La situation des prisonniers politiques en Iran, notamment au Rojhelat (Kurdistan d’Iran), suscite de vives inquiétudes alors que des coupures massives d’internet, des perturbations téléphoniques et des pannes d’électricité dans certaines villes compliquent fortement toute communication avec les détenus. De nombreux militants civils, journalistes, défenseurs des droits des femmes, syndicalistes et membres de minorités ethniques et religieuses purgent déjà de lourdes peines pour des accusations liées à la « sécurité nationale ». L’isolement accru, l’absence d’informations sur leurs proches et le climat sécuritaire tendu exerceraient une pression psychologique intense sur les prisonniers. Des informations font également état de frappes ayant visé des sites liés aux Gardiens de la révolution et au ministère du Renseignement, notamment à Sanandaj (Sine), faisant craindre pour la sécurité de certains détenus récemment arrêtés. Aucune modification officielle des conditions de détention n’a toutefois été confirmée à ce stade. Depuis le début de l’offensive, les frappes militaires états-uniennes et israéliennes ont fait plus de 550 morts. Lors de la guerre des 12 jours, plusieurs prisonnières politiques avaient déjà dénoncé l’agression impérialio-sioniste et ses conséquences (voir notre article).
La guerre des 12 jours et l’impérialisme guerrier américain
Depuis le 13 juin 2025 et le début de la guerre des 12 jours, l’Iran est au centre de l’actualité. L’offensive de l’entité sioniste et de son allié américain a depuis muté de forme, mais ne s’est pas conclue lors de la signature du cessez-le-feu. L’impérialisme américain et son bras armé sioniste ont au contraire intensifié leurs pressions militaire et politique sur le régime théocratique iranien en recourant, comme par le passé, à tout type de tactique pour tenter de le faire tomber. Cette situation ne peut pas être sortie du contexte international. Les multiples agressions en Amérique du Sud avec l’attaque sur le Venezuela et l’enlèvement du président Maduro et de Cilia Flores, sa femme, le soutien actif au génocide à Gaza ou la mise en place du gouvernement de Jolani en Syrie, ne laissent plus de place au doute : l’impérialisme guerrier américain se révèle une nouvelle fois dans toute son agressivité. Il ne cherche en effet plus à se dissimuler derrière un masque démocratique, il est assumé. Dans cette période historique où tout semble s’accélérer, il est important pour les forces révolutionnaires actives au cœur de l’impérialisme occidental de ne pas s’engager dans des impasses politiques et de comprendre quel doit être leur rôle.
Récemment, toutes sortes de positions et de questionnements ont émergé au sein de la gauche sur les mobilisations et manifestations qui ont eu lieu en Iran et leur répression implacable par le régime des mollahs. D’un mutisme remarquable aux prises de positions campistes, la gauche radicale, à quelques rares exceptions près, préfère ne pas s’aventurer dans une analyse transversale, que nécessite la situation iranienne. Ce texte vise à apporter quelques réflexions sur cette question, en essayant de notre mieux de comprendre les contradictions et complexités intrinsèques de notre analyse, et, ainsi, à participer au débat pour la construction d’une solidarité internationale révolutionnaire et anti-impérialiste.
Aspirations iraniennes et cynisme occidental
Les récentes manifestations populaires en Iran ont occupé une grande place dans les médias occidentaux. Contrairement à ce que certains affirment, ces mobilisations ne sont pas le fruit de manipulations ou d’ingérences extérieures : elles sont une réaction à une situation économique catastrophique pour le peuple iranien. L’explosion du coût de la vie et la pauvreté grandissante ont ainsi incité la population iranienne à prendre la rue. Les revendications visaient aussi le régime en place, dénonçant la corruption et demandant une ouverture démocratique. La contestation a rapidement pris de l’ampleur et plusieurs grèves de grande envergure ont paralysé le pays. Après plusieurs dizaines de jours et voyant le mouvement grandir, le régime iranien a répondu aux aspirations populaires en réprimant toute contestation. Arrestations de masse, blessé.e.s, disparitions, morts par centaines, voire par milliers furent la principale réponse aux mobilisations populaires.
