Ce mercredi 10 septembre, le mouvement « Bloquons Tout » a réuni 360 000 personnes dans les manifestations, au moins 150 lycées bloqués et des milliers de blocages et d’actions de sabotage dans l’ensemble du pays, selon les estimations de plusieurs organisations participantes. Avec plus de 80 000 policiers et gendarmes mobilisés durant la journée (voir notre article) et l’utilisation massive de drones, la répression a été extrêmement brutale avec au moins 540 interpellations et plus de 340 gardes à vue d’après le ministère de l’Intérieur. Afin d’exiger leur libération immédiate, de nombreux rassemblements de soutien devant des commissariats ont été organisés dans la soirée. À Toulouse, il a réuni des centaines de personnes, mais la police a gazé les gens présents en procédant au moins à une autre interpellation (voir ici).

À Santiago au Chili, 57 personnes ont été arrêtées lors d’affrontements avec la police ce dimanche 7 septembre, durant la marche annuelle en mémoire des victimes de la dictature d’Augusto Pinochet. Le cortège avait lieu quelques jours avant le 52e anniversaire du coup d’État dirigé par Augusto Pinochet le 11 septembre 1973, qui avait fait tomber le gouvernement du socialiste Salvador Allende. Quelque 2.000 manifestants se sont réunis aux abords du palais présidentiel de La Moneda, dans le centre de Santiago, et ont ensuite marché vers le Cimetière général, situé à environ quatre kilomètres au nord. Ces personnes ont été arrêtées pour des délits tels que la fabrication et le jet d’engins incendiaires, des troubles à l’ordre public, des dégradations. Les manifestants ont riposté aux lancers de gaz lacrymogènes et à l’usage des lances à eau par des jets de pierres, des fusées éclairantes et des cocktails Molotov. Les affrontements entre des dizaines de manifestants cagoulés et des agents des forces de l’ordre ont eu lieu près du palais de La Moneda, à des carrefours et aux abords du cimetière.

Lundi 8 septembre, au moins 16 personnes ont été tuées et une centaine d’autres blessées par la police lors d’une manifestation à Katmandou contre le blocage de sites internet par les autorités (dont Facebook et Youtube), mais aussi contre la corruption du gouvernement. Les forces de l’ordre sont intervenues lorsque plusieurs milliers de personnes se sont rapprochées du Parlement et ont essayé d’y pénétrer. Elles ont utilisé des canons à eau, du gaz et des témoins dénoncent également des tirs à balles réelles.

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Lundi 8 septembre, le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’environ 80 000 gendarmes et policiers seront mobilisés mercredi 10 septembre. Il a également souligné qu’ils ne toléreront « aucun blocage, aucune violence, aucune action évidemment de boycott » et « [les policiers] devront interpeller au maximum ». Comme la semaine dernière (voir notre article), il a multiplié les appels à la « fermeté ». Par ailleurs, il entend réunir l’ensemble des préfets pour évoquer la mobilisation du 10 septembre. Ces annonces interviennent dans un climat de fébrilité des autorités françaises et visent à tenter de décourager les personnes souhaitant se mobiliser ce mercredi.

Pour se préparer aux manifestations du 10 septembre, consultez notre Guide légal pour les manifestant·e (édition française) et le film « Rien à déclarer – Sur les techniques d’interrogatoire policier ».

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Ce samedi 6 septembre, 2000 partisans de Palestine Action se sont rassemblés au pied du Parlement britannique en brandissant des centaines de pancartes avec les mots « je condamne le génocide et je soutiens Palestine Action ». Cette action est organisée pour dénoncer l’interdiction de déclarer son soutien à Palestine Action, organisation pro-palestinienne classée « terroriste » en juillet dernier (voir notre article). Rapidement la police intervient et procède immédiatement aux premières arrestations, les manifestants risquent six mois de prison. La plupart des personnes ont été formées pour adopter les codes de la désobéissance civile : ne pas résister à l’arrestation, se laisser emmener tel un poids mort et ne donner aucun détail aux enquêteurs, l’objectif étant de saturer le système judiciaire. Au total, les forces de l’ordre ont interpellé 425 manifestants.

MàJ 08/09/2025 : La police de Londres a annoncé, 890 arrestations, dont 857 en vertu de la loi sur le terrorisme pour soutien à une organisation interdite, 33 personnes ont été arrêtées pour d’autres infractions, dont 17 pour agression contre des policiers. Les premiers procès de partisans de Palestine Action se tiendront le mois prochain.

Le réseau social TikTok a annoncé samedi suspendre pour « quelques jours » sa fonctionnalité « live » en Indonésie, en raison des manifestations qui se déroulent depuis plusieurs jours dans le pays. Exacerbées par les avantages aux députés et les inégalités sociales, les manifestations se sont intensifiées et étendues à travers le pays après l’homicide d’une personne par la police (voir notre article). Depuis, au moins trois personnes ont été tuées et quatre blessées à Makassar, la plus grande ville de l’île orientale des Célèbes, vendredi soir, après que des manifestants ont mis le feu à un bâtiment public.

Au moins 75 jeunes kényans  ont été inculpés pour terrorisme suite à leur participation à des manifestations anti-gouvernementales débutée fin juin (voir notre article). Ils encourent des peines allant jusqu’à la prison à perpétuité. Parallèlement, 450 manifestants ont aussi été inculpés pour des crimes graves.

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Vendredi 15 août, environ 120 personnes ont participé à un rassemblement fortement défendu par la police du groupe transphobe Women Will Speak sur les marches du Parlement à Melbourne. 80 contre-manifestant·es ont été violemment réprimé·es par les forces de l’ordre. Les agents ont fait usage de sprays au poivre, de coups de matraque auxquels les militant·es ont répondu par des coups de parapluie. Quatre contre-manifestant·es ont été arrêté·es, l’un d’entre iels a été accusé·e d’agression envers la police et a été libéré·e sous caution avant de devoir comparaître devant un tribunal à une date ultérieure, un·e autre était en possession de fusées éclairantes lors de son arrestation. À la suite de ces interpellations, les forces de l’ordre ont procédé à 145 perquisitions afin de retrouver des armes, l’opération n’a donnée aucun résultat.

Environ 110 000 personnes se sont rendues à Anvers samedi après-midi pour participer à la Pride Parade. L’organisation a dénombré 160 000 personnes, en tenant compte des spectateurs présents le long du parcours. 18 antifascistes ont été arrêtées au début du défilé. Avant le départ de la parade, des contre-manifestants membres et sympathisants de Voorpost (une organisation d’extrême-droite) se sont tenus le long de la Pride. Tolérée par la police anversoise, des manifestant·es antifascistes ont tenté de les éloignés. Les forces de l’ordre sont intervenus directement, arrêtant 18 militant.es. Iels seront relâchés quelques heures plus tard.