À Millau, en Aveyron, des dizaines de personnes ont eu la mauvaise surprise de recevoir une ou plusieurs amendes de 135€ pour avoir manifesté à la sortie du confinement, le 12 mai, alors que les rassemblements à plus de 10 personnes étaient interdits. Aucune d’entre elles n’a été interpellée ou arrêtée durant lesdits événements. Elles ont toutes été verbalisées à posteriori, les services de renseignement territoriaux les ayant repérés de visu puis confirmé leurs identité grâce aux caméras de vidéosurveillance de la ville.

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Il y a 4 ans débutait en Allemagne un procès anti-terroriste contre 10 membres de l’ATIK (Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe) accusés d’être des dirigeants du TKP/ML, organisation interdite en Turquie mais pas en Allemagne. Le procès se terminera ce mois de juillet 2020 et le procureur a requis des peines de prison allant de trois ans et six mois à six ans et neuf mois. En raison de l’accusation construite de soi-disant « chef de file » du TKP/ML, le principal accusé Müslüm Elma est le seul qui est toujours en prison après cinq ans et près de trois mois de détention provisoire. L’ATIK, soutenu par des dizaines d’organisations (dont le Secours Rouge International) appelle à un rassemblement de solidarité ce mardi 28 juillet dès 10h devant le tribunal de Munich en Allemagne. L’événement Facebook

Mardi 21 juillet, des agents de la police nationale ont arrêté Miren Itxaso Zaldua Iriberri, une militante de ETA portant le nom de guerre de Sahatsa, à Hernani (Gipuzkoa). Elle accusée d’avoir participé à l’exécution du président du Parti Populaire d’Aragon, Manuel Giménez Abad, menée le 6 Mai 2001 à Saragosse. L’arrestation intervient après que les experts de la lutte antiterroriste au sein de la police aient trouvé de nouveaux indices dans les documents de l’ETA saisis par la police française au cours de différentes perquisitions et livrés à l’Espagne en février 2018. Miren Itxaso Zaldua Iriberri aurait également été reconnue par un témoin durant l’opération. Arrêtée en 2005 à Lannemezan (France), elle avait déjà été condamnée à 17 ans de prison pour son appartenance à ETA. Elle avait ensuite été libérée en 2017 avant d’être expulsée vers l’Espagne.

Miren Itxaso Zaldua Iriberri

Miren Itxaso Zaldua Iriberri

Dans le cadre de la journée internationale de solidarité avec les prisonnier·e·s antifascistes, le Secours Rouge Toulouse et l’Union Antifasciste Toulousaine organisent un atelier d’écriture en soutien à différents prisonniers antifascistes. Rendez-vous samedi 25 juillet dès 14h au Chat Noir (33 rue Antoine Puget – Toulouse).

En marge du sommet européen sur le plan de relance post-coronavirus et le budget à long terme (2021-2027) de l’Union Européenne, la police de Bruxelles a procédé hier vendredi 18, en milieu de journée, à l’arrestation de 8 Gilets jaunes venus manifester près du rond-point Schuman à Bruxelles. Les Gilets jaunes ont été arrêtés administrativement, ils n’avaient pas demandé d’autorisation pour manifester.

Policiers rond-point Schuman (archives)

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Hier matin 16 juillet, 300 gendarmes ont réinvesti la D281 (ancienne route des chicanes) sur la ZAD de NDDL pour détruire deux cabanes et évacuer le véhicule/domicile d’une personne qui occupait la Chèvrerie depuis plus d’un an… Les gendarmes et travailleurs réquisitionnés ont massacré des dizaines d’arbres qui repoussaient depuis 2013 dans la « zone non motorisée », pour détruire La Chouette (ancienne Mandragore) épargnée par les machines lors de l’expulsion 2018 car située en zone marécageuse, mais à moitié détruite tout de même par quelques gendarmes à pied. Elle avait été reconstruite lors du printemps 2019… Plusieurs cabanes restent néanmoins debout bien que « illégales ». C’est le Conseil Départemental de Loire Atlantique qui a réclamé l’expulsion de 2 cabanes habitées sur « ses » terres.

