Une note superficielle de six pages fait le tour des “menaces” pour la Belgique en lien avec la crise du coronavirus tel que les conçoit la Sûreté de l’État. Quelques pages sur l’extrême-droite qui à coup de fake-news essaie de lier immigration et pandémie, sur le travail d’influence en faveur de la Russie, sur les risques d’espionnage industriel (avec quelques réflexions sur les dangers potentiels des vidéoconférences). La page consacrée à l’extrême gauche mentionne un appel anarchiste incendiaire sur indymedia et le travail du Secours Rouge : usual suspects… Les médias ont reproduit cette note d’une ligne à l’autre sans le moindre examen critique. Là aussi, rien de nouveau… Lire cette note La page "extrême gauche" de la note

S’organiser contre le capitalisme et le coronavirus

À l’attention des personnes et des forces militantes,

La crise du coronavirus est une crise capitaliste. D’abord parce que les économies dans les soins de santé ont préparé les conditions de la crise sanitaire, ensuite parce que la bourgeoisie doit maintenir certains secteurs économiques en activité pour générer les profits nécessaires à sa survie, enfin parce que là où les soins de santé sont privatisés, les considérations de rentabilité interfèrent, voire priment, sur les considérations de santé publique.

De nombreuses personnes sont ainsi forcées de travailler dans des conditions insupportables, autant de par la charge démultipliée que par les conditions sanitaires dangereuses. Les gouvernements successifs ont quant-à-eux liquidé le service de santé publique, démultiplié la charge des travail des soignant·e·s, offert des milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises, dépensé sans compter dans les guerres d’Irak, d’Afghanistan et d’ailleurs. Ce sont les mêmes qui ont dépensé €4 milliards pour l’achat des avions F35 et qui annonçaient juste avant l’épidémie que les hôpitaux publics devaient faire €50 millions d’économie supplémentaires.

Et c’est, une fois encore, les classes populaires qui payent la note. Car si le virus peut contaminer tout le monde, nous ne sommes pas égaux/égales face à lui. Entre l’accès aux soins de santé, l’accès au remboursement, l’accès à une existence administrative, la précarité de ceux/celles qui sont emprisonné·e·s, sans-papiers, sans-domicile.

La bourgeoisie nous prouve, une fois encore, sont incapacité systémique a gérer les crises que son système génère. Cette crise, comme les autres crises du système capitaliste, lui offre des perspectives de renforcement tout en l’affaiblissant temporairement. Cette crise est également un défi pour nous car nous devront apprendre à faire de la politique en période de confinement et saisir les opportunités historiques de cette situation.

Il n’est pour autant pas question de nier le danger sanitaire que cette pandémie représente pour nous et pour les plus fragiles d’entre nous. Nous devons réfléchir à ce confinement en nos propres termes, nous approprier les moyens de l’autonomie sanitaire, dans nos milieux d’abord, plus largement ensuite. Nous éviter aussi bien l’erreur de « faire dans l’humanitaire » que de déserter le terrain des problèmes matériels. Nous devons encourager toutes les initiatives qui vont dans le sens de l’auto-organisation populaire, fondées sur les valeurs d’entraide et de solidarité. De la même manière, nous ne devons pas laisser les autorités récupérer les manifestations, d’abord spontanées, de soutien symboliques aux travailleurs soignants. Il faut les soutenir et leur donner un sens irrécupérable pour la bourgeoisie.

Nous devons réfléchir à de nouveaux moyens d’action et d’organisation et ne pas se laisser immobiliser par les termes de la bourgeoisie. Il n’est pas question de faire une “pause” dans le cadre d’une soit-disant guerre contre un ennemi commun.

Elle aimerait nous faire croire qu’il existe une “guerre” de l’Humanité contre le coronavirus. En réalité, elle a déjà profité de notre désarmement pour intensifier sa guerre contre les exploité·es. Suspension du droit de grève au Portugal, attaque contre les congés payés et le temps de travail en France, chasse aux SDF et aux migrant·es, rallongement des horaires d’ouvertures des magasins, en Belgique, les exemples se comptent par dizaines.

Nous avons un immense défi à relever sur les moyens d’organisation, notamment dans l’usage des outils par internet. A cet égard, nous recommandons l’usage d’outils chiffrés et/ou auto-hébergés (par exemple, préférer l’usage de Signal, Riot.im, Jitsi, Nextcloud plutôt que de Facebook, Skype, Discord ou Zoom). Il nous faudra également entamer une réflexion plus large sur la forme que pourraient avoir de futures crises, ou le futur de celle-ci, qui nous empêcheraient de communiquer par internet, pour mieux nous y préparer.

Plus qu’à des solutions techniques, ce sont des solutions structurelles qu’il nous faut trouver, non seulement face à la pandémie mais également face à répression et aux moyens qu’elle se permet de déployer dans ce cadre, comme l’utilisation massive des données de géo-localisation des téléphones.

