En Iran, le soulèvement se poursuit malgré une répression violente, ayant déjà fait au moins plusieurs centaines de morts, et pouvant atteindre plusieurs milliers selon différents observateurs. Ces chiffres restent nécessairement imprécis et difficiles à vérifier en raison du black-out organisé par le régime depuis le 8 janvier dernier (voir notre article). Parallèlement, de nombreux manifestants ont été arrêtés et le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï, promet des procès « rapides » pour les personnes accusées d’« émeutes » ou de « moharebeh » (désignant le fait de prendre les armes ou agir de manière violente pour semer la peur), un chef d’accusation passible de la peine de mort. Sur le plan international, Donald Trump a menacé d’agir « de manière très forte » si des exécutions étaient effectuées, multipliant les menaces d’interventions militaires et d’intensifier les différents dispositifs de sanctions déjà en place, qui ont rendu l’économie du pays exsangue.

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Les autorités iraniennes ont déployé des brouilleurs militaires pour perturber le service Starlink, marquant la première tentative à grande échelle d’interférence avec Internet par satellite lors d’un blackout national. Les interruptions sont passées de 30 % à plus de 80 % du trafic en quelques heures, liées au brouillage GPS, rendant l’accès fragmenté et localisé. Starlink, perçu comme un moyen de contournement des coupures, reste cependant coûteux : les terminaux se vendent autour de 600 $ et l’abonnement mensuel atteint 110–120 $, bien au-delà du revenu moyen iranien. Cette offensive s’inscrit dans un contexte de manifestations massives et de répression (voir notre article), tandis que sur le plan international, Donald Trump a annoncé des droits de douane de 25 % contre tout pays commerçant avec l’Iran, visant à accentuer l’impact sur l’économie du pays déjà fragilisée par les sanctions occidentales.

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Depuis le 28 décembre, l’Iran est secoué par une vague de manifestations contre la vie chère et le régime. La contestation s’accompagne également d’attaques ciblées contre les forces du régime, notamment dans la région de Kermanshah où six membres des forces armées ont été tués et plus de 120 blessés, revendiquées par une force kurde, tandis que le gouvernement accuse des « terroristes urbains ». Ce mouvement est violemment réprimé par les autorités : les morts sont estimés de plusieurs centaines à plusieurs milliers selon différentes organisations, des chiffres difficiles à vérifier en raison de la coupure d’Internet dans le pays. En effet, le gouvernement iranien a totalement coupé l’accès à Internet mondial depuis le 8 janvier 2026. Cette coupure ne repose pas sur un simple blocage des câbles, mais sur une architecture réseau unique, construite depuis 2019 : un réseau domestique contrôlable où les autorités peuvent déconnecter des quartiers, des rues ou des utilisateurs ciblés, tout en maintenant le fonctionnement d’institutions comme les banques ou l’administration. Seuls quelques terminaux satellitaires Starlink permettent encore de transmettre des informations, mais leur utilisation reste risquée, le régime tentant activement de détecter ces appareils.

Dans de nombreux pays occidentaux, des réseaux proches d’Israël, des États-Unis et du fils du chah, Reza Pahlavi, se mobilisent pour influencer la mobilisation, à l’image des récentes manifestations à Paris ou à Toulouse. De leur côté, des organisations de la gauche révolutionnaire iranienne en exil appellent à soutenir la révolte tout en dénonçant les ingérences occidentales, comme à Bruxelles ce mardi 13 janvier (voir ici). Dans ce contexte explosif, le président états-unien Donald Trump a multiplié les menaces, évoquant des « options militaires très fortes », tout en affirmant qu’une négociation avec Téhéran était en préparation. Le régime, pour sa part, se dit « prêt à la guerre mais ouvert à des négociations équitables », a décrété trois jours de deuil national pour les forces de sécurité tuées et a appelé à des marches de « résistance » en soutien à sa politique.

Depuis deux semaines, l’Iran est secoué par des manifestations contre la vie chère, alimentées par l’inflation et les sanctions occidentales. Réprimées par les forces de sécurité, ces protestations auraient fait au moins 192 morts selon l’ONG Iran Human Rights, un chiffre difficile à vérifier en raison des coupures d’Internet qui entravent la communication avec les manifestants. Face à la contestation, le président Massoud Pezeshkian doit s’exprimer sur la situation économique et les « revendications du peuple », tandis qu’Israël demande à l’Union européenne de qualifier les gardiens de la révolution iranienne d’organisation terroriste.

