Neuf révolutionnaires d’origine turque ont été arrêtés ce 28 novembre en Grèce, ils sont accusés d’appartenance à une organisation terroriste (le DHKP-C), de possession d’explosifs et d’armes à feu et d’avoir planifié une action armée contre le président turc Erdogan. Celui-ci doit effectuer une visite officielle en Grèce dans quelques jours, la première visite d’un chef d’état turc en Grèce depuis 65 ans. C’est aussi la première fois que des militants sont accusés d’être membres du DHKP-C et d’avoir planifié une attaque sur le sol grec. Plusieurs prisonniers sont actuellement détenus et accusés d’être membres du DHKP-C, mais pour avoir approvisionné le parti.

Les prisonniers déplacés par la police anti-terroriste

Les prisonniers déplacés par la police anti-terroriste

Une trentaine de manifestants solidaires, dont certains venus d’Allemagne, se sont rassemblés devant le Palais de Justice de Liège ce mardi à l’occasion de l’audience de Erdal Gököglu, un militant révolutionnaire antifasciste d’origine turc, poursuivi par l’Allemagne. Voir notre article précédent. Cette dernière demande son extradition et lui reproche principalement trois choses: d’avoir vendu des revues, organisé des concerts, et organisé une conférence à l’Université de Berlin, conférence lors de laquelle il est intervenu. Erdal, emprisonné depuis le 13, est arrivé à l’audience entourés par huit policiers cagoulés, il portait une ceinture spéciale à laquelle il était menotté, ceinture qui lui a été retirée pendant l’audience à la demande de la juge. Des mesures de sécurité lourdes pour ce qui ne ressemble pas même à des délits. Mais cela n’a pas empêché le Procureur de demander à ce que la Belgique fasse confiance à l’Allemagne en acceptant la demande d’extradition. Le résultat de l’audience sera normalement connu dans la journée. Depuis son arrestation il y a deux semaines, il n’a reçu ni papier, ni enveloppes, ni timbres.

Mise à jour: Le juge a décidé d’extrader, la défense a fait appel, nouvelle audience dans 15 jours.

Rassemblement pour Erdal Gokoglu

Rassemblement pour Erdal Gokoglu

Rassemblement pour Erdal Gokoglu
Rassemblement pour Erdal Gokoglu

C’est demain mardi, à 8h45 du matin, que va comparaitre au Palais de justice de Liège Erdal Gököglu (voir notre précédent article). Militant révolutionnaire, Erdal Gökoglu a été longtemps prisonnier politique en Turquie. L’un de ses tortionnaires fut Maksut Karal, un des gardes du corps du président Erdogan. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la Turquie mais, vivant en Belgique depuis 2002, il y a été reconnu comme réfugié politique en 2007. Il souffre du syndrome de Wernicke-Korsakoff des suites de sa grève de la faim dans les prisons turques. C’est maintenant la justice allemande qui demande son extradition. Pour le soutenir à l’audience: Palais de Justice, 2, Rue de Bruxelles, 4000 Liège.

Erdal Gokoglu

Erdal Gokoglu

Depuis la tentative de coup d’Etat avorté de juillet 2016, des purges ont lieu dans plusieurs secteurs : armée, média, justice, enseignement … Parmi les enseignants arrêtés, Nuriye Gülmen et Semih Ozakça sont devenus emblématiques. Alors qu’ils étaient en grève de la faim pour retrouver leur poste de travail, ils ont été arrêtés. Une peine de 20 ans a été requise contre eux et leur procès a déjà été plusieurs fois reporté. Leurs avocats ont même été arrêtés.

Dans le cadre du 18ième Festival Cinéma d’attac, ce dimanche 26 novembre à 17h. au Botanique, Eric Pauporté, réalisateur, récemment revenu de Turquie, viendra proposer des éléments du film qu’il prépare à propos de Nuriye et Semih. Cette séance sera soutenue par le Comité pour la levée de l’état d’urgence en Turquie. Le Secours Rouge a réalisé une interview d’Eric Pauporté à son retour de Turquie:

SR : Dans quel cadre as-tu assisté au procès ?
EP : J’y suis allé isolément, pas dans le cadre d’une délégation, mais à l’appel d’un camarade du Front Populaire qui souhaitaient la présence de témoins internationaux pour rendre compte du procès. J’y suis allé en isolé, aussi pour des raisons de prudence, dans le contexte d’une surveillance policière omniprésente. Les militants s’exposent à une répression dont on ne mesure pas l’importance ici.