En Europe, toutes sortes de condamnations opportunistes ont rapidement émergé dans les médias bourgeois, de la classe politique et des gouvernements. Les rédactions occidentales ont immédiatement tenté de mettre en avant la descendance du Shah Mohammad Reza Pahlavi comme la seule alternative souhaitée et souhaitable au régime des mollahs ; le prince héritier n’étant par ailleurs aucunement soutenu par le peuple iranien, à l’exception d’une minorité bourgeoise de la diaspora. Ainsi les médias occidentaux envisagent comme alternative au régime théocratique et réactionnaire en place, un fantasme nostalgique de la monarchie … par essence réactionnaire. Alors que Trump déployait plusieurs bateaux de guerre autour de l’Iran, les appels à l’intervention étrangère militaire et le renforcement de sanctions économiques se multipliaient au nom des prétendues liberté et démocratie. En vérité, ces appels ne portent pas la voix du peuple iranien, mais les intérêts de l’impérialisme occidental dont le premier but est de briser le régime en place. Dans les faits, les premières victimes des sanctions économiques ne sont jamais les élites politiques, mais bien le peuple. Les occidentaux ne cherchent pas à défendre la population iranienne, mais instrumentalisent leur souffrance pour parvenir à leurs fins.
Les occidentaux poursuivent un objectif unique : piller les ressources naturelles, comme le Shah le leur permettait autrefois, et forcer l’intégration du marché iranien à la finance mondiale pour étendre leurs profits.
Iran, révolution et socialisme
Dans notre camp, une partie de la gauche révolutionnaire et radicale a entrepris de défendre le régime théocratique iranien en disqualifiant une grande partie de la contestation populaire. Ce soutien au régime iranien s’expliquerait par le fait que la mobilisation populaire serait supposément le fruit d’agents extérieurs, du Mossad ou de la CIA. Ces mêmes accusations ont déjà fleuri lors de la vague de contestation ayant suivi à la mort de Mahsa Jina Amini, en septembre 2022.
Soyons très clair : c’est un fait historique, les impérialistes influencent les mouvements de contestations dans les États qui les défient, à la fois de l’intérieur, par des agents provocateurs et par le financement de certains mouvements, ainsi que de l’extérieur, par des appels au soulèvement, de la propagande médiatique ou encore la promotion de personnalités politiques en exil bien plus accommodantes envers leurs intérêts. Ces ingérences nient-elles le droit à un peuple de se soulever contre un régime réactionnaire ? À cette question, notre réponse doit être ferme : non.
Soutenir le gouvernement iranien actuel, c’est aussi mépriser l’histoire du mouvement révolutionnaire iranien et à ses martyrs. Il est important de rappeler quelques faits sur l’histoire iranienne. Le mouvement socialiste et communiste iranien s’est fait connaître dès le début des années 1900 en prenant une part active dans la « Révolution constitutionnelle » de 1906, ou un peu plus tard avec la République de Guilan écrasée par le fondateur de la dynastie Pahlavi, le Shah Reza Khan, qui sera suivi par son fils. Par la suite, différents partis et organisations furent fondés et subirent la répression imposée par la police politique du Shah, la Savak. Quant au pouvoir monarchiste, il fut consolidé après un coup d’État de la CIA et du MI6 contre Mohammad Mossadegh en 1953 alors qu’il voulait nationaliser le pétrole du pays vendu aux impérialistes.
Dès la naissance de la contestation contre le régime du Shah, deux courants se sont développés. L’un était religieux, dirigé par le clergé chiite et l’ayatollah Khomeini qui s’opposait aux ingérences étrangères, mais également à la perte de valeurs traditionnelles religieuses sur lesquelles reposaient son pouvoir et ses privilèges. L’autre était révolutionnaire, basé sur des idées socialistes et communistes, qui visait à combattre l’impérialisme et à construire le socialisme en Iran. Ce mouvement était constitué de plusieurs organisations, dont le Parti Toudeh, l’Organisation des Mojahedins du Peuple Iranien (O.M.P.I.) , l’Organisation de Fedayins du Peuple Iranien (O.G.F.P.I) ou encore le Parti Communiste d’Iran-Komalah.
