La semi-liberté a été octroyé jeudi à Pierre Alessandri, condamné en 2003 à la perpétuité pour l’exécution en Corse du préfet Erignac et détenu depuis 23 ans. Cette décision du tribunal d’application des peines antiterroriste (Tapat) rendue jeudi devait être effective à partir du 13 juin. Cette décision devait lui permettre de travailler dans la journée dans une exploitation agricole, à l’extérieur de la prison de Borgo (Haute-Corse), où il est détenu depuis le 11 avril avec Alain Ferrandi, autre membre du commando Erignac. Le parquet national antiterroriste a fait appel, ce qui suspend immédiatement la décision. Arrêtés en 1999, Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, avaient été condamnés en 2003 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 18 ans. Ils sont libérables depuis mai 2017.

C’est la troisième fois que Pierre Alessandri, 63 ans, demandait à bénéficier du régime de semi-liberté. En réponse à ses deux premières demandes, en octobre 2019 puis en juillet 2021, le tribunal d’application des peines antiterroriste avait déjà donné son feu vert, mais le parquet national antiterroriste (Pnat) avait contesté la décision, qui avait ensuite été infirmée en appel dans les deux cas. La décision de semi-liberté était attendue en Corse, après l’agression mortelle en prison le 2 mars d’Yvan Colonna.

Alain Ferrandi et Pierre Alessandri

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Jeudi 5 mai, l’anarchiste emprisonné Alfredo Cospito a été informé qu’on lui avait imposé le régime de détention 41 bis. Ce régime, particulièrement dur, a pour but d’empêcher toute forme de communication. Il prévoit l’isolement, l’interdiction de tout moment en commun entre détenus et de toute activité interne à la prison, le silence, la censure du courrier, une heure de parloir par mois, séparés par une vitre par un interphone et avec l’enregistrement des dialogues, dix minutes d’appels téléphoniques par mois avec une membre de la famille qui a reçu une autorisation et qui est obligé d’appeler à partir d’une caserne des Carabinieri. Les détenus ont l’interdiction de recevoir des journaux et des livres, la majorité du courrier est bloqué de manière préventive, ils n’ont pas la possibilité d’acheter des journaux et ont des fortes limitation quant aux objets qu’ils peuvent garder dans leur cellule (il y a un nombre maximale de livres, d’habits, de nourriture, de papier et de stylos).

Ce n’est pas la première fois que ce régime de détention est appliqué à des révolutionnaires : il a été décrété contre quatre prisonniers des Brigades Rouges PCC. Une des prisonnière s’est depuis suicidée, les autres restent détenus sous ce régime. Ce qui est particulier en ce cas, c’est que le 41bis est demandé contre Alfredo… après dix ans d’emprisonnement. Alfredo Cospito avait participé à la jambisation du PDG d’Ansaldo Nucleare. Le fait que l’État n’a pas réussi à isoler Alfredo ni à faire taire sa contribution révolutionnaire, a été une épine dans le pied pour la magistrature et la police. Cela a mené, ces dernières années, à d’autres mesures répressives à son encontre.

Alfredo Cospito

Alfredo Cospito

Maria Aliokhina, 33 ans est la chanteuse des Pussy Riot, un collectif féministe punk depuis dix ans dans le collimateur des autorités russes. Ses prises de position contre le pouvoir lui valent régulièrement arrestations et séjours en prison. Maria Aliokhina a déjà purgé une peine de deux ans pour avoir joué une « prière punk » dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou en 2012. Suite à l’intensification de la répression consécutive à la guerre en Ukraine, les autorités lui avaient annoncé que que son assignation à résidence (pour avoir appelé à manifester pour la libération des prisonniers politiques) allait être changé en une détention dans une colonie pénitentiaire. C’est ce qui l’a déterminé à s’évader .

Après avoir laissé son téléphone portable, et elle sortie vêtue de l’uniforme du Delivery Club (un équivalent d’Uber Eats en Russie), qu’une amie a réussi à lui faire passer. Blouson à capuche qui dissimule son visage, gros sac carré réfrigéré dans le dos. Un complice la conduit ensuite en voiture jusqu’à la frontière avec la Biélorussie, à six heures de route. Il a fallu trois tentatives pour passer la frontière de la Lituanie.  Maria Aliokhina est à Vilnius, elle y a retrouvé des membres de son groupe dont sa petite amie, Lucy Shtein, qui eux aussi se sont enfuis.

 

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Au moins un militant de la région bruxelloise a été convoqué par la police de la zone Bruxelles-Ixelles, accusé notamment de diffamation contre un serveur d’un café du Cimetière d’Ixelles. Il y aurait près d’une centaine d’autres personnes convoquées.

En octobre 2021, de nombreuses accusations de viol sous GHB avaient visé un barman qui travaillait aux cafés Waff et El Café, au Cimetière d’Ixelles. Suite à l’affaire, de nombreux nouveaux témoignages sont apparus, y compris contre d’autres serveurs de cafés bruxellois. Plusieurs grandes manifestations avaient eu lieu. Bilan, malgré les grands discours de la commune, le serveur n’avait toujours pas été auditionné en février dernier et ce sont à présent les soutiens des victimes qui vont être interrogé·e·s.

Si vous êtes vous-même concerné·e par l’une de ces convocations, n’hésitez pas à contacter notre legal-team au +32 456 20 06 42 ou par e-mail.