Les autorités iraniennes ont violemment réprimé les protestations déclenchées fin décembre 2025 par les commerçants du Grand Bazar de Téhéran contre la crise économique accentuée par les sancitons occidentales. Selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 62 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations, dont 48 manifestants et 14 membres des forces de sécurité, tandis que des centaines d’autres auraient été blessées. Ces chiffres, qui incluent désormais une hausse du bilan initial, restent difficiles à confirmer en raison des restrictions imposées par le régime sur les communications et les médias.

Déclenchées le 28 décembre contre l’hyperinflation et la crise économique, les manifestations qui se sont étendues à l’ensemble de l’Iran font face à une répression importante des autorités, marquée par une coupure nationale d’Internet, l’usage de gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles. À Téhéran comme dans plusieurs grandes villes, des vidéos diffusées avant le black-out montrent des coups de feu, des véhicules incendiés et des affrontements violents, tandis que le pouvoir accuse des « éléments terroristes » soutenus par l’étranger. Selon plusieurs ONG, au moins 45 personnes, dont huit mineurs, ont été tuées depuis le début du mouvement, un bilan bien plus lourd que celui reconnu par les autorités mais dont la fiabilité n’est pas garantie en raison des difficulités liées à la communication vers l’extérieur. Malgré les appels officiels au « dialogue », le guide suprême Ali Khamenei a qualifié les manifestants d’« émeutiers ». La mobilisation est particulièrement forte dans les régions à majorité kurde de l’ouest du pays, où les manifestations sont récurrentes et la répression historiquement plus brutale, avec de nombreux morts et blessés signalés. Les organisations kurdes dénoncent un ciblage spécifique de ces provinces, régulièrement traitées par le pouvoir comme des zones sécuritaires et soumises à une militarisation accrue.

En Iran, le mouvement de contestation déclenché par des revendications économiques est entré dans sa deuxième semaine et a déjà fait au moins 29 morts, dont deux membres des forces de sécurité, selon l’ONG HRANA, tandis qu’environ 1 200 personnes ont été arrêtées. Des centaines de manifestants auraient également été blessés, et des armes lourdes auraient été utilisées par les autorités dans certaines régions pour réprimer les protestations. Les manifestations ont touché près de 88 villes dans 27 des 31 provinces du pays, illustrant l’ampleur du mouvement. Le gouvernement iranien ne communiquant aucune donnée officielle, ces chiffres reposent principalement sur des informations relayées par des ONG et des activistes à l’étranger, dont la vérification de manière indépendante reste difficile.

En Iran, la nouvelle vague de manifestations déclenchée par l’inflation et la crise économique s’accompagne d’une répression croissante du régime, malgré la reconnaissance par le guide suprême Ali Khamenei du caractère « juste » de certaines revendications. Les autorités ont annoncé l’arrestation d’organisateurs de rassemblements, tandis que la télévision d’État confirme le début d’une vaste opération sécuritaire. Selon plus ONG, au moins 15 manifestants ont été tués et plus de 580 arrêtés depuis le 28 décembre, dans un mouvement de protestation qui s’est étendu à au moins 60 villes.

Des manifestations spontanées contre la cherté de la vie se poursuivent en Iran depuis plusieurs jours et gagnent de nombreuses villes, donnant lieu à des affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre. Selon les agences de presse iraniennes, au moins six personnes ont été tuées, dont des civils dans l’ouest et le sud-ouest du pays ainsi qu’un membre des forces du Bassidj, et plusieurs dizaines d’autres ont été blessées. Les autorités font état d’attaques contre des bâtiments publics et de l’usage de gaz lacrymogène par la police, tandis qu’une trentaine de personnes ont été arrêtées à Téhéran pour troubles à l’ordre public. Sur fond de forte inflation et de dépréciation du rial, le gouvernement affirme tolérer les manifestations pacifiques mais promet une réponse ferme à toute dérive violente ou tentative de déstabilisation.

En Iran, le citoyen kurde handicapé Yaqub Kerîmpur a été condamné à mort par la première chambre du Tribunal révolutionnaire d’Urmiye pour des motifs politiques. Détenu depuis l’arrestation par les services de renseignement iraniens après la guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran, il aurait subi deux mois de torture et de pressions pour obtenir de force des aveux. Sa femme est également toujours en détention.