Au Royaume-Uni, trois militants (Haya, Azza et Abdullah) doivent comparaître le 25 février 2026 devant le Westminster Magistrates’ Court, devenant les premiers dans le pays à être inculpés d’une infraction pénale grave pour avoir prétendument scandé le mot « intifada » lors d’une mobilisation pro-palestinienne. Cette affaire est considérée par les autorités comme un cas test dans un contexte de durcissement sécuritaire et de restrictions accrues liées aux manifestations contre le génocide à Gaza. Face à cette situation, leurs soutiens appellent à se rassembler le 25 février dès 9H30 à Londres.

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Vingt-trois des accusés dans l’affaire des Filton 24 (voir notre article) ont été libérés sous caution lors d’une audience à l’Old Bailey, après avoir été détenus jusqu’à 18 mois en attente de procès. Tous les accusés, à l’exception de Samuel Corner, ont obtenu leur libération. Ce dernier fait l’objet d’une nouvelle accusation de coups et blessures graves avec intention contre un policier et a annoncé avoir déposé une nouvelle demande de libération. Cette décision fait suite à l’acquittement par jury des six premiers membres pour vol aggravé, ainsi qu’à l’acquittement formel des six autres pour la même accusation, passible de réclusion à perpétuité.

Au Royaume-Uni, le gouvernement dirigé par Keir Starmer prévoit d’imposer un contrôle d’âge pour l’utilisation des VPN afin d’empêcher les mineurs de contourner les restrictions d’accès aux réseaux sociaux. Cette initiative prolonge l’Online Safety Act, adoptée en 2023, qui impose aux plateformes un devoir de vigilance renforcé : vérification d’âge pour les contenus pornographiques, réduction des contenus illégaux ou préjudiciables aux mineurs, et lourdes sanctions en cas de manquement. La mise en œuvre de cette loi est confiée à Ofcom, l’autorité indépendante de régulation des communications au Royaume-Uni. Ofcom supervise les télécommunications, l’audiovisuel, les services postaux et, depuis l’Online Safety Act, les grandes plateformes en ligne. Elle peut infliger des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial d’une entreprise et, en dernier recours, demander le blocage d’un service non conforme. Le nouveau projet de loi sur le bien-être des enfants et l’école pourrait aller plus loin en fixant un âge minimum légal pour les réseaux sociaux, en limitant certaines fonctionnalités jugées « addictives » et en restreignant l’accès aux VPN pour les moins de 16 ans. Des fournisseurs de VPN comme Mullvad estiment qu’un contrôle d’âge reviendrait en pratique à une vérification d’identité généralisée, avec des risques pour la vie privée et la protection des journalistes, lanceurs d’alerte ou militants.

La Haute Cour de Londres a estimé illégale l’interdiction de l’organisation militante Palestine Action prononcée en 2025 en vertu du Terrorism Act 2000 (voir notre article). Contestée par sa cofondatrice Huda Ammori, cette mesure a été estimée contraire aux droits fondamentaux, malgré les arguments du gouvernement travailliste et de la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, qui a annoncé vouloir déposer un recours. Si cette décision constitue une victoire judiciaire pour les soutiens du mouvement, l’interdiction reste provisoirement en vigueur jusqu’au 20 février au moins dans l’attente d’un éventuel appel, tandis que des procédures judiciaires se poursuivent contre plus d’une vingtaine de militants emprisonnés pour leur participation à des actions ou manifestations visant notamment le principal fabricant d’armes israélien Elbit Systems au Royaume-Uni.

Après une très dure grève de la faim et de la soif, le prisonnier pro-palestinien a été hospitalisé puis placé à nouveau en détention (voir notre article). Dans une déclaration datée du 12 février, il dénonce ses conditions de détention et souligne leur nature politique : « La prison/l’hôpital étaient pressés de me ramener car je représente un « risque pour la sécurité ». À tel point qu’ils ont refusé de me laisser contacter ma famille ou même transmettre un message à mon avocat. Même maintenant, je souffre encore tous les jours et cette manifestation pourrait encore s’avérer fatale. Je vous dis cela, non pas pour susciter la sympathie ou la pitié, mais pour souligner jusqu’où l’État est prêt à aller. Nous passons notre vie à travailler et à payer des impôts pour faire fonctionner ce système défaillant et nos vies ne signifient rien pour eux. Nous ne sommes que des rouages ​​de leur machine d’oppression. La machine qui a bâti les fondements de l’impérialisme et du colonialisme dans le monde entier. » Par ailleurs, il a également rappelé que « le système n’est pas pacifique et il ne changera pas par des moyens « pacifiques » approuvés par l’État. »