Très rapidement la question de la collaboration avec les forces religieuses créa un débat interne au mouvement révolutionnaire qui résulta en différentes scissions. Certains voyaient les forces islamiques comme une force d’émancipation nationale et anti-impérialiste et prônaient une collaboration afin de renverser le Shah, tandis que d’autres dénonçaient leur caractère réactionnaire et leur utilité à l’impérialisme occidental. Ces derniers préféraient en effet, en pleine Guerre froide, une prise de pouvoir religieuse à une prise de pouvoir communiste. Cette lutte de ligne continua après la chute du Shah pour déterminer s’il fallait continuer la lutte armée afin de renverser le pouvoir islamique désormais au pouvoir, ou non.
Les organisations de gauche qui avaient construit une base solide et bénéficiaient d’un soutien populaire fort participèrent toutes au renversement du Shah, tant celles qui défendaient la collaboration avec les forces religieuses que la ligne opposée. À la chute du Shah, Khomeini revint de son exil en France et prit le pouvoir avec les forces religieuses. Il décida alors de s’attaquer à toutes les forces socialistes et communistes, qu’elles aient été des alliées ou non. Cette décision fut prise afin d’empêcher toute continuation de la révolution vers un développement socialiste, et ce malgré un grand soutien populaire. Un vrai massacre prit alors place, les organisations et partis se sont vus interdits, des dizaines de milliers de militantes et militants sont arrêté.e.s et torturé.e.s. Toutes celles et ceux qui ne reniaient pas leur engagement furent assassiné.e.s. En quelques mois, ce sont plus de 30’000 prisonnières et prisonniers politiques de toutes les organisations qui furent exécuté.e.s.
La répression contre les mouvements révolutionnaires par le régime théocratique n’a depuis jamais cessé et frappe encore aujourd’hui, comme celle contre les peuples kurdes, baloutches ou encore turkmènes présents en Iran.
Mort aux impérialismes ! Socialisme ou barbarie !
Notre positionnement ne peut pas oublier l’histoire et condamner les révolutionnaires qui se soulèvent contre la théocratie iranienne. Même si celle-ci est dans le viseur des impérialistes occidentaux ou qu’elle soutient par ailleurs la résistance armée du peuple palestinien, cela n’efface en rien les contradictions internes au pays qui sont bien existantes.
Notre première tâche est toujours de combattre notre impérialisme, à la fois européen, mais aussi, parce qu’ils sont si étroitement liés (malgré certaines contradictions), l’impérialisme américain à qui profite la guerre. La Suisse joue un rôle clef de fournisseur de service et de facilitateur pour les impérialismes occidentaux : elle a clairement choisi son camp.
Le sionisme étant leur outil pour développer un avant poste dans la région, notre solidarité avec les résistances palestiniennes et libanaises qui combattent Israël est une évidence. Pour autant, la formule del’ennemi de notre ennemi ne saurait satisfaire la complexité des analyses d’un système aux multiples impérialismes et aux nombreuses contradictions, primaires et secondaires, et ainsi résoudre la position qu’il nous convient d’assumer.
L’ennemi et ses alliés étant premièrement chez nous, toutes les banques, producteurs d’armes et autres institutions au service de l’impérialisme occidental doivent être notre cible. Il ne doit pas y avoir de paix pour les profiteurs de la guerre !
