Le centre-ville de Rio de Janeiro était plongé dans le chaos vendredi, lors d’affrontements entre police et manifestants qui ont répondu à l’appel à la grève générale au Brésil contre les mesures d’austérité du président conservateur Michel Temer. Dès les premières heures de la journée, les transports étaient fortement perturbés dans tout le pays, notamment à Sao Paulo, capitale économique brésilienne. Selon une estimation du syndicat Força Sindical, 40 millions de travailleurs ont adhéré au mouvement. La mobilisation porte notamment contre la réforme des retraites et la flexibilisation du travail

À Rio, environ 2.000 manifestants ont été dispersés par les forces de l’ordre qui lançaient des bombes lacrymogènes pour les éloigner de l’assemblée législative locale. Tous les commerces avaient baissé leur rideau et les vitrines de plusieurs banques ont été brisées à coups de pierre. D’autres manifestations avaient lieu dans la plupart des grandes villes du pays. À Sao Paulo, la police a utilisé du gaz lacrymogène pour les disperser et libérer les voies, alors que métros, bus et trains de banlieue étaient à l’arrêt.

Bus incendié à Rio

Bus incendié à Rio

Les forces de l’ordre ont réprimé avec du gaz lacrymogène l’avancée d’hommes armés d’arcs et de flèches qui tentaient de pénétrer dans le bâtiment en portant de faux cercueils représentant les Indiens de 305 ethnies qui sont mort ces dernières années. La manifestation dénonçait notamment le lobby de l’agro-business tente de détruire les droits des indigènes en transformant le Brésil en grenier du monde et en liquidant sa biodiversité. La manifestation a eu lieu dans le cadre d’une semaine d’activités politiques et culturelles visant à promouvoir les droits des peuples autochtones.

Les affrontements à Brasilia

Les affrontements à Brasilia

Des dizaines de milliers de Brésiliens sont descendus dans la rue, mercredi 15 mars, pour dénoncer la réforme des retraites voulue par le gouvernement du président conservateur Michel Temer. Des manifestations ont eu lieu dans les capitales de pratiquement tous les Etats du Brésil. A Sao Paulo, le poumon économique du pays, la grève des transports a provoqué des embouteillages monstres. A Rio de Janeiro, où les écoles publiques étaient en grève, des affrontements ont éclaté entre des manifestants et la police antiémeutes. Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour contenir la foule en colère qui, elle, a lancé des pierres et incendié des poubelles.

Les affrontements à Rio

Les affrontements à Rio

Le centre de Rio de Janeiro a été paralysé hier par une manifestation contre le projet gouvernemental de privatiser l’approvisionnement en eau. C’est l’une des nombreuses privatisations prévues par l’État de Rio de Janeiro pour surmonter la crise économique. La manifestation, qui est allé au siège de l’Assemblée législative de l’État où se débattait le projet, a tourné à l’affrontement. Plusieurs personnes ont été blessées et d’autres ont été arrêtées pour vandalisme contre les agences bancaires et mobilier public. La police a utilisé du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc, alors que certains manifestants jetaient des pierres et des cocktails Molotov. Les protestations et les affrontements se propagent pendant plusieurs heures, et les effets des gaz lacrymogènes se sont fait sentir jusque dans l’Assemblée législative.

Les affrontements de Rio

Les affrontements de Rio

Le leader du Mouvement des travailleurs sans-toit (MTST) du Brésil, Guilherme Boulos, a été libéré après avoir été arrêté dans la matinée, suite à une manifestation contre l’expulsion des terrains occupées à São Paulo. Boulos a été arrêté pour désobéissance et incitation à la violence envers la police, lors de l’expulsion de près de 6.000 personnes vivant illégalement dans le quartier de São Matheus depuis un an et demi. Certains habitants ont résisté à l’expulsion, construisant des barricades, mais les forces de sécurité sont intervenues en force avec blindés et gaz lacrymogènes.

