Plusieurs centaines de personnes se sont réunies mardi après-midi devant l’ambassade d’Israël pour réclamer un cessez-le-feu à Gaza. Dès 18h, la foule, principalement partie de l’occupation de l’ULB, s’est rassemblée devant l’ambassade israélienne, située à Uccle, en scandant notamment “Assez est assez, la résistance est justifiée”. Les manifestants ont réclamé la “fin de l’holocauste à Gaza” et des sanctions de la part de la Belgique et de l’Union européenne envers Israël. “Le peuple de Rafah est en train d’être bombardé par le gouvernement israélien. Des bébés sont décapités, des Palestiniens sont brûlés vivants, des femmes sont violées et la population est rendue affamée”, ont appuyé les organisateurs de la mobilisation. Celle-ci a été massivement relayée mardi sur les réseaux sociaux. La manifestation, pacifique, a été confrontée à la répression lorsque la police présente sur place a commencé à asperger la foule à l’aide d’un canon à eau. L’un d’entre eux, au même moment, a été matraqué au visage par un agent de police. Les forces de l’ordre ont ensuite fait usage de gaz lacrymogène. Vers 19h30, de nombreux manifestants – atteints par le gaz au visage – ont dû s’écarter pour soigner leurs yeux. Un SMUR a par ailleurs été déployé sur les lieux pour secourir un manifestant qui avait fait un malaise.

EDIT:  Une étudiante de la Vrije Universiteit Brusse — touchée au visage par le canon à eau — a dû subir une opération à l’œil. Une plainte collective constituée de cinq plaignants (sans compter l’étudiante) tous blessés à la suite des moyens utilisés par la police a été déposée pour usage disproportionné de la force, sur base notamment de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Le simple constat qu’une manifestation n’est pas non autorisée n’habilite pas à recourir aux moyens spécifiques utilisés mardi par la police – à savoir gaz lacrymogène et canons à eau.

Le 22 mai, la coordination de la jeunesse du sud pour la Palestine et les étudiants d’AMU, ont entamé l’occupation du grand amphithéâtre de la faculté Saint-Charles à Marseille en soutien à la Palestine et aux Kanak. Le premier soir environ 80 personnes y sont passées. Durant la journée du 23, un groupe de quelques policiers en civil sont passé pendant la journée pour regarder et filmer près de l’amphithéâtre. En fin d’après midi 50 gendarmes sont arrivés, et on commencé a nasser les occupants, par la suite 50 autres gendarmes sont intervenus, les occupants n’étaient plus que 40. Les gendarme on commencer par charger (taclé puis plaqué aux sol, marché sur les main) des occupants qui assuraient la surveillance. Ils les ont ensuite réunis dans une salle. Les policiers ont ensuite la police récupéré les personnes les plus isolées du groupe pour les frapper, pousser, insulter et tout en leurs posant des questions. les identité d’une bonne partie du groupe. L’occupation a été évacuée.

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Au surlendemain de la visite d’une journée du chef de l’État, les opposants à la réforme électorale qui a provoqué les émeutes à partir du 13 mai restent déterminés à obtenir son retrait définitif. Emmanuel Macron s’était félicité jeudi de la retenue des forces de l’ordre. Il soulignait devant des journalistes calédoniens que « nos gendarmes et nos policiers n’ont tué personne ».  Dès le lendemain après-midi, les faits l’ont démenti. Un policier a tué un homme, à Dumbéa à côté de Nouméa. Macron avait à peine décollé pour Paris que des incendies d’envergure se déclaraient dans le quartier de Kaméré, à Nouméa. Trente-cinq personnes ont dû être évacuées par voie maritime. Dans les secteurs et quartiers où les indépendantistes hostiles à la réforme électorale sont les plus nombreux et les mieux organisés, les axes de communication restent couverts de barricades.

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Plusieurs centaines d’habitants ont manifesté jeudi soir contre le défilé de la marque Louis Vuitton au Parc Güell à Barcelone. Convoqués par plusieurs associations de quartier, ils se sont rassemblés autour du site moderniste, ont bloqué la Travessera de Dalt, artère principale du quartier pendant une heure et ont bloqué la circulation des véhicules se dirigeant vers l’événement. Au cours de la manifestation, des moments de tension ont eu lieu entre les participants et les Mossos d’Esquadra, qui n’ont pas hésité à faire usage de leurs matraques. Lors de ces affrontements, les policiers catalans ont arrêté une personne. En raison de ce défilé, le Parc Güell, œuvre de l’architecte de génie Antoni Gaudí avait été entièrement fermé au public pendant plusieurs jours. Lors de la dernière casserolade, on pouvait entendre scander : « Les quartiers ne sont pas un podium pour votre défilé » et lire sur des banderoles des messages tels que « Barcelone n’est pas à vendre » ou « Votre luxe est notre misère ».

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Des manifestants pro-palestiniens se sont heurtés à des agents de la police de New York lors d’une manifestation houleuse à Brooklyn samedi, entraînant au moins une douzaine d’arrestations. La foule en colère, forte de quelques centaines de personnes, a repousé les policiers qui tentaient de la faire avancer vers le trottoir à Bay Ridge. Les policiers ont fini par plaquer et arrêter plusieurs manifestants. Ils les ont traîné de force à l’écart.