Enfin, il nous faut garder l’esprit ouvert, combattre les sectarismes qui nous divisent pour pouvoir, ensemble, comprendre et combattre les crises actuelles et futur du capital. Ce “confinement” là n’a pas attendu le coronavirus pour nous immobiliser. Si nous n’arrivons pas à affronter cette responsabilité, les crises capitalistes continueront à renforcer la bourgeoisie tout en nous affaiblissant. Saisissons les opportunités, retournons la situation à notre avantage. N’ayons aucune confiance envers la capacité de la classe dominante à gérer cette crise. Et face à cette incapacité, elle n’hésitera pas à normaliser certains aspects du confinement plutôt que d’interrompre la circulation marchande plus longtemps.

Nous devons reprendre le travail dans la rue, ajuster nos modes de fonctionnement et adopter les méthodes d’intervention praticables. Reprendre le travail politique dans la rue aujourd’hui, dans les conditions sanitaires requises, c’est aussi se préparer aux exigences de demain et à un éventuel renforcement du confinement (couvre-feu, permis de circulation sur la voie publique, etc.)

Nous vous donnons rendez-vous sur les fronts de lutte, Courage et force à tou·te·s !

Le soulèvement du peuple libanais contre la corruption et les politiques économiques qui visent à faire payer au peuple la crise du système s’inscrit dans un vaste mouvement de luttes qui traverse les continents. Parmi les moyens utilisés par les élites pour diviser les peuples : le confessionnalisme et le communautarisme. Cette pratique du « diviser pour régner » est profondément ancrée au Liban : instituée par les Français, elle a été reprise par toutes les forces dominantes : semi-féodales, compradores et bourgeoises.

Et c’est une des grandes qualités du soulèvement de ces dernières semaines d’unir les ouvriers, intellectuels, travailleurs agricoles, étudiants, et membres de la petite-bourgeoisie indépendamment de leurs confessions et communautés respectives. La violence de la réaction des partis communautaristes, qui lancent leurs miliciens contre les manifestants avec la complicité des forces de sécurité, montre l’importance de l’enjeu. Important aussi est la présence, dans le mouvement, de la revendication de la libération de Georges Abdallah. Georges Abdallah est une figure internationale qui incarne la résistance anti-impérialiste et anti-sioniste. Il incarne aussi cet héritage révolutionnaire qui, tournant le dos au communautarisme, a mis en avant l’internationalisme révolutionnaire comme élément central de la libération entre les peuples.

La figure de Georges Abdallah rappelle aussi l’importance de la lutte pour une Palestine libre, laïque et démocratique. Les capitulation d’Oslo, les perspectives d’un « État arabo-musulman » à côté d’un « État juif » ne peuvent satisfaire que ces élites qui collaborent avec l’impérialisme et qui font leur fortune sur le dos de leur peuple. Faut-il rappeler qu’Ahmad Sa’adat, secrétaire général du FPLP, la principale force s’opposant aux accord d’Oslo, a été emprisonné par l’Autorité Palestinienne avant de l’être par Israël ? Pour soutenir la lutte du peuple libanais et pour appeler à la libération de Georges Abdallah, pour soutenir la lutte du peuple palestinien et pour appeler à la libération d’Ahmad Sa’adat, le Secours Rouge International, le « Liban se soulève », le Secours Rouge Arabe, et Samidoun appellent à une Journée internationale d’action dimanche 19 janvier.

Volet bruxellois de cette journée d’action : un rassemblement aura lieu devant l’ambassade libanaise, Avenue Franklin Roosevelt 101, à 1050 Bruxelles, le 19/1 à 18h.

Ce vendredi 17 janvier, le Secours Rouge et le Local Sacco-Vanzetti vous accueillent vous invitent à boire un pot autour de discussions informelles sur les luttes en cours. Musique, cocktails, bonne ambiance, stand d’écriture aux prisonniers politiques et tables d’infos seront au menu comme à chaque apéro antirep’ ! Rendez-vous dès 19h au Local Sacco-Vanzetti, 54 Chaussée de Forest, à 1060 Saint-Gilles.

Nous avons récemment changé de compte en banque (nouveau compte, à l’ordre de “Solidarité” : BE97 0689 3605 2249). Pour certaines personnes, il peut être difficile de faire un ordre permanent ou un don par virement. C’est pourquoi nous invitons ces personnes à nous soutenir via la plateforme Patreon. Attention toutefois, il y a plus de frais liés à l’utilisation de cette plateforme que via les virements bancaires. Lorsque cela est possible pour vous, nous vous invitons donc à faire vos dons récurrents ou uniques via le compte en banque.

