L’Arkansas prévoit d’interdire l’envoi de livres, magazines et journaux papier aux détenus. Cette mesure, présentée comme un moyen de lutter contre l’introduction de drogues en prison, serait la plus stricte du pays. Justifiée par la détection de stupéfiants dans des envois imprimés, cette décision est vivement contestée car elle est perçue comme une atteinte aux droits fondamentaux des prisonniers. Si les détenus conservent l’accès aux bibliothèques internes et à des tablettes numériques (souvent payantes), ces restrictions limitent l’accès à l’information et à l’éducation, notamment pour les plus précaires.

Selon une enquête du journal Le Soir, la FN America, filiale à 100 % de la FN Herstal, aurait fourni depuis 2009 des armes « à létalité réduite » FN 303 à des agences états-uniennes chargées du contrôle migratoire, notamment la Customs and Border Protection (CBP), pour un montant cumulé de plusieurs millions de dollars. Un contrat d’un million de dollars aurait notamment été signé en septembre 2025 avec la CBP, impliquée dans les expulsions de migrant·es sous l’administration Trump. La FN Herstal dément toutefois toute vente d’armes ou de lanceurs FN 303 à l’ICE, affirmant que les seuls contrats concernent des projectiles inertes ou de peinture, tout en reconnaissant des accords récents avec la police aux frontières et d’autres agences relevant du département états-unien de la Sécurité intérieure.

Au Texas, des dossiers médicaux récemment obtenus révèlent que Xinachtli, prisonnier politique chicano âgé de 73 ans (voir notre article), souffre de multiples pathologies graves tout en étant victime de négligences médicales après plus de 20 ans d’isolement. Selon ses soutiens et des médecins indépendants, des informations essentielles sur son état lui ont été dissimulées, et il a été transféré à plusieurs reprises dans des établissements incapables de répondre à ses besoins, parfois dans des conditions assimilées à de la torture. Des organisations de défense des droits humains et des prisonniers exigent son retrait immédiat de l’isolement, des soins complets et sa libération sous supervision médicale, estimant que sa détention actuelle met directement sa vie en danger.

À New York, un homme a été arrêté après s’être fait passer pour un agent du FBI afin d’obtenir la libération de Luigi Mangione, 27 ans, accusé du meurtre du patron d’UnitedHealthcare, Brian Thompson, en décembre 2024. Il s’est présenté dans un centre de détention de Brooklyn avec de faux documents prétendument signés par un juge et a été interpellé avec des objets suspects dans son sac. Mangione, qui a plaidé non coupable, doit être jugé dans des procédures fédérale et étatique, cette dernière pouvant lui valoir la prison à perpétuité. L’affaire a pris une dimension symbolique pour certains opposants aux compagnies d’assurance santé, accusées de privilégier les profits au détriment des soins.

Le 8 février 2026, un mouvement de grève du travail est lancé dans les prisons de l’Alabama, sous l’impulsion du Free Alabama Movement et de figures comme le prisonnier anarchiste Michael Kimble (voir photo), pour protester contre leur exploitation et exiger l’abolition du système carcéral, des peines de perpétuité réelle et de la peine de mort. Les détenus du centre correctionnel de Ventress dénoncent notamment des mesures de rétorsion consistant à réduire drastiquement les portions alimentaires et l’accès aux achats de nourriture en réponse à leur action. Face à cette situation, un appel à la solidarité internationale est lancé afin de soutenir la lutte par diverses actions directes et de sensibilisation.

Après la répression de janvier 2026, qui a fait plusieurs milliers de morts sans que le chiffre définitif ne soit établi, de nombreux Iraniens restent sans nouvelles de proches arrêtés ou disparus, dans un contexte de recours massif aux disparitions forcées par les autorités. Cette pratique est utilisée pour terroriser les familles, empêcher le deuil et faire taire toute contestation, avec des risques de détention secrète, de torture, voire d’exécutions et d’enterrements anonymes. Parallèlement, le président états-unien Donald Trump a multiplié les menaces contre Téhéran, évoquant de possibles frappes militaires et un durcissement des sanctions, accentuant les ingérences et pressions occidentales.

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Des agents de la police états-unienne de l’immigration (ICE) doivent être déployés aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina (6-22 février 2026) pour appuyer la sécurité de la délégation états-unienne, en soutien au service diplomatique des États-Unis. Officiellement, l’ICE affirme qu’aucune opération d’immigration ne sera menée sur le sol italien et que toutes les opérations resteront sous autorité italienne. Cette annonce a toutefois déclenché une vive polémique, dans un contexte marqué par des violences récentes impliquant l’ICE aux États-Unis, notamment à Minneapolis (voir notre article).

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Lors d’une interview accordée au New York Post, Donald Trump a affirmé que les forces états-uniennes avaient utilisé une arme expérimentale baptisée « Discombobulator » lors de l’opération militaire du 3 janvier 2026 contre le Venezuela, qui a conduit au kidnapping du président vénézuélien Nicolás Maduro et Cilia Flores. Selon Trump, cette arme aurait permis de neutraliser les systèmes de défense et de désorienter les personnes sur le terrain. L’intervention, qualifiée par Washington de « frappe de grande envergure », s’est déroulée dans la nuit du 2 au 3 janvier à Caracas, provoquant de vives réactions internationales (voir notre article).

Le groupe français Capgemini collabore avec la police fédérale états-unienne ICE pour identifier et localiser des migrants, via des contrats de « skip-tracing » pouvant atteindre 365 millions de dollars. Sa filiale américaine, près de Washington, gère également un standard téléphonique pour les victimes de crimes imputés à des étrangers. Cette coopération illustre le rôle des entreprises privées dans la politique d’immigration agressive de l’administration Trump.

Parallèlement, Gregory Bovino, responsable de la Customs and Border Protection (CBP), est devenu le visage de la militarisation de la lutte contre l’immigration, dirigeant des raids expéditifs et controversés à Minneapolis et dans d’autres villes. Critiqué après la mort de l’infirmier Alex Pretti, il a été décidé qu’il parte de la ville suite à la mobilisation croissante.

Les études sur le complexe industriel de la déportation mettent en lumière le fait que les actions de l’ICE (U.S. Immigration and Customs Enforcement) ne sont pas isolées, mais soutenues par un vaste réseau d’intérêts privés et financiers alimentés par l’argent public. Selon le document diffusé par le Department of Class Solidarity, des géants de la technologie comme Amazon (AWS) et Palantir fourniraient l’infrastructure numérique nécessaire au stockage des données et à la surveillance. Le système s’appuie également sur le soutien financier d’institutions bancaires telles que Bank of America, qui finance des entreprises de prisons privées comme CoreCivic. Enfin, l’infographie souligne l’influence de figures de la Silicon Valley et de l’industrie, notamment Elon Musk, Jeff Bezos et Peter Thiel, dont les contributions financières ou les outils technologiques joueraient un rôle clé dans le maintien et l’expansion de cet appareil de détention et d’expulsion.