La cour d’appel de Liège a condamné mardi les 17 militants et responsables de la FGTB, poursuivis à la suite d’une action de blocage du pont de Cheratte en octobre 2015, à des peines allant de 15 jours à 1 mois avec sursis et à des amendes allant de 200 à 350 euros. Le tribunal correctionnel de Liège les avait condamné en novembre 2020 à des peines allant de 15 jours de prison avec sursis à 1 mois de prison avec sursis et avec amendes de 600 euros (voir notre article). Le syndicat avait fait appel, il ira maintenant en cassation.

 

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Six associations et collectifs de soutien aux prisonniers politiques corses ont décidé de passer à l’action ensemble. Lors d’une conférence de presse commune mercredi à Corte, l’Ora di u Ritornu, Aiutu Paisanu, Patriotti, Sulidarità, Aiutu Patriotticu et le Comité de défense d’Yvan Colonna ont appelé le peuple corse et tous ceux qui se sentent concernés par la cause des prisonniers politiques corses à se rassembler mercredi 20 octobre à 11 heures devant la sous-préfecture de Corte.

 

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Lundi 25 octobre dès 19H au Chat Noir (33 rue Antoine Puget, 31200 Toulouse), le Secours Rouge Toulouse vous invite à une soirée-débat sur l’histoire des Cellules Communistes Combattantes en présence de Bertrand Sassoye, membre fondateur des CCC et ancien prisonnier politique. Après une courte introduction, un documentaire sera projeté, suivi d’une intervention de notre invité ainsi que d’une discussion. À cette occasion, Bertrand Sassoye reviendra sur la création et l’histoire des « CCC », les Cellules Communistes Combattantes dont il fut l’un des fondateurs. Ce groupe révolutionnaire choisit la voie de la lutte armée dans les années 80 en Belgique. Les CCC signèrent alors 28 attaques, ciblant notamment des intérêts matériels impérialistes et des symboles du capitalisme (tels que banques, entreprises, ou encore oléoducs de l’OTAN). L’organisation cessa son activité après l’arrestation de ses principaux membres et leur condamnation en 1988 à la perpétuité.

L’événement Facebook

Deux militants du groupe anarchiste Rouvikonas sont poursuivis pour l’exécution d’un agresseur et dealer en 2016, par une milice anarchiste, à Exarchia (voir notre article). Giorgos Kalaitzidis et Nikos Mataragkas risquent la prison à vie. Le premier témoin à charge était une habitante du quartier de Kifissia qui fréquentait autrefois Exarcheia. Mais au lieu d’accuser Giorgos et Nikos, elle a subitement démasqué la police. Elle a tout d’abord dévoilé qu’elle n’était pas du tout à Exarcheia le jour de l’exécution et que ce qu’elle devait dire dans ce procès lui avait été dicté. Elle a précisé que la police lui avait promis de l’aider dans ses affaires personnelles (poursuites pour trafic de drogue) si elle témoignait contre les deux accusés. Elle a ajouté qu’elle n’avait jamais vu les deux anarchistes.

Après ce témoignage accablant sur la façon dont le complot a été organisé par la police grecque, les deux autres témoins à charge ont enfoncé le clou. Tout d’abord, une infirmière d’EKAB (le samu grec) a dit qu’elle ne savait absolument rien. Puis, le troisième témoin a fait savoir qu’il ne reconnaissait ni Giorgos ni Nikos, alors qu’il était sur les lieux de l’exécution : c’est le principal témoin oculaire. Après cette première étape calamiteuse, le procès a été ajourné au vendredi 29 octobre à 11h00.

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Avec l’aide d’un blindé, la police a pénétré vendredi matin dans le « Köpi », à Berlin-Mitte, un espace alternatif occupé par des tentes et des véhicules-logements. Les policiers ont découpé au chalumeau les tôles protégeant l’espace. Ils ont aussi usé de tronçonneuses alors qu’ils étaient bombardés de projectiles divers. Lors de l’évacuation, 37 habitants et partisans du projet ont été embarqués en début d’après-midi. Il y a eu 21 arrestations au cours de l’opération, des occupants mais aussi des manifestants solidaires qui s’étaient rassemblés autour du site de la Köpenicker Straße. Neuf partisans du « Köpi » sont restés perchés sur des arbres du quartier.

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Le mercredi 13 octobre, le procès dit de « Wasen » contre deux antifascistes de Stuttgart s’est achevé au tribunal régional supérieur de Stuttgart par des condamnations extrêmement lourdes : des peines de prison 4 ans et demi pour Jo, et 5 ans et demi pour Dy. Les deux militants sont accusés d’avoir été impliqués dans une altercation physique avec des membres du pseudo-syndicat fasciste « Centre Automobile » le 16 mai 2020, en marge d’une marche de l’extrême-droite (« Querdenker »). Dans le cadre des mesures de surveillance et des perquisitions à grande échelle ciblant les structures antifascistes de Stuttgart, Jo et Dy ont été arrêtés ; tandis que le premier a été temporairement libéré après plus de six mois de détention provisoire, Dy est enfermé à Stuttgart-Stammheim depuis plus de onze mois.

