A l’occasion de la Fête nationale française du 14 juillet, des rassemblements pour exiger la libération de Georges Abdallah étaient organisés à Tunis et Beyrouth devant les ambassades de France.
Plusieurs dizaines de personnes étaient présentes à chaque initiative pour dénoncer le rôle de la France dans le maintien en détention de l’un des plus vieux prisonniers politiques d’Europe. Par ailleurs, la solidarité avec Ahmad Sa’adat (secrétaire général du FPLP emprisonné) était également affichée.
Rassemblement à Beyrouth pour Georges Abdallah le 14 juillet 2018Rassemblement à Tunis pour Georges Abdallah le 14 juillet 2018
Ghassan Kanafani était un écrivain, membre du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP). Recruté par George Habache en 1953, il avait rejoint le MNA qui devint FPLP en 1967. Kanafani est porte-parole du FPLP dès ce moment, il en rédige le programme politique, marxiste-léniniste, en 1969. Il y a 46 ans, le 8 juillet 1972, Kanafani est assassiné avec sa nièce par une bombe du Mossad placée dans sa voiture.
L'effigie de Ghassan Kanafani brandie pendant les manifestations à Gaza.
Aujourd’hui, le tribunal militaire israélien d’Ofer vient de prolonger de 4 mois l’emprisonnement de la féministe et parlementaire palestinienne du FPLP Khalida Jarrar. Elle est sous le régime de la détention administrative, sans charge ni procès, depuis le 2 juillet 2017.
Plus de 250 organisations se sont unies pour demander la libération immédiate de Khalida Jarrar, féministe palestinienne et parlementaire de gauche emprisonnée, parmi lesquelles le Secours Rouge de Belgique et le Secours Rouge International.
Khalida Jarrar est sous le régime de la détention administrative depuis le 2 juillet 2017. Le 14 juin 2018, elle a été informée que sa détention serait prolongée de quatre mois supplémentaires, une peine qui devrait être confirmée par un tribunal militaire israélien le 2 juillet 2018.
Des journées d’actions sont organisées du 30 juin au 2 juillet 2018 notamment à New-York.
L’appel en français ici et en anglais ici.
Des centaines de manifestants ont marché de la Place des Fêtes à République ce samedi 23 juin à Paris. Une bonne trentaine de militants et sympathisants du Secours Rouge International, (venus de Bruxelles, Genève, Milan, Lille, du Secours Rouge Arabe et de la Plateforme Voix des Prisonniers) ont fait le trajet comme chaque année.
L’ordre de détention administrative contre la dirigeante palestinienne du FPLP, parlementaire et féministe Khalida Jarrar a été renouvelé jeudi passé. Cette décision vient deux semaines avant qu’elle soit libérée après un an d’emprisonnement sans inculpation ni procès. Elle a été arrêtée par les forces d’occupation israélienne qui ont envahi le domicile familial à El-Bireh le 2 juillet 2017 (voir notre article), seulement un an après avoir été libérée d’un précédent emprisonnement politique.
Mercredi 6 juin, Nidal Naeem Abu Aker, membre dirigeant du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) est sorti des prisons de l’état israelien. Il avait été plusieurs fois arrêté et détenu par l’occupant avant d’être placé une nouvelle fois en détention administrative en juin 2014 (voir notre article). Cette détention a ensuite été renouvelée tous les 4 mois jusqu’au 6 juin 2018. Dès sa sortie de prison, il est parti rejoindre ses camarades et sa famille dans le camp de réfugiés de Dheisheh.
Israel/Palestine : Libération d’un dirigeant du FPLP
Plusieurs organisations et collectifs appellent mercredi 11 avril à Toulouse à un rassemblement de soutien à la libération de toutes et tous les prisonniers palestiniens. Plusieurs prisonniers seront mis en avant, notamment Khalida Jarrar (voir ici), Ahmad Sa’adat et Georges Abdallah (voir ici).
Au programme, diffusion de musique palestinienne, distribution de tracts, atelier d’écriture aux prisonniers, prises de parole etc.
Rassemblement à Toulouse pour les prisonniers palestiniens
A l’occasion d’une conférence de la Mensa Occupata le 1er mars à Naples (voir notre article), Georges Abdallah a fait parvenir cette déclaration :
Cher-e-s camarades,
De vous savoir aujourd’hui réunis autour de cette initiative de solidarité avec la lutte du peuple palestinien, nous apporte, à nous tous, prisonniers communistes et révolutionnaires arabes en Europe, beaucoup de force et d’enthousiasme.
Certainement, et ce ne sont pas des mots de circonstance, vous voir, camarades, quand on est derrière ces abominables murs depuis des décennies, les mots assument une charge et un poids différent.
Tout au long de ces années et à travers de multiples initiatives de solidarité avec la Palestine et ses combattants incarcérés, vous avez participé très efficacement à démontrer entre autre, que c’est toujours au niveau des instances politiques que se décide de la place et du poids du rituel judiciaire quand on parle des protagonistes révolutionnaires incarcérés ; vous avez participé très efficacement à démasquer et à dénoncer l’acharnement judiciaire et tout ce qui ressemble plus à une vengeance d’État.
Encore faut il préciser que cet acharnement judiciaire est ni fortuit, ni gratuit, mais il s’insère dans la dynamique globale de la contre-révolution préventive. Des prisons sionistes à celles du Maroc, des cellules d’isolement en Turquie à celles encore plus sombres en Grèce, aux Philippines et ailleurs en Asie et dans le monde, on constate toujours la même chose : l’acharnement judiciaire est seulement un élément de toute une panoplie à disposition de la contre-révolution permanente et préventive. Bien-entendu cette panoplie de mesures et de lois ne cesse pas de s’alourdir toujours plus au fur et à mesure que le système s’effondre dans sa propre crise.
Plusieurs manifestations ont eu lieu ces derniers jours dans plusieurs villes de France en soutien au peuple palestinien après la récente décision américaine d’avaliser l’annexion de Jérusalem.
C’est ainsi qu’à Toulouse, à l’appel de nombreuses organisations, 400 personnes ont manifesté dans les rues de Toulouse mardi 12 décembre. Plusieurs pancartes appelées à la libération de Georges Abdallah et plusieurs interventions ont souligné l’exigence de sa libération comme celle de l’avocat franco-palestinien en détention administrative Salah Hamouri, en particulier par le collectif anti-impérialiste Coup Pour Coup 31.
Coup Pour Coup 31 manifestait son soutien au FPLP et à la solution d'une Palestine libre de la mer au Jourdain.