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Live

  • 16h15 : La RTBF annonce deux personnes arrêtées peu avant le début de la manifestation pour “insultes aux forces de l’ordre”.
  • 16h05 : Fin du live.
  • 15h50 : Les différents dispositfs policier (autopompe, policers en scooter, combis) semblent se disperser.
  • 15h45 : La ligne de police qui empêchait l’accès au Rond Point Schuman se disperse.
  • 15h10 : Déploiement de 7 combis des deux cotés du parc. Ils font mouvement vers Mérode. Un hélicoptère est présent sur zone.
  • 15h : La police se déploie en haut du Parc du Cinquantenaire, coté Mérode.
  • 14h53 : La police ferme une rue en plus. Avenue de la Joyeuse Entrée 24, 1000 Bruxelles, Belgique.
  • 14h50 : Risque de nasse entre le Parc du Cinquantenaire et Shuman.
  • 14h45 : La manifestation arrive au Rond Point Schuman. La tension monte. Une ligne de police signalée bloque l’accès.
  • 14h35 : Présence de 4,5 fascistes non-affichés dispersés dans la manifestation.
  • 14h35 : 6 Combis de police signalés Place Stéphanie.
  • 14h30 : Dispositif policier important, dont des policiers avec des chiens ainsi qu’une autopompe, signalé autour de la manifestation.
  • 14h30 : La manifestation est à l’arrêt Place Jean Rey. La manifestation se remet en route.
  • 14h20 : La manifestation passe la Gare de Bruxelles Schuman.
  • 14h15 : La manifestation arrive à Maelbeek.
  • 14h10 : La manifestation passe le croisement Rue de Trêve et Belliard.
  • 14h : La manifestation se met en route au départ de Place de Luxembourg. Elle se dirige vers Rue Beilliard.
  • 13h55 : Place du Luxembourg, présence de policiers en civil autour du rassemblement.
  • 13h40 : Deux antifascistes arrêtées probablement aux environs de la Place du Luxembourg.
  • 13H30 : Autopompe signalée square de Meeus.
  • 13h20 : Policiers en nombre signalés Gare du Luxembourg.
  • 13h05 : 3 combis de police rue Montoye,  5 au Square de Meeus ainsi que 4 combi Carrefour de l’Europe. Présence de policiers en nombre Place de Londres.
  • 13h05 : Il y aurait environ 15 arrestations à trône (Très probablement des fascistes qui avaient annoncé leur présence).
  • 12h50 : Dispositif policier important à trône.
GJ Dispostif Policer à trône

GJ Dispostif Policer à trône

  • 12h50 : Place du Luxembourg, contrôle systématique (sac, identité, prise de photo, prise de photo des drapeaux) en particulier des jeunes.
  • 12h30 : Beaucoup de policiers signalés Place du Luxembourg (notamment tout autour). Une personne aurait été arrêtée (à confirmer).
  • 11h50 : Début du live !

Ce 30 novembre, à l’occasion de la manifestation des Gilets Jaunes qui aura lieu à 13h à la Place du Luxembourg sous haute surveillance policière (évenement Facebook), notre permanence téléphonique anti-répression est ouverte à partir de 12h. Vous pouvez la joindre, en priorité via l’application Signal, mais également via Whatsapp, appel et SMS. Nous maintiendrons également sur cet article un direct écrit de la manifestation. Notez également l’adresse centrale de notre pôle “legal team et antirépression” sur secoursrouge.org/antirep

+32 467 705 874

Dans quels cas nous contacter ? Comment s’informer ?

  • Si vous voyez des arrestations, une nasse, des violences policières, ou d’autres infos utiles, en précisant le moment et le lieu.
  • Si vous ou quelqu’un d’autre est arrêté.
  • Dans cet article, ci-dessous !

Salutations internationales aux prisonnier·e·s révolutionnaires à l’occasion de la Conférence de Travail du Secours Rouge International, novembre 2019.

Les délégué·e·s de Belgique, Suisse, Italie, Allemagne et Turquie/Kurdistan présent·e·s à la Conférence de Travail 2019 du Secours Rouge International vous adressent leurs salutations les plus chaleureuses.

La conférence s’est tenue dans un contexte général de progrès du fascisme sous toutes ses formes : du fascisme déchaîné au pouvoir en Turquie à l’action des gangs néo-nazis ou islamistes en passant par les politiques gouvernementales racistes et répressives des États de l’Union Européenne.

Cette tendance est issue de la crise générale du capitalisme, qui ne peut répondre aux aspirations des peuples que par la répression et la violence. Le SRI a toujours considéré que la dialectique lutte/répression/résistance était une partie importante, organique, du processus révolutionnaire. Il faut assumer cette dialectique comme partie intégrante de la tendance à la guerre de classes, un espace de maturation et de qualification de la lutte révolutionnaire.