La destruction de cabane à NDDL ce mercredi

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La fête nationale française a donné lieu, pour la deuxième année consécutive, à des manifestations anti-gouvernementales et à des affrontements avec la police à Paris. Des centaines de Gilets Jaunes ont tout d’abord manifesté en matinée devant l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) pour réclamer sa dissolution. L’IPGN a, en effet, perdu toute crédibilité depuis la mise en lumière de son rôle de blanchiment des policiers violents (voir notre article). En après-midi, une manifestation de plusieurs milliers de personnes s’est tenue au départ de la Place de la République. Le cortège était principalement composé de membres du personnel hospitalier, de Gilets Jaunes, et de militant·es syndicaux. La police, qui avait déployé un gros dispositif, a nassé et gazé le cortège à la Place de la Bastille, déclenchant des affrontements avec les manifestant·es. Des tentatives de manifestations spontanées se sont ensuite tenues en début de soirée.

La célébration officielle a été également perturbée par une action du personnel soignant. Alors que la Marseillaise résonnait devant un parterre de militaires et de politiciens, des banderoles, accrochée à des ballons, se sont envolés depuis un immeuble. Elles indiquaient : « L’économie nous coûte la vie », « Derrière les hommages, Macron asphyxie les hôpitaux ». Deux soignants du collectif « L’inter-Urgences » ont été arrêtés après avoir déployé une banderole dans le ciel. Ils ont été transférés au poste et interrogés pendant quelques heures au commissariat du 7ème arrondissement de Paris. Ils ont été relâchées après 15H.

Manifestations, affrontements et arrestations à l'occasion du 14 juillet à Paris

Manifestations, affrontements et arrestations à l’occasion du 14 juillet à Paris

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Mardi 7 juillet à Bâle, un militant antifasciste a été condamné à 7 mois de prison avec sursis. Il était accusé de trouble à l’ordre public et de participation à une manifestation non autorisée. Cette manifestation avait été organisée en 2018 en réponse à une mobilisation du Partei National Orientierter Schweizer (PNOS). Plus de 2000 manifestant.e.s y avaient participé et plusieurs affrontements avaient éclatés entre antifascistes et nationalistes, ainsi qu’avec la police. Plus de 60 personnes ont été poursuivies dans le cadre de cette affaire. Certaines d’entre elles ont été dénoncées après la publication de photos des manifestant.e.s dans un journal local. Ce procès est le premier, les autres auront lieu tout au long de l’été.

Photo de la manifestation antifasciste de 2018

 

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Vendredi 10 juillet, le procès de Loïc Citation (Loïc Schneider), poursuivi pour des dégradations survenues lors des manifestations contre le G20 à Hambourg, s’est terminé. Il a été condamné à trois ans de prison ferme, mais a fait appel et reste libre jusqu’au nouveau procès. Les 16 mois de prison qu’il a déjà effectué sont à déduire de sa condamnation et il est commun en Allemagne de n’effectuer que les deux tiers d’une peine lors du premier emprisonnement. Loïc devrait donc théoriquement retourner en prison pour une durée de huit mois. Mais ses avocats ont décidé de faire appel et sont convaincus que le procureur en fera autant dans les heures qui viennent. Cet appel étant suspensif, il restera libre jusqu’à ce second jugement qui ne devrait pas intervenir avant un an. D’ici là, aucun contrôle judiciaire ne lui est imposé, il peut donc quitter Hambourg. Au cours de son procès Loïc Citation est resté fidèle à ses principes politiques (voir notre article).

Loïc Citation étaient jugé avec quatre co-accusés d’origine kurde qui étaient venus manifester contre le régime Erdogan qui a torturé leurs parents. Ils ont été condamnés à des peines, pour l’un d’un an et cinq mois de prison avec sursis, pour un autre d’un an et trois mois de prison avec sursis, et pour les deux autres de 20 heures de travail pour atteinte à la paix publique.

Loïc Schneider

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L’adoption d’une nouvelle loi restreignant le droit de manifester, a provoqué la colère de la gauche grecque. Parmi les nouvelles réglementations figurent la réduction de l’espace de rue accordé aux petites manifestations et le droit pour la police d’interdire certains rassemblements, notamment des contre-manifestations. Plus de 12.000 personnes sont donc descendues, jeudi 9 juillet, dans les rues d’Athènes pour protester contre cette loi. Neuf personnes ont été arrêtées après des affrontements lors d’un de ces rassemblements. Des policiers ont tiré des gaz lacrymogènes sur une manifestation près du Parlement tandis que des manifestant·es lançaient des cocktails Molotov.

Affrontements lors d'un rassemblement contre le droit de manifester en Grèce

Affrontements lors d’un rassemblement contre le droit de manifester en Grèce