Un tribunal de Diyarbakir a condamné ce jeudi la député indépendante Leyla Zana à dix ans de prison pour avoir fait la propagande du PKK. Le verdict résulte d’une affaire introduite en 2008 à l’encontre de Zana citant neuf différents discours considérés par le tribunal comme faisant l’apologie du PKK et donc du terrorisme. Leyla Zana avait déjà purgé dix années de prison dans les années 90 pour le même genre de faits et avait été libérée en 2004. Elle était devenue membre indépendante du parlement aux élections de juin 2011.

Leyla Zana

Leyla Zana

Le 25 avril dernier, la syndicaliste de la CGT-Barcelone Laura Gomez avait été arrêtée et placée en détention pour avoir brûlé une boîte en carton sur un trottoir lors d’une manifestation devant la Bourse de Barcelone. Le juge avait également prononcé une impossibilité de recours. Finalement, le 17 mai et après 23 jours en prison, le juge a décrété sa libération sous une caution de 6000 euros et avec la condition de ne pas participer à des manifestations. Elle reste néanmoins accusée de ‘désordre public’ et de ‘porter atteinte à l’exercice des droits fondamentaux et des libertés publiques’.

Le 19 mai, une manifestation de soutien au prisonnier anarchiste Rami Syrianos a eu lieu à Serres (nord de la Grèce) à l’occasion de l’ouverture de son procès, lundi 21 mai. Une semaine plus tôt, une série de Distributeurs automatiques de billets avaient été sabotés à Salonique, toujours en solidarité avec Rami Syrianos. Rami Syrianos est en grève de la faim pour sa sortie du régime cellulaire-disciplinaire et son transfert de prisons Nigrita-Serres.

Grèce: Actions solidaires avec Rami Syrianos

Samedi après-midi, près de 2000 personnes se sont mobilisées sur 225 site différents des Pays-Basque français et espagnols pour exiger la libération des prisonniers basques. Les manifestants ont scandé des slogans pour que soit mis un terme aux mesures d’exception, à la dispersion, à la persécution, et pour que soient libérés en priorité les prisonniers malades. La situation de Naia Lacroix, basque française incarcérée à Gradignan et en grève de la faim pour protester contre son isolement a également été évoquée partout. En outre, sur chaque lieu de rassemblement a été lancé un appel à une grande manifestation le 13 octobre prochain.

Mercredi le 16 mai vers 21h30, une centaine de personnes se sont rendues au centre de détention pour femmes de Tanguay à Montréal où sont détenues les trois jeunes femmes accusées d’avoir lancé un des fumigènes qui ont paralysé le métro de Montréal, jeudi dernier. La foule s’est approchée des portes et s’est adressé aux prisonnières en utilisant des porte-voix, plusieurs feux d’artifice ont été allumés et une bombe fumigène a été lancé au policiers. La foule s’est dispersé vers 22:30. Les 3 jeunes femmes ont été relâchées le matin du 18 mai sous plusieurs conditions.

Des rassemblement ont eu lieu pour la libération de Georges Abdallah hier dans six villes de France à l’appel du Secours Rouge Arabe. A Paris, une quarantaine de manifestants (y compris une délégation de notre SR) s’étaient rassemblés devant le siège du PS, rue de Solférino.

France: Série de rassemblements pour Georges Abdallah

L’écrivain et militant communiste palestinien Salameh Kaileh, arrêté fin avril par les forces de sécurité syriennes, a été libéré. Il y est actuellement en jordanie où il est soigné pour les tortures subies dans les prisons syriennes. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme a diffusé plusieurs photographies montrant de larges contusions sur ses bras et ses jambes, ainsi que des traces de brûlures. Salameh Kaileh, qui a été détenu pendant plus de huit ans dans les années 90 en Syrie, est né en 1955 à Bir Zeit en Palestine mais il vit depuis plus de 30 ans en Syrie. Il a plus de 20 ouvrages à son actif.

Syrie: Salameh Kaileh libéré après avoir été torturé

Les détenus palestiniens d’Israël et l’administration pénitentiaire ont signé lundi un accord sous médiation égyptienne pour lever une grève de la faim massive en prison. Israël a accédé aux trois principales revendications des prisonniers : levée de la détention illimitée sans jugement, de l’isolement carcéral et autorisation des visites pour les prisonniers originaires de Gaza, en échange d’un engagement signé à « s’abstenir de tout acte de terrorisme » ainsi que de toute nouvelle grève de la faim.

« Tous les mouvements palestiniens ont signé un accord dans la prison d’Ashkelon (sud d’Israël) pour arrêter la grève de la faim », a déclaré le président du Club des prisonniers palestiniens, Qaddoura Farès. Au moins un tiers des quelque 4.700 détenus palestiniens d’Israël (dont plus de 300 en détention administrative) étaient en grève de la faim à la suite d’un mouvement collectif lancé le 17 avril, sept autres ayant cessé de s’alimenter depuis plus d’un mois et demi.

Palestine/Israël: Accord pour l’arrêt de la grève de la faim

Il y a deux jours, un groupe de guérilleros du PKK a tendu une embuscade à un véhicule transportant quatre membres du parti au pouvoir AKP (Justice and Development Party) sur la route entre Mus et Kulp, dans la province de Diyarbakir (sud-est du pays). D’après les autorités, les guérilleros auraient arrêté le véhicule, vérifié les identités des passagers avant de faire prisonnier l’un d’eux (Veysel Celik, président de la section de l’AKP du district de Kulp) et de laisser partir les trois autres. L’armée a immédiatement lancé une opération militaire dans plusieurs districts du sud-est afin de tenter de libérer le prisonnier. Depuis lors, les affrontements entre soldats et guérilleros se multiplient dans la région.

Hier, la police d’Istanbul a procédé à l’arrestation de soixante personnes qu’elle accuse d’avoir commis des dégâts durant la manifestation du 1er mai dernier pour la Fête du Travail. Depuis lors, elle était à la recherche d’un groupe de personnes masquées qui s’en serait pris, à coups de bâtons et de pierres, à des banques, des commerces, des restaurants et des distributeurs de billets. Tous les inculpés, que les autorités ont qualifié d’anarchistes, ont été emmené à l’hôpital immédiatement après leur interpellation afin d’y subir des examens médicaux.

A Ankara, la manifestation du 1er mai avait donné lieu à des affrontements entre les forces de sécurité et les manifestants. Elles n’ont pas hésité à faire usage de gaz lacrymogène pour empêcher le cortège de quitter le trajet officiel et de franchir les barrages policiers.