Jeudi 6 février, des tireurs de précision était déployé dans le cadre du dispositif policier visant en contrôler la manifestation contre la réforme des retraites. Ils étaient équipés d’armes de guerre (des fusils d’assaut HK G36) avec des viseurs militaires. Plus d’infos ici.

Des tireurs de précision déployés à Nantes dans le cadre des manifestations

 

Le projet Hungry for Press Freedom, en soutien aux lanceurs d’alerte, comporte plusieurs parties. Un mois durant, une grève de la faim. Des acteurs se relayant toutes les 24 heures seront confinés dans une petite cellule de prison, sous la surveillance d’un autre acteur jouant un gardien de prison. La cellule sera visible par les passants. Des discussions diverses, des débats, des performances artistiques, des ateliers et des films permettront d’engager un dialogue avec le public. Une exposition des différents articles évoluant au cours du mois Un espace avec une bibliothèque où chacun pourra s’informer. Jusqu’au 20 février au 132 rue Blaes. Plus d’info (FB)

Hungry for press freedom

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Mardi 14 janvier 2020, le fondateur et administrateur de la page anarchiste « Bretagne Noire » était convoqué en gendarmerie pour « Provocation non suivie d’effet au crime ou délit par parole, image ou moyen de communication au publique par voie électronique« . Douze publications du média, qui mettent en avant la lutte sous un angle culturel ou artistiques, sont en cause. Trois jours plus tard, l’administrateur a reçu une convocation au Tribunal Correctionnel de Brest pour « Délit de provocation publique non suivie d’effet en appelant directement à commettre des infractions d’atteinte volontaire à la vie définies par le livre du code pénal ». Plus d’infos ici.

Un média militant poursuivi pour provocation

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Lundi 3 février, la police de l’île de Lesbos, dans l’est de la mer Egée, s’est heurtée à des manifestant·es alors qu’elle cherchait à empêcher une marche de quelque 2 000 migrant·es du camp de Moria d’atteindre la capitale Mytilène (Mytilini). La marche était organisée pour protester contre les conditions de vie épouvantables dans ce camp surpeuplé géré par l’État. Les migrant·es sont également en colère contre la lenteur du traitement de leur demande d’asile, qui les maintient piégé·es dans le camp. La police a notamment utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des groupes de manifestants qui tentaient de percer un cordon installé sur la route principale menant de Moria à Mytilène. Les affrontements se sont poursuivis alors que la marche progressait pour atteindre la capitale de l’île.

Affrontement entre une manifestations de migrant·es et la police sur l'île de Lesbos

Affrontement entre une manifestations de migrant·es et la police sur l’île de Lesbos

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Mercredi 29 janvier Félix Benedetti, Jean-Marc Dominici et Stéphane Tomasini, trois militants indépendantistes corses devaient passer en procès pour avoir refusé de se soumettre aux obligations d’être fiché dans le Fijait (le Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions terroristes). Leur procès en appel a cependant été renvoyé au mois de septembre devant la cour d’appel de Haute-Corse suite à la grève des avocats du barreau de Bastia contre le projet de réforme des retraites. Une trentaine de personnes venues soutenir les militant·es étaient présentes et bien encadrées par les forces de police au palais de justice. Les trois militant·es ont marqué leur solidarité avec la grève des avocats et le mouvement contre la réforme des retraites.

Félix Benedetti, Jean-Marc Dominici et Stéphane Tomasini

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Jeudi 23 janvier, des agents d’Enedis passaient devant le tribunal de Vannes pour avoir bloqué avec leurs collègues de GRDF la plateforme de stockage logistique Serval (ex-ErDF) de Ploërmel. Ce blocage avait commencé le 10 janvier dans le cadre du mouvement contre la réforme des retraites. Mardi 14 janvier, 19 militant·es ont reçu·es une assignation à comparaître jeudi devant le tribunal de Vannes. Le jugement a été rendu ce vendredi 31 janvier, déboutant la direction et ne prononçant aucune condamnation à l’encontre des grévistes. Lundi 27 janvier, un procès dans le cadre d’une affaire similaire se tenait à Bordeaux. Six militant·es étaient assignés devant le Tribunal Judiciaire par Serval pour avoir bloqué la plateforme d’Enedis à Floirac pendant deux semaines. Ils s’étaient montrés solidaires envers les autres professions grâce à des actions coups de poings, avec des coupures électriques et gazières notamment dans les lycées. Plusieurs centaines de personnes sont venues les soutenir en scandant des slogans faisant du bruit jusque dans la salle même. Le juge a décidé de ne pas renvoyer l’affaire. Plus d’infos sur le procès de Bordeaux ici.

