Le prisonnier politique Umer Khalid a été libéré de l’hôpital après plus d’une semaine de soins consécutifs à l’arrêt de sa grève de la faim et de la soif (voir notre article). S’il est désormais retourné à la prison de Wormwood Scrubs, ses soutiens continuent de dénoncer fermement la période d’isolement durant laquelle tout contact avec sa famille et ses avocats lui a été refusé. Ils continuent de se mobiliser via le hashtag #FreeUmerKhalid pour exiger le respect immédiat de ses droits fondamentaux. Bien qu’Umer ait pu reprendre contact avec ses proches dans la soirée du 6 février, la vigilance reste de mise et ses soutiens appellent à poursuivre la mobilisation jusqu’à l’obtention d’une mise à jour complète sur son état.

Six militants liés à Palestine Action ont été acquittés de toutes les charges pesant contre eux suite à leur action d’août 2024 contre une usine britannique du fabricant d’armes israélien Elbit Systems, et ce malgré plus de 17 mois de détention provisoire. Le jury a refusé de les condamner, bien que cinq d’entre eux aient admis avoir endommagé du matériel et qu’un accusé ait frappé un policier. Cette décision est saluée par leurs soutiens comme une « énorme victoire », soulignant la légitimité des actions visant à empêcher l’utilisation d’armes dans le génocide à Gaza qui a fait au moins 71 000 morts. Ce verdict met également en lumière l’usage des lois antiterroristes contre les mouvements militants et renforce les appels à la libération des 18 autres membres toujours détenus dans le cadre de l’affaire dite des Filton 24 (voir notre article).

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Suite à l’arrêt de sa grève de la faim et de la soif (voir notre article), le prisonnier politique Umer Khalid est hospitalisé depuis plus d’une semaine. Tout contact avec sa famille et son avocat lui est toujours refusé. Cette détention sans accès à un conseil juridique ni à ses proches est dénoncée par ses soutiens comme une violation inacceptable de ses droits humains. Ils appellent à se mobiliser, notamment en utilisant le hashtag #FreeUmerKhalid, pour exiger le rétablissement immédiat de ses droits.

Suite à l’arrestation de 96 socialistes et journalistes en Turquie (voir notre article), des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes européennes dans la soirée du 3 février à l’appel d’AVEG-KON et d’autres organisations. En France, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées Strasbourg Saint-Denis à Paris (photo) et la police est intervenue pour interrompre l’initiative. Parallèlement, d’autres initiatiaves ont eu lieu à Rennes et à Lyon, mais aussi en Allemagne (Leipzig, Aix-la-Chapelle, Cologne, Francfort, Darmstadt, Duisbourg et Stuttgart), à Vienne en Autriche, à Genève et Bâle en Suisse, à Bruxelles en Belgique et au Royaume-Uni à Londres et Manchester. Partout, organisations politiques, syndicales et de jeunesse ont dénoncé la répression, scandé des slogans antifascistes et révolutionnaires, rendu hommage aux militants emprisonnés et appelé à renforcer la solidarité et la résistance internationales face aux attaques de l’Etat fasciste turc.

Actuellement détenu à la prison HMP Lewes depuis sept mois sans procès dans le cadre de son engagement au sein de Palestine Action, Moiz Ibrahim est victime d’une campagne de discrimination ciblée de la part du personnel pénitentiaire, ayant entraîné son passage du régime « Amélioré » au régime « Basique » sans motif justifié. Il est désormais maintenu à l’isolement 23,5 heures par jour, privé de contacts sociaux. Déjà en octobre dernier, il avait vu ses droits de visite restreint de manière arbitraire (voir notre article). Une campagne de soutien invite ses soutiens à lui écrire directement pour lui apporter un soutien moral à l’adresse suivante :

Moiz Ibrahim (A2826FH), HMP Lewes, 1 Brighton Road Lewes, East Sussex, BN7 1EA, Royaume-Uni

Le 27 janvier 2026, plusieurs organisations ont manifesté devant le consulat général de l’Inde à Birmingham pour dénoncer l’opération Kagaar, une offensive de l’État indien visant à écraser la rébellion maoïste et marquée par la multiplication des exécutions extrajudiciaires, des violences et des massacres contre les populations civiles, en particulier les communautés adivasi. Première mobilisation de ce type en Grande-Bretagne, l’action s’est tenue simultanément à des mobilisations similaires à Bruxelles (voir notre article), en lien avec les négociations de libre-échange Union Européenne–Inde et les travaux du Parlement européen sur les droits humains. Les manifestants ont dénoncé une opération au service d’intérêts miniers et impérialistes, impliquant notamment des multinationales telles que Vedanta et Adani.