L’intervention de la police à São Matheus

L'intervention de la police à São Matheus

Au Brésil, le président de la plus grande université du pays, l’Université de São Paulo (USP) poursuit une vague d’atteintes aux droits du travail dans le cadre de son projet déclaré « d’éliminer le syndicalisme sur le campus ». Les travailleurs et leurs partisans ont déjoué une tentative d’expulsion du syndicat de ses locaux en avril. Maintenant, pendant la période de vacances de décembre, la présidence a obtenu une ordonnance judiciaire pour expulser le syndicat de ses bureaux, police et militaires pouvant prêter main forte si nécessaire. La direction a également congédié les dirigeants syndicaux et mené de nombreuses procédures abusives contre les dirigeants et les militants du SINTUSP.

Travailleurs en lutte de l’USP

Travailleurs en lutte de l'USP

La police militaire a utilisé hier des gaz lacrymogènes, des bombes paralysantes, des aérosols de poivre et des charges de cavalerie pour réprimer des milliers de manifestants s’opposant au dur ajustement budgétaire adopté aujourd’hui par le Sénat brésilien. Au moins deux policiers et un manifestant ont été blessés alors que les deux camps s’affrontaient sur l’Esplanade des ministères.

Les manifestants s’opposaient à la proposition de modification constitutionnelle (PEC 55) par laquelle les dépenses publiques seront gelées pendant 20 ans. Des protestations ont eu lieu dans tout le Brésil. À Rio Grande do Sul, où les routes ont été bloquées et barricadées avec des pneus, la police militaire a également utilisé des bombes sonores pour disperser les manifestants. A Goiás, la police a arrêté tous les autobus publics transportant des étudiants, des enseignants et des syndicalistes qui tentaient de se joindre aux manifestations de Brasilia. Le Sénat fédéral a finalement voté au deuxième tour et à une large majorité (53 voix pour et 16 contre) la PEC 55 rejeté par 60% de la population.

Les affrontements d’hier à Brasilia

Les affrontements d'hier à Brasilia

Plus de 10.000 manifestants se sont rassemblés devant le Parlement brésilien pour protester contre une mesure prévoyant de geler les dépenses publiques du Brésil pour les 20 prochaines années. Des affrontements ont ensuite rapidement commencé à opposer à la police des manifestants aux visages souvent masqués. Ces manifestants ont enflammé des barricades et incendié quelques véhicules garés à proximité des bâtiments parlementaires. La police anti-émeutes a effectué des tirs nourris de gaz lacrymogène et de bombes assourdissantes pour tenter de les disperser. A la nuit tombée, la situation restait confuse.

La Proposition d’amendement à la Constitution (PEC) 55 d’affecter gravement des systèmes de santé et d’éducation publique déjà très précaires en plafonnant, hors inflation, les dépenses publiques de l’Etat à leur niveau actuel pour les 20 prochaines années. Cette mesure phare du programme de redressement économique du gouvernement Temer a déjà été approuvée en première lecture par les députés courant octobre.

Brésil: Affrontements à la manifestation anti-austérité

De violents affrontements ont opposé des manifestants à la police militaire, appuyés par les unités fédérales, ont été enregistrés hier mercredi à Rio de Janeiro. Les incidents ont commencé lorsque les manifestants (enseignants, médecins et membres de la fonction publique) ont tenté d’envahir l’Assemblée législative où le plan d’austérité (dit “d’ajustement”) était été mis en voix. Les forces de sécurité ont tiré des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et de l’eau contre les employés publics qui rejettent la réduction de salaire et la réformes du système de retraite.

Les manifestants avancent vers l’Assemblée à Rio

Les manifestants avancent vers l'Assemblée à Rio

La police militaire brésilienne a dispersé hier lundi à Río de Janeiro une manifestation contre la proposition d’amendement 241 à la Constitution, amendement plafonnant les dépenses publiques. L’amendement toucherait directement les secteurs de la santé et de l’éducation. La manifestation devait déboucher en face des bâtiments de Petrobras et de la Banque du développement économique et social (BNDES). Les affrontements ont commencé vers 19H30, les manifestants ont lancés des pétards et du mobilier de terrasse sur les policiers qui utilisaient des gaz lacrymogènes.

Les affrontements à Rio

Les affrontements à Rio