Lire suite ici:Interview sur le procès de Nuriye et Semih

Nuriye et Semih

Nuriye et Semih

Plusieurs centaines de personnes ont participé aux « 3 jours de soutien aux prisonnières et prisonniers du mouvement kurde en Turquie » à Toulouse (voir notre article précédent).

L’OCML VP, membre de la campagne Celox, est notamment intervenue sur la répression contre les membres de l’ATIK et ceux du Bataillon International de Libération.

Une salle pleine pendant les débats.

Une salle pleine pendant les débats.

Le jeudi 16 novembre dernier, quatre combattants du MKP/HKO (Parti Communiste Maoïste/Armée Populaire de Libération) ont été tués dans des affrontements avec l’armée turque dans le Dersim. Les quatre guérilleros sont Lorin (Eylem Zeytin), Savaş (Fırat Taşkın), Cenk (Eren Tali) et Nuda (Helin Felekoglu).

Les quatres combattants du MKP/HKO tués.

Les quatres combattants du MKP/HKO tués.

Erdal Gökoglu, opposant politique turc qui a survécu à plusieurs massacres de détenus en Turquie, a été arrêté le 13 Novembre à Liège. Il est incarcéré sur base d’un mandat d’arrêt international émis par l’Allemagne. Erdal vit en Belgique depuis 2002. Il y a été reconnu comme réfugié politique en 2007. Il souffre du syndrome de Wernicke-Korsakoff des suites de sa grève de la faim dans les prisons turques. Il est détenu à la prison de Lantin et attend de de comparaître devant un juge pour connaître la raison de son arrestation.

Erdal Gokoglu

Erdal Gokoglu

Un policier a été tué et neuf blessés vendredi lors d’affrontements avec un ou des combattants PKK à Diyarbakir. Un combattant du PKK a perdu la vie dans l’affrontement. La fusillade a éclaté lors d’une intervention des forces de l’ordre visant à interpeller un membre présumé du PKK. Les policiers sont entrés dans plusieurs immeubles voisins et ont commencé à tirer vers le dernier étage de l’immeuble d’en face. C’est le déclenchement d’une bombe qui aurait causé les pertes dans les rangs de la police.

Périmètre de sécurité établi par la police après la fusillade de Diyarbakir

Périmètre de sécurité établi par la police après la fusillade de Diyarbakir

Le rassemblement hebdomadaire de soutien à Nuriye et Semih qui se devait se tenir ce samedi 4 novembre à la Place de la Monnaie, a été interdite par la police. Les manifestants arrivés sur place ont donc été aussitôt encerclés par la police, leurs identités ont été prises. L’argument présenté par la police était les émeutes anti-kurdes qui ont eu lieu la semaine précédente à Anvers.

Le ‘Comité pour la Levée de l’État d’Urgence’ avait déjà été attaquée par la police le 22 février dernier, alors qu’un rassemblement pour Musa Asoglu avait été interdit.

Semih Özakça et son épouse Esra.

Semih Özakça et son épouse Esra.

Des affrontements entre l’armée turque et des combattants du PKK qui tentaient de franchir la frontière pour pénétrer dans la province d’Hakkari, ont eu lieu ce jeudi à proximité de la frontière irakienne. Cinq combattants du PKK, six soldats turcs et deux miliciens anti-guérilla ont été tués dans un premier affrontement. Plus tard, dans le même secteur, un autre groupes de combattants kurdes a été repéré et ciblé par une opération de grandes envergures appuyée par des hélicoptères. L’armée turque revendique la mort de 12 guérilleros mais n’a exposé un butin que de 4 armes (trois lance-roquettes et un AK47).

Matériel récupéré par l’armée

Matériel récupéré par l'armée