Le ministre des Finances Didier et son homologue de la Justice ont signé ce jeudi le contrat avec le consortium Future Prisons relatif au projet, à la construction, au financement et à l’entretien d’une nouvelle prison à Leuze-en-Hainaut.

La prison, d’une capacité de 312 places, sera mise en service vers la fin de l’année 2013. Ce projet s’articule autour du concept de sécurité: Les gardiens et tout le personnel administratif pourront à tout moment avoir une vue complète sur l’ensemble des espaces, pas seulement au moyen de caméras mais grâce à une vue directe. . La régie des bâtiments est le maître de l’ouvrage et paiera pendant 25 ans une indemnité de disponibilité au consortium DBFM. À la fin du contrat, la prison deviendra propriété de l’Etat. La prison de Leuze est l’une des quatre nouvelles prisons prévues par le gouvernement fédéral, les autres étant situées à Marche-en-Famenne, Termonde et Beveren.

A partir du 1er janvier 2012, les personnes condamnées à des peines de prison ne dépassant pas 8 mois pourront exécuter leur peine à domicile. Le système permettra d’appeler le condamné à tout moment sur une ligne téléphonique sécurisée (sous la forme d’un boîtier de surveillance) installée dans le domicile de celui-ci. Elle permettra de vérifier sa présence à travers la technologie de reconnaissance vocale. En cas de problème, le ministère public sera averti, et il sera possible de revenir sur la détention à domicile du prévenu et de procéder à son emprisonnement. L’objectif est de faire passer en détention à domicile environ 40 % de la population actuellement sous surveillance électronique qui purge une peine de moins de 3 ans.

Une trentaine de personnes ont protesté, dimanche matin, devant la prison de Bruges. Deux détenus se trouvent actuellement dans des quartiers dits de haute sécurité, ils sont en grève de la faim et de la soif et demandent d’être muté vers un régime ordinaire. Les manifestants de la Prisoners’ Families & Friends Association se sont rassemblés pour soutenir les grévistes de la faim, mais également pour aborder l’existence de la section spéciale, qui a pour objectif initial d’héberger les détenus aux comportements agressifs. Or, elle est actuellement remplie de personnes qui ont commis des actes de violence graves en dehors de la prison, à risque élevé d’évasion ou arrêtés dans le cadre des lois anti-terroristes. La sélection ne se fait donc pas sur base de leur comportement au sein de la prison mais bien de leur réputation à l’extérieur.

Deux juges de Pensylvanie, Mark Ciavarella et Michael Conahan ont été déclarés coupables de recevoir d’importants pots-de-vin de la part des promoteurs de différents centres pénitentiaires privés pour prononcer des condamnations en masse et ainsi favoriser leurs affaires. Ces juges ont envoyé en prison plus de 5.000 jeunes pour des « délits » tels qu’une bagarre dans un autobus scolaire ou la diffusion sur Internet d’une parodie de leur professeur. Un enfant de 12 ans a ainsi été condamné à 2 mois de prison pour avoir rayé la voiture de sa mère après l’avoir utilisée sans permis, un autre jeune a été incarcéré durant 2 mois pour avoir volé un morceau de viande au neveu de sa mère.
Aux cas de corruptions directes et illégales s’ajoute le lobbying légal: un rapport récent de la Fédération Américaine des fonctionnaires des États, des Districts et Municipalités révèle que les corporations pénitentiaires ont investi des centaines de milliers de dollars dans les campagnes électorales des gouverneurs, des législateurs d’Etat et des juges.

Ce jeudi, le conseil des ministres à accordé les contrats pour la construction de quatre nouvelles prisons à l’horizon 2013. Il s’agit de contrats DBFM (Design, Build, Finance, Maintain), ce qui signifie que les société qui se sont vues attribuer ces contrats construisent et gèrent la prison, à l’exception des questions de sécurité. Les sociétés désignées sont BAM-Dexia, Eiffage/Benelux et ‘Futures prisons‘. Quatre nouvelles prisons verront donc le jour dans les deux années à venir: Marche-en-Famenne (300 cellules), Leuze-en-Hainaut (300 cellules), Beveren (300 cellules) et Termonde (444 cellules). Le cas du site de Sambreville reste en discussion.

Sur les 779 détenus qui ont séjourné à Guantanamo, plusieurs dizaines étaient encore adolescents à leur arrivée. Les rapports d’interrogatoire révélés par WikiLeaks révèlent que beaucoup de ces jeunes ne comprenaient pas ce qu’ils faisaient là, et que dans certains cas, leurs interrogateurs étaient du même avis.

Naqib Ullah, originaire d’un petit village afghan, n’a que 14 ans quand il arrive à Guantanamo en janvier 2003. Le jeune garçon a d’abord été kidnappé par une bande, violé, et obligé à travailler pour ses ravisseurs. Quand des soldats américains s’approchent du camp où Naqib est prisonnier, ses ravisseurs lui donnent un fusil et lui ordonnent de se battre, puis ils s’enfuient. L’adolescent est capturé alors qu’il tient à la main une arme n’ayant jamais servi. Il est quand même envoyé à Guantanamo, interrogé pendant huit mois, et finalement renvoyé en Afghanistan après un an de détention.