Cette perspective prend un caractère concret avec le développement de nouveaux mouvements de masse, comme celui des Gilets Jaunes en France, des mouvements populaires au Chili, etc. Ces mouvements sont eux aussi issus de la crise générale du capitalisme, et ils expriment, par de nouvelles voies, l’aspiration des peuples à un changement de société. Ces mouvements sont confrontés à une répression très brutale, à laquelle ils offrent, ne serait-ce que par leur continuité, une résistance admirable. La défense des luttes dans la rue est l’une de nos préoccupations dans la période actuelle.

Les enjeux de la résistance du Rojava à l’agression fasciste turque concernent tout le mouvement révolutionnaire. Le destin politique de l’Europe est étroitement lié à celui du Moyen-Orient, et le Rojava est la principale ligne de front. On y voit s’opposer de la manière la plus nette et la plus radicale le projet de société nouvelle aux formes les plus barbares de répression et de réaction. Cet enjeu est assumé par les internationalistes (notamment ceux du Bataillon International de Libération) dont 48 ont payé de leur vie cet engagement. Notre campagne pour fournir les combattant·e·s du Rojava en matériel médical de première ligne est notre contribution modeste, mais effective. La délégation turque a souligné, à notre conférence, l’importance de l’internationalisme, dans toutes ses formes et à tous les niveaux d’action, dans cet affrontement d’une portée internationale.

Le succès du mois d’agitation pour Georges Abdallah est l’expression d’une autre facette de notre travail qui unit la défense des prisonnier·e·s révolutionnaires à la valorisation des causes qu’ils incarnent, dans le cas de Georges à la cause du peuple Palestinien. Cette mobilisation prend un sens tout particulier alors que les peuples arabes, notamment en Irak et au Liban, descendent dans la rue contre des régimes réactionnaires et corrompus.

Malgré les progrès du fascisme et de la réaction, impulsés par le système pour désamorcer les conflits que sa crise génère, les luttes de classes et populaires constituent une alternative puissante, à laquelle nous contribuons dans la mesure de nos moyens. Vous êtes une part de cette alternative, comme dans cette lutte contre la section spéciale d’isolement de la prison de l’Aquila, partie de la lutte contre la loi 41bis, qui a montré que la détermination et l’unité entre prisonnier·e·s révolutionnaires de différentes tendances, renforcée par la solidarité extérieure et intérieure, pouvait déboucher sur une victoire.

C’est en soulignant votre importance pour le processus révolutionnaire et en saluant votre résistance dans les prisons que nous vous adressons, cher·e·s camarades, nos salutations les plus chaleureuses.

Contacter un groupe local membre ou allié du Secours Rouge International

Si ce site est à l’origine celui de la section belge du SRI (et tend à devenir celui de toutes ses sections francophones), des groupes participent et soutiennent les campagnes du SRI à travers toute l’Europe. Vous pouvez retrouver la liste de ces groupes sur la page Participants du site du SRI.

En contactant la section la plus proche de chez vous, vous pourrez recevoir du matériel, participer aux événements de votre région, rencontrer des militant·e·s, etc.

Apporter votre talent

Graphiste, webdesigner, webdeveloper, vidéaste, caméraman, infirmier·e, informaticien·ne, comédien·ne, possédant un permis de conduire et/ou d’un véhicule, musicien·ne, organisateur/organisatrice de concerts, et bien d’autres : ces capacités peuvent aider le Secours Rouge. Si votre talent n’est pas dans la liste il peut certainement nous donner un coup de pouce également !

Fournir du matériel

Draps, enveloppes, timbres, matériel électronique, etc… De nombreux objets peuvent nous aider à remplir nos missions.

Fournir et relayer les informations

Notre site internet publie quotidiennement plusieurs dépêches au sujet de la répression des militant·e·s progressistes et révolutionnaires et de la résistance à cette répression. Si vous disposez d’une information ou si vous remarquez qu’une information ne figure pas sur notre site, n’hésitez pas à nous la transmettre. Inversement, relayez nos articles et nos publications dans vos réseaux personnels et politiques et relayez nos articles sur les réseaux sociaux.

Faire des dons ponctuels ou récurrents

Les activités du Secours Rouge dépendent largement du soutien et de la solidarité qui lui sont apportés chaque mois par des donateurs. Nous utilisons ces fonds notamment pour : soutenir les prisonnier·es politiques; imprimer des affiches, autocollants, publications; permettre à des militant·es qui n’en auraient pas les moyens de participer à des délégations internationales,… Un ordre permanent, même de 5€/mois, sur le compte du Secours Rouge, est également un immense soutien à nos luttes ainsi qu’aux prisonnier·es que nous soutenons. Nous acceptons les dons via Paypal et Patreon pour les personnes qui auraient des difficultés à faire un virement (ces moyens sont plus lourdement taxés que le virement).

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