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Âgé de 22 ans et dernier prisonnier de la campagne de Palestine Action à poursuivre sa grève de la faim, Umer Khalid a interrompu sa mobilisation le 27 janvier après avoir été hospitalisé pour insuffisance organique à Londres. Atteint de dystrophie musculaire des ceintures, il refusait également de boire de l’eau depuis le 23 janvier, mettant sa vie en danger. Sa mobilisation visait à dénoncer les conditions carcérales, le refus de soins, la censure de ses communications et l’atteinte à sa pratique religieuse, ainsi qu’à obtenir un procès équitable et la levée de restrictions injustes. Grâce à sa résistance, plusieurs de ses revendications ont été partiellement obtenues : retour du courrier et des vêtements, fin des restrictions de visites et réunion avec le directeur de la prison. Khalid a affirmé : « Il n’y a aucune considération pour nos vies dans ces cellules. Jusqu’à ce que cela change, nous continuons à résister. »

La fin de sa grève marque aussi la fin de la grève de la faim collective entamée le 2 novembre 2025 par huit prisonniers dans six prisons britanniques (voir notre article). Selon leurs soutiens, cette mobilisation a contribué à faire échouer un contrat militaire de 2 milliards de livres entre le Royaume‑Uni et Elbit Systems, entreprise israélienne d’armement, et a relancé une dynamique de mobilisation directe contre l’industrie militaire liée à Israël. Les grévistes présentent leur action comme un acte de résistance contre la complicité de l’État britannique dans la guerre à Gaza et affirment que leur lutte se poursuivra en dehors des prisons.

À Londres, des dizaines de militants ont été arrêtés après une action de solidarité menée dans l’enceinte de la prison de Wormwood Scrubs en soutien à Umer Khalid en grève de la faim (voir notre article). La police a procédé à l’arrestation de 86 personnes, invoquant une intrusion et des troubles au fonctionnement de l’établissement, tandis que le ministère de la Justice a dénoncé l’action comme « préoccupante ». Cet épisode s’inscrit dans un contexte de durcissement répressif marqué par l’interdiction de Palestine Action au titre de la législation antiterroriste, la criminalisation des actions de soutien à la Palestine et l’emprisonnement prolongé de militants avant jugement.

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Umer Khalid, l’un des prisonniers de Palestine Action détenu à la prison de Wormwood Scrubs pour une action sur une base aérienne britannique, a entamé une grève de la soif après treize jours de grève de la faim pour protester contre la sévérité de son incarcération (voir notre article). Cette escalade critique, qui met sa vie en danger immédiat, a finalement contraint l’administration pénitentiaire à entamer des négociations formelles après des semaines de refus. Bien que la directrice de la prison ait promis une amélioration de ses conditions de détention et une surveillance médicale continue, la situation reste alarmante pour Khalid, qui fait face à une détention provisoire de 18 mois avant son procès prévu en 2027, dépassant largement les limites légales standards.

Par ailleurs, les initiatives se développent pour exiger sa libération et celle des 33 prisonniers pro-palestiniens détenus dans les prisons britanniques. A Bruxelles, un rassemblement d’urgence est organisé en soutien à Umer Khaled le dimanche 25 janvier dès 18H devant le Consulat Britannique à Bruxelles (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

Le gouvernement britannique a annoncé la création d’un nouveau service national de police, le National Police Service (NPS), présenté comme un « FBI britannique », chargé des enquêtes antiterroristes, antifraude et de lutte contre la criminalité grave et complexe. Cette nouvelle force regroupera des missions aujourd’hui réparties entre plusieurs agences, dont l’Agence nationale contre la criminalité (NCA) et des unités régionales, et récupérera aussi les enquêtes antiterroristes jusque-là pilotées par la police de Londres. Selon la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, cette réforme vise à adapter le maintien de l’ordre aux menaces modernes, à renforcer l’efficacité nationale et à permettre aux polices locales de se concentrer davantage sur la délinquance du quotidien.

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