La famille de Kemal Serhat Nicolas Akyol, combattant franco-kurde tué dans des bombardements de l’armée turque le 4 septembre 2017 au Kurdistan du Sud (voir notre article), organise une cérémonie d’hommage le dimanche 23 septembre dès 13h (Centre Démocratique Kurde de Paris, 16 rue d’Enghien).

Hommage à Kemal Akyol lors d’une manifestation (archives)

Hommage à Kemal Akyol lors d'une manifestation (archives)

Aujourd’hui lundi, les autorité berlinoises ont pris la décision d’interdire une manifestation anti-Erdogan qui devait se tenir le samedi 29 septembre à la Porte de Brandebourg. Cette manifestation avait pour objectif de dénoncer la visite du président turc en Allemagne qui aura lieux du 27 au 29 septembre. Les mobilisations auront donc lieu à Berlin le 28 et à Cologne le 29.

Voire le fil d’actualité sur le site Erdogan not welcome

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Pierluigi « Luisi » Caria, militant de la gauche indépendantiste sarde, a été perquisitionné hier par la Digos (police politique) de Nuoro, sur ordre du Procureur de Cagliari, parce qu’il fait l’objet d’une lourde accusation d’association avec le terrorisme. Les enquêteurs sont la cible de ses voyages l’an dernier au Moyen-Orient pour participer à la lutte du Rojava contre le califat de Daesh. Son passeport a été saisi ainsi que de ses cartes SIM, et il apparait qu’il a fait l’objet d’écoutes téléphoniques.

Solidarité Sardaigne-Kurdistan

Solidarité Sardaigne-Kurdistan

Samedi 15 septembre, Joe Robinson, un internationaliste qui avait combattu Daesh au Rojava, a été condamné à 7 ans et demi de prison. Arrêté en juillet en Turquie (voir notre article), il passait en procès pour terrorisme. Joe Robinson est un ressortissant britannique. Il avait combattu précédemment en Afghanistan avant d’aller au Rojava.

Joe Robinson

Après les exécutions de Ramin Hussein Panahi, Zanyar Moradi et Loqman Moradi ce samedi, trois autres prisonniers politiques kurdes ont été exécutés par le régime iranien.

Naser Azizi et Ahad Shabab, deux combattants du Parti démocratique kurde d’Iran (PDK-Iran), avaient été blessés samedi 8 septembre lors d’une embuscade et arrêtés comme prisonniers de guerre par l’Iran. Ils ont été exécutés ce dimanche.

Kamal Ahmadinejad avait été arrêté il y a 3 ans et était accusé d’avoir collaboré avec le parti démocratique du Kurdistan (HDK) (un parti kurde d’Iran portant le même nom que le KDP d’Irak) et d’avoir tué un gardien de la révolution. Il a été exécuté ce lundi, sans aucune avertissement et sans que sa famille ne soit mise au courant de l’exécution.
Cela porte à six le nombre de prisonniers politiques kurde exécutés en 3 jours.

L’Iran a également lancé ce week-end des missiles guidés contre Koya, une localité kurde d’Irak qui abrite des réfugiés du Kurdistan d’Iran et des combattants des partis kurdes d’Iran. L’attaque a fait une douzaine de morts et de nombreux blessés.

Kamal Ahmadinejad, Naser Azizi et Ahad Shabab

Kamal Ahmadinejad, Naser Azizi et Ahad Shabab

Vendredi 7 septembre, l’ancien co-président du HDP (Parti Démocratique des Peuples) Selahattin Demirtas a été condamné à 4 ans et 8 mois de prison pour « propagande terroriste ». Détenu depuis novembre 2016, il est poursuivi dans le cadre de nombreux dossiers et risque 142 ans de prison dans son principal procès.

Demirtas et Yuksekdag

Demirtas et Yuksekdag

Ce samedi 8 septembre, le régime iranien a exécuté par pendaison trois prisonniers politiques kurdes, Ramin Hussein Panahi, Zanyar Moradi et Luqman Moradi.

Ramin Penahi avait été arrêté en avril 2017 et condamné à mort en avril 2018 pour appartenance à l’organisation de résistance kurde Komala. Il avait été transféré mi-août vers la prison de Rajai Shahr à Karaj dans l’attente de son execution (voir notre article précédent).

Loqman et Zanyar Moradi avaient été arrêtés en novembre 2009 et condamnés à mort en avril 2013 pour appartenance à l’organisation de résistance kurde Komala (voir notre article précédent). Mercredi 5 septembre, les deux frères avaient été transférés à la section de quarantaine de la prison Rajai Shahr.

Les exécutions ont eu lieu quelques jours après la réunion du président turc Recep Tayyip Erdogan avec son homologue iranien Hasan Ruhani à Téhéran.

Zanyar Moradi, Loqman Moradi et Ramin Hussein Panahi

Zanyar Moradi, Loqman Moradi et Ramin Hussein Panahi

Les Forces de défense du peuple (HPG) ont lancé une série d’actes de sabotage contre l’armée turque dans la province de Colemêrg (région kurde de Turquie frontalière avec les zones kurdes d’Iran et d’Irak). Selon les déclarations des HPG, au moins deux soldats ont été tués.

Combattants HPG

Combattants HPG

Koçer Özdal, 70 ans, avait été arrêté en 2014. Un cancer s’est déclenché pendant se détention et sa santé s’était rapidement dégradée. Les autorité ont refusé toutes les demandes de mise en liberté présentées par ses avocats pour qu’il puisse recevoir les soins que son état nécessitait, demandes soutenues par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, et l’ont transféré bien tardivement, le 19 juillet, de la prison de Samsun Bafra à l’hôpital Numune à Ankara. Il a perdu connaissance le 24 août et est décédé hier. Jusqu’au bout Koçer Özdal est resté menotté à son lit…

1.154 prisonniers sont malades en Turquie, dont 402 sont dans un état critique.

Koçer Özdal

Koçer Özdal