Hier, mercredi 24 juillet, une manifestation de plusieurs milliers de personnes s’est tenue à Washington contre la venue de Netanyahu au Congrès états-uniens et contre la complicité des États-Unis dans le génocide du peuple palestinien.

Cette manifestation a donné lieu à des affrontements lorsque les forces de l’ordre ont empêché les manifestant·es de s’approcher trop du bâtiment. Neufs personnes ont été arrêtées.

Par ailleurs, avant l’arrivée de M. Netanyahu, des activistes ont tenté de lui barrer la route vers le Capitole mais, ils ont été évacués par la police. Enfin, six personnes ont été arrêtées dans l’hémicycle après avoir tenté de perturber le discours.

Les forces de l’ordre s’attendaient à de telles protestations et avaient pour l’occasion considérablement renforcé la sécurité autour du Capitole, en fermant plusieurs routes pendant la majeure partie de la semaine. Mercredi matin, des ouvriers avaient érigé une clôture métallique autour de la Maison Blanche, tandis que de hautes barrières en acier entouraient le Capitole.

Notons que des employés du Congrès ont de leur côté fait grève pour appeler à un cessez-le-feu à Gaza.

Les forces de l'ordre avaient considérablement renforcé la sécurité autour du Capitole pour préparer la venue de Netanyahu

Les forces de l’ordre avaient considérablement renforcé la sécurité autour du Capitole pour préparer la venue de Netanyahu

Vendredi 19 juillet, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Tunis, à l’appel de la Coordination d’action commune pour la Palestine, pour la libération de la Palestine et de Georges Abdallah.

La foule a scandé plusieurs slogans exprimant son engagement en faveur du communiste libanais et dénonçant la responsabilité politique de la France dans son maintien en détention.

Les manifestant·es ont également exprimé leur solidarité avec la résistance du peuple palestinien (qui subit, en ce moment, un génocide), dénoncé la normalisation des régimes réactionnaires arabes avec l’Etat sioniste et rejeté le rôle criminel de l’impérialisme occidental. Plus d’informations sur cette manifestation ici.

En avril 2024, l’Office des Étrangers, sur instruction de la Secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Nicole de Moor, demandait au Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) d’entamer une procédure en vue de retirer le statu de réfugié de Mohammed Khatib coordinateur de Samidoun (association de prisonniers politiques palestiniens).

Ce dernier a donc été convoqué, hier, le 16 juillet 2024, pour une audience devant le CGRA.

L’Office des étrangers a refusé de fournir à Mohammed et à son avocat des preuves et des documents expliquant sur quelle base il cherche à lui retirer son statut et ce, malgré de nombreuses demandes et dépôts auprès du tribunal. Au lieu de cela, le gouvernement belge a insisté sur le fait qu’il n’avait pas besoin de remettre les dossiers du bureau de la “Sureté de l’État”, créant ainsi une forme de “preuve secrète” semblable à celle utilisée pour maintenir les Palestiniens en détention administrative en Palestine occupée.

On apprend cependant dans la presse que Mohammed Khatib est considéré comme un danger pour les relations entre la Belgique et Israël. Ainsi sa dénonciation d’Israël comme un état terroriste, ses positions en faveur de la libération totale de la Palestine (de la mer au Jourdain) ou encore son soutien à la résistance (y compris armée) sont les motifs de cette répression. L’état belge cherche ainsi à criminaliser indirectement les associations auxquels il participe et les opinions politiques que celles-ci défendent.

Plusieurs organisations appellent à l’action pour le soutenir. Vous pouvez lire l’appel sur le site de Samidoun.

Belgique : Les menaces contre Mohammed Khatib se précisent

Belgique : Les menaces contre Mohammed Khatib se précisent

Samedi 13 juillet, les forces d’occupation ont bombardé intensivement le camp de déplacés d’al-Mawasi (près de Khan Younès) dans un secteur désigné par Israël comme « zone humanitaire ». Ces frappes ont tués au moins 90 personnes dont la moitié étaient des femmes et des enfants et en ont blessé 300.

Elles surviennent une semaine après l’attaque aérienne contre l’école de « al-Jaouni » de Nousseirat (au centre de la bande de Gaza), gérée par l’ONU, qui avait tué au moins 16 personnes.

Le prétexte officiel de cette attaque était d’éliminer deux dirigeants du Hamas mais, rien n’indique que cet objectif ait été atteint. Quoi qu’il en soit, ce massacre survient lors d’un moment critique des négociations pour un cessez-le-feu et pourrait indiquer une volonté du gouvernement sioniste de saboter celles-ci.

Par ailleurs, cinq Palestiniens, dont trois enfants, ont été tués le même jour par une frappe aérienne israélienne sur une maison à Deir al-Balah (centre de la bande de Gaza). De plus, au moins dix Palestiniens ont été blessés lors d’une frappe aérienne visant une maison de la rue al-Ashreen dans le camp de réfugiés de Nuseirat.

En parallèle, les forces d’occupation multiplient les raids en Cisjordanie.

Un premier raid, a été mené samedi 6 juillet au soir sur la ville de Qasra, au sud de Naplouse. Les forces d’occupation ont tiré des balles réelles et des grenades paralysantes et au gaz sur les civils. Par ailleurs, les autorités d’occupation ont forcé une famille à détruire sa propre maison dans la ville de Jabal al-Mukabir, au sud-est de la ville de Qods, prétextant une construction non autorisée.