A l’issue du procès, qui ne reposait que sur des preuves circonstancielles, la défense avait demandé l’acquittement des deux antifascistes le 29 septembre 2021. Le procureur, en revanche, avait plaidé une condamnation pour lésions corporelles dangereuses et particulièrement graves ainsi que pour atteinte particulièrement grave à l’ordre public et avait requis des peines d’emprisonnement de cinq ans et six ans respectivement. Un rassemblement de solidarité s’était réuni devant le bâtiment du tribunal, qui a pris acte du verdict par de fortes protestations. Pour le 23 octobre 2021, la campagne de solidarité « L’antifascisme est nécessaire » appelle à une manifestation sous la devise « Liberté pour tous les antifas ! ».

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Dans la nuit du 12 octobre, une attaque au moyen d’engins incendiaires a détruit la flotte de véhicules du Service de l’ordre public d’Alt-Hohenschönhausen, dans le nord-est de Berlin. L’action a été revendiquée par Groupe autonome « Peter H. » [Peter H. s’est ôté la vie le 31 mai dernier, peu avant son expulsion de chez lui, à Kreuzberg] qui dénonce les opérations d’expulsions locatives à Berlin et l’expulsion annoncée du squat Køpi Wagenplatz.

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Le préfet de Loire-Atlantique qui était en poste en juin 2019, Claude d’Harcourt, a été mis en examen jeudi 14 octobre pour « homicide involontaire », dans l’enquête sur la mort de Steve Maia Caniço le 22 juin 2019, suite à l’intervention policière lors de la Fête de la musique à Nantes. Dans cette affaire, le directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique au moment des faits, avait déjà été mis en examen le 22 juillet et le commissaire de police chargé du dispositif de sécurité au moment des faits le 13 juillet, également pour « homicide involontaire ». D’autres responsables (le directeur départemental adjoint de la sécurité publique, ,la mairie de Nantes et Nantes Métropole en tant que personnes morales, la maire de Nantes et l’adjoint au maire chargé de la sécurité, ont été placé sous le statut de « témoin assisté »). Steve, animateur périscolaire de 24 ans, avait trouvé la mort dans une opération policière destinée à faire cesser une soirée en bord de Loire lors de la Fête de la musique. Huit personnes étaient tombées dans le fleuve suite àl’intervention nocturne de la police, dont Steve, dont le corps ne sera retrouvé que le 29 juillet.

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Le dimanche 17 octobre à 17H30, le Secours Rouge vous invite au local Sacco-Vanzetti à une soirée débat sur le thème de la criminalisation de
l’antisionisme. A 19h, projection de « Censoring Palestine : The Weaponization of Antisemitism » (sous-titré en français). A 19h30, vidéo-conférence avec le Collectif Palestine Vaincra de Toulouse. Les bénéfices de la soirée seront reversés au fond de solidarité pour 4 militants antisionistes poursuivis à Milan (voir notre article).

Cette soirée s’inscrit dans la Semaine de solidarité avec les prisonniers et prisonnières palestinien.ne.s des locaux du réseau « Zone Midi ».
Voici les autres dates de cette semaine:
Lundi 18 octobre, 19H, à La Grue (rue du Danemark 70B à 1060 BXL)
Avec Michel Staczewski, professeur d’histoire et membre de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique: introduction sur la colonisation de la Palestine (récapitulatif historique et aperçu de la situation actuelle). Cette présentation sera suivie d’un échange à partir des questions du public.
Mercredi 20 octobre, à partir de 18H, au Lagrange Point (114 rue des Tanneurs, 1000 BXL)
Table d’écriture de lettre aux prisonniers et prisonnières palestinien.ne.s, avec des arabophones qui pourront aider les non arabophones.
Jeudi 21 octobre, 18H30, à La Vieille Chéchette (2-6 rue du Monténégro, 1060 BXL)
Projection du documentaire : « 18 fugitives : les vaches de l’Intifada » suivie d’un temps de discussion/réflexion sur la désobéissance civile.
Jeudi 21 octobre, 20H à La Forge (26 rue de la forge, 1060 BXL)
Projection du film « Derriere les Fronts » (Alexandra Dols, 2017). Atelier d’écriture de lettre pour la prisonnière palestinienne Khitam Saafin. Exposition des Lettre de Khalida JarraJarrar.

Il y a un an et demi, une liste de clients fuitée établissait que divers services de police et gouvernementaux recouraient à Clearview AI, y compris en Belgique. La nouvelle fut en son temps démentie par la Police Fédérale (voir notre article). Un porte-parole avait à l’époque déclaré qu’à sa connaissance, ce logiciel n’avait jamais été utilisé, qu’il n’y avait aucune preuve qu’il en soit ainsi et qu’on n’envisageait pas de recourir à Clearview AI. Cela apparait comme un mensonge.

En réaction à quelques questions parlementaires, la ministre de l’intérieur a confirmé  que le logiciel de reconnaissance faciale illégal a quand même été utilisé. « En octobre 2019, deux enquêteurs, dans le cadre d’une taskforce Europol d’identification de victimes, ont eu accès à une licence d’essai valable une durée limitée », a reconnu la ministre à la Chambre. Elle insiste cependant sur le fait qu’il ne s’est pas agi d’une utilisation structurelle du logiciel (il s’agirait de « test ») et que la loi belge ne le permet du reste pas. Clearview a collecté et collecte des milliards d’images d’Instagram, Facebook, Twitter et YouTube entre autres et peut ainsi par exemple aisément relier une caméra de surveillance à une identité ou à un profil sur des médias sociaux. Or ces images sont collectées sans autorisation. Aux Etats-Unis notamment, l’entreprise a déjà été mise en accusation, et au Canada, le contrôleur national de la confidentialité déclare que ClearView enfreint la loi (voir notre article).

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