Aujourd’hui quatre Gilets Jaunes comparaîtront devant le tribunal correctionnel (francophone) de Bruxelles. Trois d’entre elles sont suspectées d’avoir participé aux affrontements lors de la manifestation du 30 novembre (voir notre article). Le quatrième a quant-à-lui été interpellé le 8 décembre dans le cadre d’un deuxième rassemblement (voir notre article). L’un d’entre eux est accusé de rébellion et coups et blessures volontaires infligées à un agent de police. Les autres sont accusés d’avoir jeté des pierres vers la police.
Arrestation lors d’une manifestation des gilets jaunes à Bruxelles (archive)
Pour l’acte VII plus d’un mois et demi après le début du mouvement, les « gilets jaunes » ont moins mobilisé. A Marseille comme à Bordeaux, où des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre. A Paris, où 57 personnes ont été interpellées et 33 placées en garde à vue, plusieurs centaines de « gilets jaunes » sont venus conspuer les «journalistes collabos» à proximité des locaux de BFMTV et de France Télévisions. Des heurts ont aussi éclaté à Rouen, où la porte de la banque de France a été incendiée, et à Nantes, où les premiers tirs de grenades lacrymogènes ont fusé dès le départ du cortège.
A Metz, des manifestants ont jeté des pavés et grilles d’égouts sur les forces de l’ordre et à Lille, où les précédentes manifestations s’étaient déroulées dans le calme, plusieurs personnes ont été blessées. Des incidents ont également eu lieu à Toulouse. Sur les autoroutes, seuls quelques échangeurs ont été fermés et quelques opérations péage gratuit menées. Dans un courrier adressé aux préfets samedi, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a demandé à la «libération complète et définitive» de la centaine de ronds-points encore occupés.
Malgré l’arrêté pris par les autorités belges et françaises interdisant tout rassemblement de plus de cinq personnes à hauteur des postes-frontières en Hainaut, des manifestants français en gilet jaune ont filtré la circulation à la frontière entre la Belgique et la France à Honnelles, en direction de Bavay. En Belgique, des actions ont été menées samedi sur le site commercial des Grands Prés à Mons et à Jemappes. Trois « gilets jaunes » belges ont été arrêté lors d’une action à la frontière avec les Pays-Bas, sur la E25. Et à La Haye, entre 150 et 200 « gilets jaunes » néerlandais ont manifesté et huit personnes ont été interpellées après des échauffourées.
La police va pouvoir recourir à des caméras temporaires dans certains lieux fermés accessibles au public, explique un nouvel arrêté royal datant du 6 décembre et publié au Moniteur le 18. Il s’agit des lieux où sont organisés des événements de nature culturelle, sociale, festive, folklorique, commerciale ou sportive, qui sont considérés comme des grands rassemblements. Seuls les rassemblements représentant un risque particulier pour la sécurité publique seront visés par cette surveillance spécifique.
Ces caméras temporaires s’ajouteront ainsi, le temps d’un événement, aux 300 000 caméras permanentes déjà installées dans les rues, les bâtiments publics et privés ou les galeries commerciales. Elles s’ajouteront également aux bodycams déjà utilisées par les policiers en intervention. Le bourgmestre, en accord avec le gestionnaire du lieu de rassemblement, et le chef de corps sera ainsi habilité à demander le déploiement d’une telle surveillance policière lors d’un rassemblement “à risque”. Chaque événement sera en tout cas examiné au cas par cas.
Outre ces manifestations, l’arrêté royal annonce également que des caméras temporaires pourront désormais être installées dans les palais de justice, dans les cours et tribunaux, pour des procès sensibles.
Une cryptoparty aura lieu jeudi 3 janvier à 18:30 à l’Allée du Kaai (Avenue du port 53, à1000 Bruxelles). Apportez vos ordinateurs portables et smartphones.
La police de Liège en Belgique déclare qu’elle s’équipe d’un nouveau logiciel « d’analyse et d’exploitation des réseaux sociaux de la zone », pour un budget de 26.000 euros et qui serait capable d’analyser le contenu des réseaux sociaux. Ce logiciel serait opérant d’ici quelques semaines. Il permettra aux forces de l’ordre de poursuivre un double objectif : faire du renseignement et mener des enquêtes judiciaires.
Source de renseignement et d’archive, les réseaux sociaux sont aussi un lieu d’organisation sur lequel les autorités cherchent à avoir plus de contrôle, notamment pour prévoir ce qui selon eux relèvent d’un trouble à l’ordre public.