La seconde attaque s’est déroulée le lundi 8 juillet. Des colons armés, escortés par l’armée sioniste, ont attaqué le village de Burqa à l’est de Ramallah. Les colons ont ouvert le feu sur les habitants du village, mais aucun blessé n’a été signalé. L’attaque a été repoussée mais, 20 personnes ont été brièvement détenues.

Des Palestiniens à la recherche de leurs proches dans les débris suite à une frappe israélienne contre le camp de réfugiés d’al-Mawasi (13 juillet 2024)

Des Palestiniens à la recherche de leurs proches dans les débris suite à une frappe israélienne contre le camp de réfugiés d’al-Mawasi (13 juillet 2024)

Depuis plus de 2 mois et demi, une occupation en soutien à la Palestine était organisée sur le campus de l’université McGill à Montréal. Le mercredi 10 juillet, la direction de l’université a fait appel à une société de sécurité privé pour expulser les étudiants et fermer l’occupation et cela avec l’aide de la police et d’agents de la Sûreté du Québec. Un manifestant sera arrêté lors de l’expulsion. En conclusion de cet occupation, l’université de McGill a déclaré que les étudiants et étudiantes ayant participé au campement s’exposeront à des sanctions pouvant aller jusqu’à l’expulsion.

Le jeudi 11 au soir, en réponse à cette expulsion, une manifestation de soutien s’est organisée dans les rue de Montréal et qui sera réprimée par la police anti-émeutes envoyée sur place pour stopper la manifestation. Au final, la vitre d’une banque sera endommagée et une personne sera arrêtée.

Les élections communales auront lieu le 13 octobre prochain en Belgique. Boris Dillès, issu du parti Mouvement Réformateur (MR, droite), bourgmestre en place de la commune bruxelloise d’Uccle, lance la sienne avec cette publication distribuée dans toutes les boîtes aux lettres de sa commune d’environ 86.000 habitants.

Boris Dillès, bourgmestre d'Uccle en train de commander la répression d'une manifestation pro-palestinienne

Boris Dillès, bourgmestre d’Uccle en train de commander la répression d’une manifestation pro-palestinienne

Dillès figure debout, à droite, sur la photo de couverture de ce tract prise lors d’une manifestation de solidarité avec la population de Gaza devant l’ambassade d’Israël située sur le territoire de sa commune, le 28 mai dernier. Il y a commandé personnellement la répression « préventive » au prétexte que cette manifestation n’avait pas été autorisée.

Durant cette répression, des manifestant.e.s ont subi des dégâts aux yeux en raison des gaz lacrymogènes, l’un d’eux a fait un malaise et une étudiante avait dû subir une opération à un des yeux après avoir reçu un jet de canon à eau au visage. Nous vous en parlions dans cet article.

Vendredi 5 juillet, les forces d’occupation ont mené un raid à Jénine (Cisjordanie) commençant par une frappe d’un drone qui a tué 5 personnes. Deux personnes ont été tuée par les troupes terrestres (pour un total de 7 morts). On ignore si celles-ci faisaient partie de la résistance armée (comme le prétend les forces d’occupation) ou non. Les raids des forces d’occupation et les exactions des colons se sont multipliés depuis le 7 octobre (voir nos articles ici et ici), en parallèle du génocide dans la bande de Gaza (où l’armée israélienne a tué 38.098 personnes à ce jour).

Bulldozers de l'armée israélienne lors du raid à Jénine du vendredi 5 juillet 2024

Bulldozers de l’armée israélienne lors du raid à Jénine du vendredi 5 juillet 2024

Jeudi 4 juillet (jour de la fête nationale états-unienne), une manifestation pro-palestinienne réunissant plusieurs centaines de personnes se déroulait dans le centre de Philadelphie. Certains manifestant·es ont brulé plusieurs drapeaux, dont celui des États-Unis. La manifestation s’est ensuite heurtée à un dispositif policier important stationné dans les rues adjacentes, menant à 6 arrestations.

Manifestant·es pro-palestinien·nes brulant des drapeaux états-uniens à Philadelphie

Manifestant·es pro-palestinien·nes brulant des drapeaux états-uniens à Philadelphie

Ce matin à 6h, sans notification d’expulsion, la police est entrée dans le bâtiment « Walid Daqqa » occupé en défonçant des portes de manière violente avec de l’équipement lourd (matraques, boucliers, gros marteaux, etc.). Plusieurs occupants ont été frappés. Une fois l’identification faite, tout le monde a été expulsé du bâtiment. Lors de l’expulsion, la police a cassé plusieurs appareils électroniques d’étudiant·es, y compris des ordinateurs.

Dimanche, un grand « Festival intifada » avait réuni des centaines de personnes à l’occupation avec stands, concerts, slogans etc..
L’initiative avait donné lieu à un rassemblement appelant à la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

Affrontements et heurts ont éclaté samedi soir entre la police allemande et des manifestants qui protestaient samedi  lors d’un grand rassemblement à Berlin contre le génocide des Palestiniens dans la bande de Gaza. Des manifestants pro-Palestine ont défilé à Berlin et  à Francfort. La police a gazé et chargé les manifestants vers le centre-ville, alors qu’au centre commercial Alexa, plusieurs dizaines d’entre eux organisaient un sit-in de protestation. La police allemande a arrêté 11 manifestants, alors que des ambulances sont intervenues pour secourir des manifestants blessés ou qui se sont évanouis lors des affrontements avec la police allemande.