Nous devons aussi condamner fermement les sanctions économiques contre l’Iran qui ne feront qu’empirer la situation pour le peuple iranien. Ce sont ces sanctions qui le réduisent à un état de survie et l’empêchent de s’organiser. Il faut également agir contre la logique guerrière de notre bourgeoisie qui rêve de frapper militairement le gouvernement iranien afin de pouvoir assouvir sa soif de profits au détriment du peuple iranien. Notre discours doit mettre en lumière les manipulations médiatiques mises en place pour forger une opinion publique favorable à une ingérence étrangère. Enfin, nous devons soutenir les forces révolutionnaires sur place qui combattent à la fois l’impérialisme occidental et le régime théocratique iranien.
À bas l’impérialisme et la machine de guerre américaine ! Vive la lutte des peuples opprimés ! Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes !
À la suite des vastes manifestations ayant secoué l’Iran, notamment dans le Rojhelat, plus de 2 000 Kurdes auraient été arrêtés par les forces de sécurité, selon plusieurs ONG, qui n’ont pu identifier formellement que 470 d’entre eux. Ces arrestations massives, menées par le ministère du Renseignement, la police et les services liés au Corps des gardiens de la révolution islamique, se seraient souvent déroulées sans mandat et avec violences, dans un contexte de coupure d’internet et de pressions sur les familles. Des enfants figurent parmi les personnes arrêtées, tandis que des blessés auraient été interpellés dans des hôpitaux ou privés de soins par crainte d’arrestation, alimentant de vives inquiétudes sur le sort des détenus et la poursuite de la répression.
En Iran, le prisonnier politique kurde Mehrab Abdollahzadeh, arrêté lors des manifestations de 2022 « Femme, Vie, Liberté », risque une exécution imminente. Condamné à mort pour « propagation de la corruption sur terre » après son implication présumée dans le meurtre d’un membre du Basij, la force paramilitaire chargée de réprimer les opposants au régime, sa demande de nouveau procès a été rejetée et l’exécution n’a pas été suspendue. Son avocat dénonce de graves irrégularités : arrestation sur son lieu de travail, 38 jours de torture, absence de défense efficace, procès expéditif et condamnation prononcée sans preuves tangibles. Mehrab, né le 15 mars 1998, a toujours nié toute implication dans le meurtre.
En Iran, la répression visant la population kurde se poursuit avec l’arrestation de 11 femmes engagées dans les mobilisations en Rojhilat (Kurdistan oriental). Parmi elles, Melîka Kawendî (38 ans), figure des manifestations « Jin, Jiyan, Azadî » (Femme, Vie, Liberté), et sa sœur Sara Kawendî (47 ans) ont été interpellées à leur domicile puis transférées à la prison de Kiçowî à Karaj. À Ilam, sept autres femmes ont été arrêtées et incarcérées, dont Ayda Aramsh, blessée lors de son arrestation. Une mineure de 16 ans, originaire de Kermanshah, reste portée disparue après son interpellation. Par ailleurs, l’écologiste Tahîre Suleymanî a été transférée à la prison de Kermanshah pour purger une peine de trois mois et dix jours pour « propagande contre l’État ».
Après la répression de janvier 2026, qui a fait plusieurs milliers de morts sans que le chiffre définitif ne soit établi, de nombreux Iraniens restent sans nouvelles de proches arrêtés ou disparus, dans un contexte de recours massif aux disparitions forcées par les autorités. Cette pratique est utilisée pour terroriser les familles, empêcher le deuil et faire taire toute contestation, avec des risques de détention secrète, de torture, voire d’exécutions et d’enterrements anonymes. Parallèlement, le président états-unien Donald Trump a multiplié les menaces contre Téhéran, évoquant de possibles frappes militaires et un durcissement des sanctions, accentuant les ingérences et pressions occidentales.
En Iran, le soulèvement se poursuit malgré une répression violente, ayant déjà fait au moins plusieurs centaines de morts, et pouvant atteindre plusieurs milliers selon différents observateurs. Ces chiffres restent nécessairement imprécis et difficiles à vérifier en raison du black-out organisé par le régime depuis le 8 janvier dernier (voir notre article). Parallèlement, de nombreux manifestants ont été arrêtés et le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï, promet des procès « rapides » pour les personnes accusées d’« émeutes » ou de « moharebeh » (désignant le fait de prendre les armes ou agir de manière violente pour semer la peur), un chef d’accusation passible de la peine de mort. Sur le plan international, Donald Trump a menacé d’agir « de manière très forte » si des exécutions étaient effectuées, multipliant les menaces d’interventions militaires et d’intensifier les différents dispositifs de sanctions déjà en place, qui ont rendu l’économie du pays exsangue.