Plus de 150 militants kurdes ont manifesté à Bruxelles à Porte de Namur, à l’appel de l’Union des femmes Kurdes de Belgique et de Navbel, pour dénoncer les conditions d’incarcération de Abdullah Öcalan, leader kurde emprisonné en Turquie.
Ce rassemblement a également été l’occasion de dénoncer la menace d’invasion du Rojava par la Turquie. Suite à l’annonce surprise du projet de retrait des troupes américaines présentes sur le territoire par Donald Trump, le risque d’invasion risque de se faire plus pesant, menaçant toute la population présente sur le territoire. Une délégation de membres et de sympathisants de la campagne Celox Shengal était présent lors de cette manifestation (shengal.xyz).
Alors que deux personnes se disputaient violemment, vers 2h00, place de l’Université, dans le centre de Louvain-la-Neuve, des policiers en civil fêtaient un anniversaire à proximité. Précisant préalablement leur profession, les agents sont intervenus en vue de séparer les belligérants. Là-dessus, des militaires de la caserne d’Heverlee, passablement éméchés, se sont mêlés au conflit. Ils s’en sont violemment pris aux policiers auxquels ils ont asséné de nombreux coups de pied et de poing. Des renforts des autres zones de police de l’arrondissement ont été requis.
Neuf policiers ont été blessés. Trois ont été hospitalisés. Six militaires impliqués dans la bagarre ont été privés de liberté. Le parquet s’oriente vers une citation devant le tribunal correctionnel, dans le cadre d’une procédure accélérée.
Inan Dogan est un militant communiste kurde originaire de Dersim et habitant à Liège, il est réfugié depuis 2010 en Belgique. Il a été arrêté en Allemagne ce 15 décembre en vertu d’un mandat Interpol demandé par la Turquie, alors qu’il se rendait aux mobilisations de solidarité pour Musa Asoglu à Hambourg. La Turquie l’accuse d’appartenir au DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple). Le 18 décembre il a été présenté devant le juge qui a décidé de le garder en détention pour quatre mois, alors que la Turquie doit transmettre son dossier d’accusation dans les 40 jours. Inan Dogan a commencé une grève de la faim dès son arrestation. La section belge du Secours Rouge International et le Front Populaire, Turquie (Halk Cehesi) appellent à la libération de Inan Dogan et appellent toutes les forces progressistes, démocrates et révolutionnaires à se mobiliser pour sa libération !
Inan Dogan is a Kurdish communist militant born in Dersim and living in Liège. He’s a refugee in Belgium since 2010. He was arrested on December 15th following an Interpol arrest warrant released by Turkey. Erdogan’s regime is accusing him of being a member of DHKP-C (Revolutionary People’s Liberation Party/Front). On december 18th, he was presented to a judge who decided to detain him for four months, even if the Turkish State has only 40 days to present a case against him. Inan Dogan went on hunger strike as soon as he was arrested. The belgian section of International Red Help (Secours Rouge) and the People’s Front (Halk Cephesi – Front Populaire, Turquie) demand the immediate release of Inan Dogan and call for a large mobilisation of progressive, democratic and revolutionary forces for his release !
Inan Dogan, réfugié depuis 2010 en Belgique, kurde de Dersim habitant à Liège a été arrêté ce 15 décembre alors qu’il se rendait aux mobilisations de solidarité pour Musa Asoglu à Hambourg. Il a été arrêté en vertu d’un mandat Interpol demandé par la Turquie, cette dernière l’accuse d’appartenir au DHKP-C. Hier, il a été présenté devant le juge qui a décidé de le garder en détention le temps de recevoir le dossier d’accusation turc. Inan Dogan a commencé une grève de la faim dès son arrestation.
Une fête de la victoire a eu lieu ce 15 décembre, à l’occasion de la victoire des « 4 du Secours Rouge », plus de 10 ans après les arrestations du 5 juin 2008 qui avaient visé notre collectif. La fête a eu lieu à la Brasserie Verschueren, l’un des lieux visés par les perquisitions, et a réunis des centaines de personnes dont des invités venus de France, Suisse et Hollande. La soirée a commencé vers 19h, avec un verre de la solidarité, suivi d’un discours des 4 inculpés, d’un concert de Daniel Hélin et enfin d’un feu d’artifice. Nous profitons de l’occasion de cette brève pour remercier une nouvelle fois les centaines de personnes qui ont agit en solidarité lors des 10 années de cette affaire. La solidarité est notre arme !