Plusieurs centaines de personnes ont participé ce dimanche après-midi à une grande marche depuis la Place Saint-Léonard à Liège jusqu’au centre fermé de Vottem. A leur arrivée, une cinquantaine de manifestants ont escaladé les grillages, qui ont rapidement cédé sous leur poids. Ces derniers se sont ‘installés’ dans la cour des détenus au son des tambours. Un hélicoptère s’est stabilisé au-dessus d’eux avant que les forces d’intervention n’arrivent après une heure d’occupation. Ces dernières ont menottés et arrêtés les 49 manifestants, sous les jets de projectiles des détenus. En début de soirée, après une longue attente au commissariat, tous ont été relâchés. L’un d’entre eux a néanmoins du être hospitalisé.

Six hommes de nationalités algérienne et tunisienne ont été mis en examen et écroués à la prison des Baumettes après l’incendie du centre de rétention administrative de Marseille (CRA) qui a fait trois blessés par intoxication mercredi. Les hommes, âgés entre 20 et 30 ans, et qui ont justifié leur geste en évoquant les mauvaises conditions de rétention, ont été mis en examen pour destruction de bien public. Le CRA du Canet ne pourra pas rouvrir ses portes avant fin avril

La juge en charge de l’affaire des huit inculpés du CAS a décidé hier de reporter le jugement programmé ce jeudi 3 mars. Aucune date n’a néanmoins été fixée pour clôturer cette procédure qui dure maintenant depuis presque trois ans.
La soirée de soutien qui se déroulera jeudi soir est maintenue.
47, chaussée de Wavre (à proximité de la Porte de Namur)
Ouverture des portes à partir de 18 heures 30
Repas servi entre 20 heures et 22 heures
5 euros

Hier après-midi, plusieurs dizaines de personnes s’étaient rassemblées devant le centre fermé de Vottem pour dénoncer les politiques d’immigration en Belgique. Lorsque des renforts policiers appelés par la police d’Herstal déjà présente sur place sont arrivés, les manifestants se sont dirigés vers le quartier Sainte-Walburge. Là, une quinzaine d’entre eux ont été interpellés et écroués par mesure administrative. Vers 19h, la police a retrouvé un second groupe de manifestants qui lui avait échappé en montant sur le toit d’un immeuble abandonné. Tous les huit ont également été appréhendé par mesure administrative.

Deux procès sont en cours contre huit inculpés du Comité d’Actions et de Soutien aux « sans-papiers » (CAS). Ce jeudi 3 mars se jouera la dernière partie de cette procédure qui aura duré plus de trente mois.
En avril 2008, débutait sur le campus universitaire de l’ULB, une lutte de personnes « sans-papiers » qui allait découcher sur deux occupations. Un Comité d’Actions et de Soutien (CAS) aux sans-papiers s’est constitué autour de ces occupations pour porter avec elles une lutte politique qui durera plus de deux ans. De nombreuses autre occupations verront le jour dans d’autres endroits partout en Belgique et d’autres CAS seront également constitués. Des actions (occupations, manifestations, perturbation de meetings officiels) ont été menées contre la politique migratoire orchestrée des gouvernements belges et européens, autour de trois objectifs stratégiques : régularisation de tous les sans-papiers, arrêt des rafles et expulsions, destruction des centres fermés. Ces initiatives sont à l’origine des procédures actuelles (avec de très divers chefs d’inculpations)

Rendez-vous ce jeudi 3 mars à 8h30 sur les marches du Palais de Justice pour soutenir les inculpés du CAS !

Violences au centre d’expulsion 127bis contre les détenus, arrestation massive de 150 Pakistanais occupant un immeuble rue Brogniez, descente de police à la maison occupée par des familles place Liedts, grève de la faim de la rue des Chartreux dans l’indifférence…

Manifestation de soldiarité avec les sans-papiers ce lundi 28 février à 10h, métro Porte de Namur, à l’initiative du CRER. http://regularisation.canalblog.com

Après une semaine de nouvelles sur la situation actuelle au centre fermé pour clandestins de Steenokkerzeel, une tentative d’évasion, plusieurs prisonniers ayant été tabassés et une grève de la faim collective, une quarantaine de personnes se sont rassemblés dimanche devant le centre. Durant la manifestation, les prisonniers ont commencé à briser les vitres, à incendier les cellules et à monter sur le toit. A ce moment, beaucoup de renforts de la police et des pompiers sont arrivés, et dans le chaos général, un prisonnier a pu s’évader. Plus tard le soir, les manifestants rentrés, des émeutes sont de nouveau éclatés au centre. Deux des trois ailes du centre ont été ravagé par les mutins : casse, incendie et sabotage des circuits électrique et sanitaires. Les deux ailes ont été déclarés « inhabitables » et les prisonniers ont été transferés à d’autres centres à Vottem, Merksplas et Bruges.

Manifestation et émeutes au 129bis, 20 février 2011

Manifestation et émeutes au 129bis, 20 février 2011

L’immeuble occupé par 150 Pakistanais à la rue Brogniez à Anderlecht a été envahi par la police mercredi matin. La police est intervenue à 7h30, barrant la rue. Les policiers ont obligé un riverain ayant pris des photos à les effacer. Un camion à ordures a embarqué les affaires des occupants qui ont été emmenés dans les casernes d’Etterbeek par un bus de la police fédérale. Aux dernières nouvelles plusieurs d’entre eux ont été libérés, 20 d’entre eux restaient détenus.

Anderlecht: La police envahit l’immeuble occupé rue Brogniez

En janvier 2010 s’est déroulé le procès des inculpés de l’incendie du Centre de Rétention Administrative de Vincennes. De nombreuses campagnes de solidarité ont eu lieu à l’époque, notamment pour dénoncer les différentes entreprises qui participent à l’exploitation, à l’enfermement et à l’expulsion des sans-papiers, et briser la cohérence de la ‘machine à expulser’. Différentes opérations ont visé les constructeurs de prisons (Bouygues, Eiffage), les compagnies de transport qui participent aux expulsions (Air France, Carlson Wagonlit), les banques qui dénoncent les sans-papiers à la police (La Poste, BNP, LCL) et les associations qui encadrent la rétention. Mercredi soir, un nouveau militant a été arrêté et mis en examen pour ‘dégradation en réunion’. A la demande de la juge d’instruction, il a été incarcéré à Fleury-Mérogis. Depuis un an, plusieurs personnes ont déjà été arrêtées, perquisitionnées et mises en examen.