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Les systèmes informatiques avec lesquels les services de police travaillent en Belgique datent du début des années 1990. Il existe certes une banque de données nationale, mais les 185 zones de police locales disposent chacune de leurs propres systèmes. Quant à la police fédérale, elle recourt à un processus encore différent. En mai 2016 déjà, le gouvernement Michel avait annoncé un plan « i-Police ». « Alors qu’en 2016, on avait budgété 90 à 110 millions d’euros, on prévoit aujourd’hui 299 millions d’euros.

Grâce à i-Police, 80 applications utilisées par la police seront remplacées par une seule, centrale, qui traitera tous les dossiers. Ce méga-contrat a été accordé à un consortium qui gravite autour du groupe télécom français coté en bourse Sopra Steria, en partenariat avec des firmes comme KPMG, Microsoft, Niche, Orbit et TA9. Les premiers projets pilotes démarreront l’an prochain et le processus de basculement devrait être finalisé d’ici fin 2025. Le système scrutera automatiquement d’autres banques de données comme le registre national, la DIV et les banques de données de la justice. Des algorithmes permettront de croiser ces données avec des images de caméras, des photos, des empreintes digitales ou autres documents.

 

Plus de 50 réunions ont été enregistrées à Berlin pour les 8 et 9 mai pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale. La police de Berlin y a interdit par décret les drapeaux et symboles de l’Union soviétique. Ce décret de la police de Berlin date du 4 mai, est s’appliquera du 8 mai à 6 heures du matin au 9 mai à 22 heures. Sont concernés 15 mémoriaux, sites commémoratifs et bâtiments historiques où les survivants de l’Holocauste et de la guerre d’extermination et leurs proches ainsi que les opposants au fascisme et à la guerre tiennent traditionnellement des rassemblements.

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Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche partout en France à l’occasion du 1er-Mai, dans un contexte très politique après la présidentielle, et plusieurs cortèges ont été accompagnés d’affrontements entre policiers et manifestants, en particulier à Paris. La mobilisation a été supérieure à celle de l’an dernier dans l’ensemble de la France, où la CGT a revendiqué 210 000 manifestants, contre 170 000 l’an dernier. Des dizaines d’agences bancaires ou immobilières, de sociétés d’assurance, ont été attaquées, et des affrontements ont émaillé le parcours avec des grenades lacrymogènes répondant à des jets de projectiles. À Rennes, la manifestation a été suivie d’un rassemblement devant la mairie où les forces de l’ordre ont fait usage de lacrymogènes. À Nantes, les manifestants ont également ciblé des agences immobilières et affronté les forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogènes.

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Entre 600-700 personnes ont manifesté de la Place Morichar à la Gare Centrale pour le 1er Mai Révolutionnaire. De nombreux groupes de la gauche révolutionnaire, anarchistes, autonomes, communistes, anti-fascistes, syndicalistes révolutionnaires, féministes révolutionnaires, des groupes révolutionnaires de l’immigration politique en Belgique ont répondu à l’appel, venus d’Antwerpen, de Leuven, de Louvain-la-Neuve, de Namur, de Liège, d’Amsterdam. Trois interventions ont été lues au micro : celle l’Alliance VNR féministe révolutionnaire, celle du Leuven Anarchistische Groep et celle du mouvement de libération kurde. Le cortège a traversé Saint-Gilles de la Barrière à la Porte de Hal pour entrer à Bruxelles-Ville par la Rue Haute où plusieurs actions directes ont visé des symboles de la gentrification, du colonialisme (comme l’Agence Belge de Développement) et du capitalisme, comme plus loin au PS. Le cortège s’est dissout devant la Gare Centrale.

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Le Secours Rouge co-organise le 1er Mai révolutionnaire à Bruxelles dans le cadre de « Classe contre Classe ».

L’appel de Classe contre classe

L’appel général de l’Alliance:

L’humanité a le couteau sur la gorge. Le capitalisme ne se limite plus, dans sa soif de profit, à lui rendre la vie infernale: il menace son existence même.
Au delà des résistances, au-delà des fronts de luttes spécifiques, émerge le besoin d’un mouvement révolutionnaire capable de rompre avec le capitalisme et toutes les formes de dominations. Le 1er Mai révolutionnaire est l’expression de ce besoin.
Pas un défilé ritualisé, pas une cohabitation des luttes, pas une plate-forme des revendications: mais l’expression de notre volonté commune de mener un processus révolutionnaire jusqu’au bout, jusqu’à la liquidation du capitalisme et des autres systèmes de domination, de sa classe dominante, et de tout ce qui assure leur pouvoir: leur État, leur parlement, leurs lois, leurs complices “critiques”, leurs alliances et leur police.

 

Le Conseil d’État annonce aujourd’hui la suspension du décret de dissolution du Collectif Palestine Vaincra publié le 9 mars dernier par le ministère de l’intérieur. C’est une première victoire pour Collectif Palestine Vaincra en attendant le jugement du recours en annulation. Dans son ordonnance du 29 avril, le Conseil d’État estime que le décret « n’est ni nécessaire, ni adapté et porte une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et à la liberté d’association », étant donné que le Collectif Palestine Vaincra « ne provoque ni ne contribue à la discrimination, à la haine ou à la violence, que ses prises de position vis-à-vis d’Israël et du sionisme ne présentent pas un caractère antisémite, qu’il a toujours condamné l’antisémitisme, que la campagne de boycott des produits israéliens constitue une modalité légitime d’expression d’opinions protestataires ». Cette décision est un véritable camouflet contre le pouvoir (Emmanuel Macron avait affirmé il y a quelques temps à Toulouse que le CPV était un « collectif antisémite ») et bat en brèche la propagande de l’extrême droite sioniste et ses amalgames entre antisionisme et antisémitisme.

 

 

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