Six personnes ont été arrêtées à Melbourne, où des militants se sont heurtés à la police qui séparait deux manifestations rivales. Une manifestation pro-israélienne (naturellement sous l’étiquette « contre l’antisémitisme ») organisée par le groupe chrétien sioniste « International Christian Embassy Jerusalem », faisait face à une manifestation pro-palestinienne . Un cordon de la police de  l’État de Victoria séparait les milliers de manifestants. Des heurts ont néanmoins eu lieu et six manifestants pro-palestiniens ont été arrêtés.

Un homme est mort et deux autres ont été blessés samedi 18 mai en Kanaky/Nouvelle-Calédonie dans un échange de coups de feu sur un barrage érigé par des Kanaks dans le nord de la grande île. Les tirs ont été échangés quand deux Caldoches (Calédoniens d’origine européenne) ont voulu passer un barrage érigé par des indépendantistes. L’un d’eux est mort, l’autre a été blessé, ainsi qu’un Kanak. Ce décès porte à six le nombre de morts depuis le début, lundi, du soulèvement provoqué par le vote d’une réforme électorale à Paris – deux gendarmes et quatre civils, trois Kanaks et un Caldoche.

Vendredi, 1 000 renforts sont arrivés, en plus des 1 700 déjà déployés et le dégagement de la route, d’une soixantaine de kilomètres, entre Nouméa et son aéroport international a débuté dimanche matin. Sur cet axe stratégique, l’Etat a lancé une vaste opération de 600 gendarmes, dont une centaine de membres du GIGN. La soixantaine de barrages érigés par des indépendantistes ont été percés, mais l’axe est loin d’être accessible car les épaves de voitures, le bois et la ferraille brûlés restent en place et la voirie est abîmée à plusieurs endroits.

Les mesures exceptionnelles de l’état d’urgence sont maintenues, à savoir le couvre-feu entre 18 heures et 6 heures, l’interdiction des rassemblements, du transport d’armes et de la vente d’alcool, et le bannissement de l’application TikTok. La réforme constitutionnelle qui a mis le feu aux poudres vise à élargir le corps électoral lors des scrutins provinciaux, au risque de marginaliser encore plus le peuple autochtone kanak. Adopté mercredi par les députés, après les sénateurs, le texte doit encore être voté par les parlementaires réunis en Congrès, à une date non déterminée.

Des centaines de policiers casqués ont attaqués jeudi le camp de protestation pro-palestinien installé dans l’Université de Californie à Los Angeles, entre l’auditorium historique du Royce Hall et la bibliothèque principale. La veille, l’UCLA avait annulé les cours pour la journée à la suite de l’attaque surprise du campement par un groupe de sionistes armés de battes de base ball, de feux d’artifices et de gaz au poivre. Les affrontements avaient duré trois heures. Le soir même, au coucher du soleil, des policiers en tenue anti-émeute ont commencé à pénétrer sur le campus de l’UCLA. Entre 300 à 500 personnes étaient alors retranchées à l’intérieur du camp, tandis qu’environ 2 000 autres s’étaient rassemblées à l’extérieur des barricades en signe de soutien.

Les policiers de la California Highway Patrol, portant des boucliers et des matraques, sont restés à la périphérie des tentes pendant des heures avant de commencer à forcer le passage pour entrer dans le campement et arrêter les occupants qui refusaient de partir. Les manifestants, dont certains portaient des boucliers de fortune ont tenté de bloquer l’avancée des policiers par leur nombre. Ils scandaient « où étiez vous hier? » (lors de l’agression des sionistes). Certains avaient revêtu des casques, des lunettes et des masques en prévision du siège.

Mercredi 15 mai, vers 14 heures, des manifestations en deux endroits de Bogota : Carrera 12 et Calle 97 et Avenida Circunvalar et Calle 26C. C’est aux alentours de l’Universidad Distrital, dans le centre de la ville, que les affrontements ont opposé de jeunes manifestants aux forces anti-émeutes. Des cocktails Molotov et des trenades artisanales ont été lancées sur les forces de l’ordre. D’autres heurts ont eu lieu le même jour à Cali, et le lendemain à Bogota.

Les manifestants manifestants pro-palestiniens, à l’occasion de l’anniversaire de la Nakba de 1948, ont bloqué l’usine d’armement Thales à Govan, près de Glasgow, en exigeant l’arrêt des exportations d’armes vers Israël au regard du génocide commis à Gaza. Thales produit le drone Watchkeeper, développé avec la société d’armement israélienne Elbit Systems. Alors que le blocus entrait dans sa cinquième heure, la police a déclaré qu’un petit nombre de membres du personnel de sécurité travaillant de nuit étaient bloqués sur le site. Les manifestants ont déclaré qu’ils les laisseraient partir, mais qu’ils ne laisseraient pas entrer leurs remplaçants.

Vers 10h15, les policiers sont intervenus et ont brisé le blocus de l’usine. Des policiers ont saisi des manifestants, les ont plaqués au sol et les ont repoussés du site. La première personne arrêtée par les policiers a été placée à l’arrière d’un fourgon de police avant que les manifestants ne créent une barricade humaine pour l’empêcher de partir, ce qui a entraîné d’autres heurts et arrestations. Six policiers ont été légèrement blessés et quatre manifestants ont été arrêtés et inculpés.