Les autorités iraniennes ont déployé des brouilleurs militaires pour perturber le service Starlink, marquant la première tentative à grande échelle d’interférence avec Internet par satellite lors d’un blackout national. Les interruptions sont passées de 30 % à plus de 80 % du trafic en quelques heures, liées au brouillage GPS, rendant l’accès fragmenté et localisé. Starlink, perçu comme un moyen de contournement des coupures, reste cependant coûteux : les terminaux se vendent autour de 600 $ et l’abonnement mensuel atteint 110–120 $, bien au-delà du revenu moyen iranien. Cette offensive s’inscrit dans un contexte de manifestations massives et de répression (voir notre article), tandis que sur le plan international, Donald Trump a annoncé des droits de douane de 25 % contre tout pays commerçant avec l’Iran, visant à accentuer l’impact sur l’économie du pays déjà fragilisée par les sanctions occidentales.
Depuis le 28 décembre, l’Iran est secoué par une vague de manifestations contre la vie chère et le régime. La contestation s’accompagne également d’attaques ciblées contre les forces du régime, notamment dans la région de Kermanshah où six membres des forces armées ont été tués et plus de 120 blessés, revendiquées par une force kurde, tandis que le gouvernement accuse des « terroristes urbains ». Ce mouvement est violemment réprimé par les autorités : les morts sont estimés de plusieurs centaines à plusieurs milliers selon différentes organisations, des chiffres difficiles à vérifier en raison de la coupure d’Internet dans le pays. En effet, le gouvernement iranien a totalement coupé l’accès à Internet mondial depuis le 8 janvier 2026. Cette coupure ne repose pas sur un simple blocage des câbles, mais sur une architecture réseau unique, construite depuis 2019 : un réseau domestique contrôlable où les autorités peuvent déconnecter des quartiers, des rues ou des utilisateurs ciblés, tout en maintenant le fonctionnement d’institutions comme les banques ou l’administration. Seuls quelques terminaux satellitaires Starlink permettent encore de transmettre des informations, mais leur utilisation reste risquée, le régime tentant activement de détecter ces appareils.
Dans de nombreux pays occidentaux, des réseaux proches d’Israël, des États-Unis et du fils du chah, Reza Pahlavi, se mobilisent pour influencer la mobilisation, à l’image des récentes manifestations à Paris ou à Toulouse. De leur côté, des organisations de la gauche révolutionnaire iranienne en exil appellent à soutenir la révolte tout en dénonçant les ingérences occidentales, comme à Bruxelles ce mardi 13 janvier (voir ici). Dans ce contexte explosif, le président états-unien Donald Trump a multiplié les menaces, évoquant des « options militaires très fortes », tout en affirmant qu’une négociation avec Téhéran était en préparation. Le régime, pour sa part, se dit « prêt à la guerre mais ouvert à des négociations équitables », a décrété trois jours de deuil national pour les forces de sécurité tuées et a appelé à des marches de « résistance » en soutien à sa politique.
Depuis deux semaines, l’Iran est secoué par des manifestations contre la vie chère, alimentées par l’inflation et les sanctions occidentales. Réprimées par les forces de sécurité, ces protestations auraient fait au moins 192 morts selon l’ONG Iran Human Rights, un chiffre difficile à vérifier en raison des coupures d’Internet qui entravent la communication avec les manifestants. Face à la contestation, le président Massoud Pezeshkian doit s’exprimer sur la situation économique et les « revendications du peuple », tandis qu’Israël demande à l’Union européenne de qualifier les gardiens de la révolution iranienne d’organisation terroriste.