rassemblement de soutien aux six travailleurs d'Enedis

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Une consultation publique a été lancée l’année dernière en République d’Irlande afin de mettre à jour la loi contre les « discours de haine ». L’extrême-droite irlandaise organisait hier une manifestation contre cette loi, dans le centre de Dublin, et les forces antifascistes ont formé une contre-manifestation. Plusieurs heurts ont opposés les antifas et membres de la Garda Síochána, ces policiers s’interposant pour protéger le rassemblement d’extrême-droite. Il en a résulté plusieurs blessés dont un policier, et six arrestations. Ces six personnes ont depuis été relâchées dans l’attente de leur comparution.

Membres de la Garda Síochána

Pour l’Acte 64 des gilets jaunes, un appel national à manifester avait été lancé à Montpellier. Si le début de la journée a été calme, avec une manifestation marchant vers la place de la Comédie, la situation s’est tendue en milieu de journée quand des centaines de manifestants venus d’autres villes ont rallié le cortège. Il y avait d’ailleurs eu quatre interpellations en amont de la manifestation au motif que les personnes transportaient du matériel prohibé en manifestation. Les vitrines d’un restaurant MacDonald’s, une boutique SFR et une agence du Crédit Mutuel ont été taguées et dégradées. Certains manifestants ont ensuite jeté des pavés et des pierres en direction des forces de l’ordre qui ont eu recours à des gaz lacrymogènes et à un canon à eau pour disperser les manifestants place de la Comédie. Selon la préfecture de l’Hérault, 23 personnes ont été arrêtées. A Paris, la préfecture de police avait pris un arrêté d’interdiction de manifestation mais des gilets jaunes se sont bien rassemblés samedi en début d’après-midi place du Palais-Royal, devant le Conseil d’Etat. Nassé, le cortège n’a jamais pu réellement s’élancer pour se diriger vers l’Assemblée nationale, lieu d’arrivée initialement envisagé avant l’arrêté de la préfecture de police. Selon cette dernière, trois personnes avaient été arrêtées et 403 autres verbalisées. D’autres rassemblements ont eu lieu, notamment à Toulouse, Lyon, Bordeaux, Lille ou Nantes.

La place de la Comédie ce samedi

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Mercredi 29 janvier, trois militant·es anarchistes Giannis Michailidis, Konstantina Athanasopoulou et une femme non-identifiée ont été capturé·es dans une voiture qui aurait été volée dans la banlieue d’Athènes, à Agia Paraskevi. La police antiterroriste prétend avoir trouvé un fusil Kalachnikov, un pistole-mitrailleur, une arme de poing, des plaques d’immatriculation volées et d’autres objets à l’intérieur du véhicule. Les militant·es ont jusqu’à présent été inculpé·es de quatre crimes et de six délits, dont « appartenance à une organisation criminelle » et « détention illégale d’armes ». Giannis Michailidis s’était évadé de la prison agricole de Tyrintha en juin 2019 (voir notre article). Il a été initialement arrêté en février 2013 pour un double hold up. Il purgeait également une peine pour une attaque contre la police à Pefki en mai 2011. Konstantina Athanasopoulou était quant à elle passée à la clandestinité après avoir été libérée sous caution, suite à son arrestation pour ses liens avec l’organisation « Lutte Révolutionnaire ». Elle avait été condamnée par contumace en 2019 à 35 ans et 6 mois (voir notre article). Plus d’infos ici.

Deux anarchistes en fuite capturé·es par la police antiterroriste

Le 5 décembre dernier, au cours d’une manifestation à Clermont-Ferant contre la réforme des retraites, William M. a été arrêté alors qu’il était en train d’inscrire sur un passage piéton le prénom « Wissam », ceci en mémoire de Wissam El Yamni, décédé en 2012 suite à son arrestation à Clermont-Ferrand. William M. a été placé en garde à vue pendant 48 heures et a ensuite été conduit au Palais de Justice d’où il est ressorti accablé d’une inculpation. Le procès était prévu pour le jeudi 30 janvier et un rassemblement de soutien était prévu. Il semble cependant que celui-ci ait été reporté suite à la grève des avocats. Plus d’infos ici.

Un militant en procès pour un tag en mémoire d'une personne assassinée par la police

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