Fin 2001, Mohammed Ismail, âgé de 14 ans, errait de village en village, avec un oncle et un cousin, dans l’espoir de trouver du travail. Il rencontre un soldat, qui lui propose de travailler pour les talibans, mais il s’agissait d’une ruse : dès qu’il accepte, il est livré à un commandant antitaliban, qui l’emprisonne. Croyant naïvement obtenir sa libération s’il passe aux aveux, il se dénonce comme taliban. Il est envoyé à Guantanamo. Dès juin 2003, les interrogateurs recommandent sa libération, car son transfert à Guantanamo ne repose sur aucune raison sérieuse. Mais un mois plus tard, le CITF (Criminal Investigative Task Force) décide de son maintien en détention, car « son cas n’a pas été entièrement évalué ». Il sera finalement relâché début 2004.

La direction générale des établissements pénitentiaires, dépendant du SPF Justice, a annoncé que le second volet de la loi Dupont entre en vigueur dès septembre. Il fixe des règles claires et précises en matière de détention. Ce second volet comprend toute une série de règles qui étaient laissées jusqu’ici à l’appréciation de chaque direction de prison. Les détenus auront « les mêmes droits et devoirs », peu importe le lieu de leur détention. Il y aura donc une uniformité au niveau notamment des conditions matérielles de vie, des contacts avec le monde extérieur et puis, surtout, les infractions disciplinaires seront enfin établies sur une liste. La liste des objets qu’un détenu peut posséder en cellule sera clairement définie. En matière d’avoirs financiers, les règles seront aussi définies de manière uniforme. Pareil pour les visites, ainsi que pour les sorties au préau. Des différences subsisteront cependant selon les établissements, en fonction qu’il s’agit d’une maison d’arrêt ou de peine

La Belgique et le Maroc viennent de conclure un accord selon lequel les détenus de nationalité marocaine en Belgique seront renvoyés au Maroc afin d’y purger leur peine. En 1997, un tel accord avait déjà été pris entre les deux pays, mais celui-ci stipulait que les prisonniers devaient donner leur accord avant d’être renvoyé dans leur pays. En plus de dix ans, seule une dizaine d’entre eux en ont fait la demande. Le ministre de la justice Stefaan De Clerck a annoncé aujourd’hui que ce nouveau traité réunion toutes les conditions pour pouvoir renvoyer les détenus de nationalité marocaine au Maroc.

Depuis plus de deux mois, les prisonniers présumés maoïstes incarcérés à la prison centrale de Midnapore mènent des actions pour dénoncer leurs conditions de détention et les traitements dégradants auxquels ils sont soumis. Parmi les quelques 150 maoïstes présumés sur place se trouve Chhatradhar Mahato, un des dirigeant du CPI(M) arrêté il y a quelques semaines. Hier, un des prisonniers, qui devait être libéré le jour même, est décédé dans sa cellule. Certains de ses camarades affirment avoir vu des traces de coups sur son corps ces derniers jours, et accusent les autorités d’avoir tué Kailash Das. Tous ont réagit à cette mort révélée non-naturelle, entraînant un violent affrontement avec le personnel pénitentiaire et les forces de l’ordre qui a fait au total, 27 morts dont 21 prisonniers.

Au moins 150 prisonniers auraient été tués ou blessés après les affrontements sanglants qui ont eu lieu à la prison Ghezel Hesar de Karaj dans la nuit du 15 mars. Des milliers de prisonniers des unités 2 et 3 ont lancé une protestation après avoir entendu la nouvelle de l’exécution prévue d’une dizaine de co-détenus.

Lors de la protestation, environ 3.000 prisonniers ont tenté de détruire les portes de leurs cellules en scandant : « Il faut arrêter les exécutions ». Les forces de sécurité ont attaqué les cellules de la prison ce qui a provoqué des affrontements sanglants et le transfert de certains détenus. Les rapports indiquent que les gardes de la prison ont tiré à balles réelles. En conséquence, près de 80 prisonniers ont été grièvement blessés ou tués, mais le nombre de personnes touchées par les balles est de 150 ou plus. Une poignée de gardiens et le sous-directeur de la prison, ont été blessés lors des affrontements. Les prisonniers qui ont protesté n’avaient ni lourdes peines ni menaces d’exécution imminente.

Le Comité pour la Défense des Prisonniers Politiques a rapporté le 16 mars que des gens ont attaqué la prison de l’extérieur pour tenter de libérer certains prisonniers. Selon ces rapports, quelques prisonniers se sont enfuis. La nouvelle de ces évasions n’a pas été confirmée par d’autres sources. Les dernières nouvelles indiquent que la prison Ghezel Hesar est verouillée après l’arrivée des forces de police anti-émeutes. Les permission de téléphoner ont été suspendues pour les prisonniers jusqu’à nouvel avis.