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Le prisonnier politique Umer Khalid a été libéré de l’hôpital après plus d’une semaine de soins consécutifs à l’arrêt de sa grève de la faim et de la soif (voir notre article). S’il est désormais retourné à la prison de Wormwood Scrubs, ses soutiens continuent de dénoncer fermement la période d’isolement durant laquelle tout contact avec sa famille et ses avocats lui a été refusé. Ils continuent de se mobiliser via le hashtag #FreeUmerKhalid pour exiger le respect immédiat de ses droits fondamentaux. Bien qu’Umer ait pu reprendre contact avec ses proches dans la soirée du 6 février, la vigilance reste de mise et ses soutiens appellent à poursuivre la mobilisation jusqu’à l’obtention d’une mise à jour complète sur son état.

Six militants liés à Palestine Action ont été acquittés de toutes les charges pesant contre eux suite à leur action d’août 2024 contre une usine britannique du fabricant d’armes israélien Elbit Systems, et ce malgré plus de 17 mois de détention provisoire. Le jury a refusé de les condamner, bien que cinq d’entre eux aient admis avoir endommagé du matériel et qu’un accusé ait frappé un policier. Cette décision est saluée par leurs soutiens comme une « énorme victoire », soulignant la légitimité des actions visant à empêcher l’utilisation d’armes dans le génocide à Gaza qui a fait au moins 71 000 morts. Ce verdict met également en lumière l’usage des lois antiterroristes contre les mouvements militants et renforce les appels à la libération des 18 autres membres toujours détenus dans le cadre de l’affaire dite des Filton 24 (voir notre article).

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Suite à l’arrêt de sa grève de la faim et de la soif (voir notre article), le prisonnier politique Umer Khalid est hospitalisé depuis plus d’une semaine. Tout contact avec sa famille et son avocat lui est toujours refusé. Cette détention sans accès à un conseil juridique ni à ses proches est dénoncée par ses soutiens comme une violation inacceptable de ses droits humains. Ils appellent à se mobiliser, notamment en utilisant le hashtag #FreeUmerKhalid, pour exiger le rétablissement immédiat de ses droits.

Suite à l’arrestation de 96 socialistes et journalistes en Turquie (voir notre article), des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes européennes dans la soirée du 3 février à l’appel d’AVEG-KON et d’autres organisations. En France, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées Strasbourg Saint-Denis à Paris (photo) et la police est intervenue pour interrompre l’initiative. Parallèlement, d’autres initiatiaves ont eu lieu à Rennes et à Lyon, mais aussi en Allemagne (Leipzig, Aix-la-Chapelle, Cologne, Francfort, Darmstadt, Duisbourg et Stuttgart), à Vienne en Autriche, à Genève et Bâle en Suisse, à Bruxelles en Belgique et au Royaume-Uni à Londres et Manchester. Partout, organisations politiques, syndicales et de jeunesse ont dénoncé la répression, scandé des slogans antifascistes et révolutionnaires, rendu hommage aux militants emprisonnés et appelé à renforcer la solidarité et la résistance internationales face aux attaques de l’Etat fasciste turc.

Actuellement détenu à la prison HMP Lewes depuis sept mois sans procès dans le cadre de son engagement au sein de Palestine Action, Moiz Ibrahim est victime d’une campagne de discrimination ciblée de la part du personnel pénitentiaire, ayant entraîné son passage du régime « Amélioré » au régime « Basique » sans motif justifié. Il est désormais maintenu à l’isolement 23,5 heures par jour, privé de contacts sociaux. Déjà en octobre dernier, il avait vu ses droits de visite restreint de manière arbitraire (voir notre article). Une campagne de soutien invite ses soutiens à lui écrire directement pour lui apporter un soutien moral à l’adresse suivante :

Moiz Ibrahim (A2826FH), HMP Lewes, 1 Brighton Road Lewes, East Sussex, BN7 1EA, Royaume-Uni