Comme annoncé, les guérilleros maoïstes de la NPA ont libéré deux de leurs prisonniers, un soldat et un policier, à Davao del Norte. Les deux hommes avaient été capturés séparément dans des barrages établis sur les routes de la région par la guérilla. La NPA a l’usage de faire passer les militaires et policiers prisonniers en jugement, certains ayant même été exécutés pour «crimes graves et impardonnables contre la révolution et les masses populaires ». Mais le plus souvent, les prisonniers s’en sortent avec un simple avertissement et sont libérés quelques jours après leur capture.

La police a annoncé avoir arrêté vendredi deux guérilleros haut placés, dont une femme. Tous deux ont été capturés durant une opération de ratissage du Special Operation Group (SOG) et de la District Voluntary Force (DVF) dans une forêt du Chitrakonda, dans le district de Malkangiri (Odisha). Les autorités auraient identifié la femme comme étant Bhagya, alias Satyabati, membre du comité régional frontalier Andhra-Odisha du CPI(m) où elle serait active depuis plus de douze ans. Le second maoïste arrêté serait Undaliam Bangarya, également actif dans la région depuis de nombreuses années. Les deux guérilleros sont accusés d’avoir été impliqués dans la capture du percepteur du district de Malkangiri en 2011 ainsi que dans des attaques contre les forces de sécurité.

En janvier dernier, les forces gouvernementales ont multiplié les opérations de contre-guérilla, faisant de nombreuses victimes dans le camp des FARC. Le 26 janvier, ces derniers ont capturé deux policiers, et cinq jours plus tard, un soldat, considérant ces trois hommes comme des ‘prisonniers de guerre’. Hier, les deux policiers ont été libérés dans une zone rurale du département du Cauca, dans le sud-ouest de la Colombie. Les FARC ont annoncé qu’il remettrait le soldat en liberté dans le courant du week-end.

Hier, les autorités ont multiplié les raids dans les jungles voisines de la ville de Ranchi, capitale du Jharkhand. Elles avaient entre autre été informées de la présence d’un groupe de guérilleros dans la zone. Une des équipes déployées a découvert une cache qu’elle soupçonne de lui appartenir. Elle y a saisi 400 dispositifs de déclenchement, ainsi que de la nourriture et des objets de la vie quotidienne. Aucun maoïste ne se trouvait sur place au moment de la descente. Dès lors, la police a déclenché une vaste chasse à l’homme pour retrouver Rammohan Munda, un guérillero haut placé dont elle pense qu’il faisait partie de la brigade qui se trouvait sur place peu avant son arrivée.

Ayant été informée de mouvements des FARC à proximité du village de San Antonio de Getucha (province de Caqueta, sud du pays), l’armée a déclenché une opération dans la zone. Une intense fusillade a opposé la brigade de guérilleros et les soldats lorsqu’ils se sont retrouvés face à face. Sept soldats au moins ont été tués et cinq autres blessés. Dans un communiqué, l’armée a en outre affirmé qu’il y avait un nombre indéterminé de victimes parmi les guérilleros.

Satyavati, alias Bhagya (35 ans), une dirigeante du comité régional a été arrêté avec une autre personne par la police de l’Etat de l’Odisha à Rollagedda. La dirigeante maoïste est originaire de Gondipalli dans le Veedhimandal, une région qui est depuis longtemps un bastion maoïste.
Un autre maoïste a été arrêté dimanche à Latehar tandis qu’il transportait un IED. Il a été identifié comme Kuldeep Mahato, un guérillero recherché par la police depuis 5 ans.

Dans son combat contre la guérilla, la police du district de Narayanpur (Assam) a mené une opération de cinq jours à l’issue de laquelle les hommes mobilisés issus de la Special Task Force du Narayanpur et du Bijapru ainsi que du commando C-16 du Maharashtra sont, entre autre, parvenus à entrer profondément des les denses forêts de la zone, forêts qui sont sous contrôle maoïste. Samedi, les hommes y ont détruit un campement de formation aux premiers soins. Une des tâches assumées par le CPI(m) est l’enseignement de techniques de soins médicaux de base aux tribaux des régions où il est présent pour palier au manque de médecins. Dans le campement, les soldats ont saisi des armes, des ustensiles de la vie quotidienne, des kits médicaux, de la littérature maoïste et un registre de présence scolaire dans une école dirigée par des guérilleros. L’enseignement est également une tâche à laquelle s’attèle le CPI(m) suite à l’absence de prise en charge par le pouvoir en place.

Les autorités du district de Hazaribag ont annoncé vendredi que deux Small Action Teams (SAT) avaient été constituées pour contenir les activités naxalites dans la région. Ces équipes seront développées selon les mêmes critiques que ceux appliqués aux Grey Hounds de l’Andhra Pradesh pour combattre la ‘menace rouge’ et diminuer la dépendance vis à vis de la CRPF et des autres forces paramilitaires. Les membres des équipes ont été sélectionnés sur base de leurs aptitudes et recevront une formation à la guérilla et des cours de tirs afin d’être capables de mener des opérations de manière autonome. Ils recevront également un entrainement afin de pouvoir être prêts à entrer en opération en quinze minutes. Ces équipes seront exclusivement déployées pour combattre la guérilla maoïste qui disposerait, selon le gouvernement de l’état, de plusieurs campements dans les profondes forêts du district.

Un membre de la guérilla des FARC a provoqué l’explosion d’une voiture piégée qui a tué une personne, mardi, lors d’un contrôle militaire dans le sud-ouest de la Colombie. La victime de l’explosion, non identifiée, pourrait être le guérillero lui-même, qui avait quitté son véhicule à l’approche du barrage, situé près d’El Palo, un hameau du département du Cauca. Lorsqu’il a vu la présence des soldats, le conducteur a abandonné la voiture qui a explosé à l’extérieur d’El Palo. A la suite de cette explosion, des combats ont éclaté dans les environs de Caloto, une municipalité de 30.000 habitants, dont dépend El Palo. Au cours de ces affrontements, un soldat a été tué et deux autres blessés, a indiqué l’armée.