tracts politiques — en réalité, de simples fanzines et brochures. La situation est particulièrement grave pour Daniel Sanchez, titulaire d’une carte verte, dont le statut de résident permanent légal le rend vulnérable à des poursuites fédérales et à une possible expulsion. Le gouvernement a d’ailleurs exploité cette position : l’agence ICE a publié sur ses réseaux sociaux son statut migratoire, sa photo et ses informations personnelles. Les publications de l’ICE confirment que l’objet de l’inculpation n’est qu’une boîte de documents politiques, criminalisée pour son contenu. Sous l’administration Trump, ce type de procédure laisse entendre que la simple possession d’écrits politiques pourrait exposer à des poursuites fédérales et à l’expulsion.

Le 5 octobre 2024, un rassemblement a eu lieu à l’appel de l’AG Antifa Paname pour protester contre la séance de dédicace organisée par les éditions Magnus, maison d’édition associée aux influenceurs d’extrême droite Papacito, Stern et Moutot. À la suite de plusieurs interpellations, deux personnes ont été poursuivies pour refus de signalétique, participation à un groupement, attroupement et violences. Relaxée en première instance, l’une d’entre elles subit l’acharnement de la justice. En effet, la décision du tribunal est sous le coup d’une procédure en appel lancée par le parquet. Le procès aura lieu ce vendredi 14 novembre à la Cour d’appel de Paris où ses soutiens appellent à se rassembler dès 13H30 (10 Boulevard du Palais, 75001 Paris, Métro Cité).

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Dans la nuit du 6 novembre, une attaque a visé le domicile et le véhicule de Jürgen Illing, consul honoraire de Hongrie à Francfort-sur-le-Main. Selon un communiqué diffusé en ligne, cette action a été organisée en solidarité avec Maja, antifasciste extradée vers la Hongrie dans le cadre de l’affaire dite de Budapest (voir notre article). Les activistes déclarent avoir dégradé la façade de la maison, endommagé un véhicule et vidé un extincteur à l’intérieur du SUV.

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Ilya Shakursky a été transféré dans la prison de Penza le 28 octobre dernier. Le 29 octobre, il a été placé à l’isolement pendant sept jours, et le 5 novembre, sa peine a été prolongée de 14 jours supplémentaires. Militant anarchiste et antifasciste, il a été arrêté dans le cadre de l’affaire dite Network Case lancée en Russie en 2017, visant un groupe d’activistes accusés par le FSB d’avoir formé une « organisation terroriste ». Le 10 février 2020, Shakursky était condamné à 16 ans de prison (voir notre article).

Accusée dans le cadre de l’affaire de Budapest, l’antifasciste Emmi a été transférée de la prison de Luckau-Duben à celle de Duisbourg-Dinslaken le 3 novembre 2025. Ce transfert, effectué sans préavis, témoigne du traitement infligé aux personnes accusées dans le cadre de cette affaire par les États allemand et hongrois. Afin de les soutenir, des actions se multiplient comme celles réalisées par les Secours Rouge de Bruxelles (voir ici) et de Toulouse (voir ici).

Sa nouvelle adresse : Emilie Dieckmann · JVA Duisburg-Hamborn · Zweiganstalt Dinslaken · Bismarckstr. 47 · 46535 Dinslaken

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Ce dimanche 2 novembre à Nîmes, deux jeunes femmes ont été placées en garde à vue. Elles sont soupçonnées d’avoir déployé une banderole « Bardella, casse-toi » en face d’un immeuble où le leader d’extrême droite Jordan Bardella recevait des personnes pour une séance dédicaces de son dernier livre. Un rassemblement a été organisé le soir même, devant l’hôtel de police de Nîmes, pour demander leur libération.

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