Libérable sous condition depuis le 19 septembre, Jock Palfreeman est sorti de prison mais est depuis détenu dans le centre pour immigrés de Sofia, Busmantsi (voir nos articles ici et ici), dans l’attente d’un nouveau passeport (délivré par l’Australie). Suite aux pressions politiques, le procureur général bulgare, Sotir Tsatsarov, a déposé une requête auprès de la Cour suprême de cassation pour demander la révocation de la libération conditionnelle de Jock Palfreeman et la réouverture de son dossier (voir notre article). Certains politiciens ont dénoncé la remise en liberté conditionnelle allant jusqu’à appeler à des actes de violence envers le juge ayant prononcé sa libération. Ce lundi 7 octobre, le tribunal jugera de la requête déposée par le procureur général.

Jock Palfreeman appelle tous les soutiens à travers l’Europe et demande de montrer sa solidarité en protestant lundi 7 octobre à 9h du matin devant les ambassades de Bulgarie.

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Appel à Soutien - Jock Palfreeman

Aujourd’hui, à 11h30, commençait l’expulsion de l’occupation « La petite maison du lac » à Louvain-La-Neuve. Les occupant·e·s (une quinzaine d’étudiant·e·s) avaient appris la veille que la police viendrait ce vendredi les expulser. Ce matin, un groupe d’une dizaine de personnes s’est mobilisé aux aurores pour occuper les lieux et barricader les portes et fenêtres. Pour justifier l’expulsion, les autorités s’appuient sur le rapport des pompiers qui pointe 16 points non conformes du bâtiment occupé, tel que le manque de conformité électrique et de gaz, le manque de résistance au feu des planchers et toiture et le fait que le bâtiment n’est pas accessible aux véhicules de pompiers. L’arrêté d’évacuation a été signé par la bourgmestre Julie Chantry, malgré le fait que les occupant·e·s s’étaient déclaré·e·s volontaires pour prendre en charge les travaux nécessaires.

Expulsion violente d'un squat à Louvain-La-Neuve

Expulsion violente d’un squat à Louvain-La-Neuve

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Seul un parlementaire européen belge (PTB) a voté contre la criminalisation des symboles communistes en Europe (voir notre article). Quatre se sont abstenus (VB et Ecolo), allant à l’encontre de l’avis de leur groupe parlementaire qui majoritairement a voté « pour » – et Guy Verhofstadt qui était absent. Ce vote quasiment unanime (le même scénario s’est répété dans tous les pays) a suscité plusieurs réactions, notamment l’appel à une « red pride » le 7 novembre. Nous y reviendrons.

le vote des eurodéputés belges

 

 

Samedi 28 septembre, aux alentours de 16 heures, un militant du collectif « Désarmons-les », qui travaille sur les violences policières et les armes de la police, a été arrêté à Montpellier. Il devait animer le soir même une conférence dans la ville. Lors de son arrestation, il était posté devant un magasin durant l’acte 46 des Gilets Jaunes (voir notre article) en compagnie d’une observatrice de la Ligue des Droits de l’Homme et de personnes mutilées à vie par la police pour alerter sur les violences d’état. Le groupe a alors filmé et protesté contre une charge policière qui avait blessé et gazé des manifestant·e·s et des passant·e·s. Le groupe de policiers s’est retourné contre les observateurs et un des policiers a fait chuter le militant pour ensuite l’arrêter. Celui-ci est accusé de « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », d' »outrage », de « participation à un groupement en vue de commettre des violences » (des faits requalifiés plus tard) ainsi que de « refus de se soumettre à un prélèvement biologique ». Il est sous contrôle judiciaire jusqu’à son procès le 28 octobre, impliquant une interdiction de se rendre dans le département de l’Hérault et une interdiction de participer à une manifestation sur tout le territoire national.

Plus d’infos ici.

Arrestation d'un militant du collectif "Désarmons les"

Arrestation d’un militant du collectif « Désarmons les »

 

Le Parlement européen a l’intention d’interdire les symboles communistes. Dans une résolution votée le 19 septembre dernier, l’institution condamne, dans une belle démonstration totalitaire, « toute démonstration et toute propagation d’idéologies totalitaires ». Dans le texte abordant la question de « l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe » le Parlement européen « condamne toute démonstration et toute propagation d’idéologies totalitaires, telles que le nazisme et le stalinisme, dans l’Union européenne » et se dit “préoccupé par le fait que des symboles de régimes totalitaires continuent à être utilisés dans les espaces publics et à des fins commerciales, tout en rappelant qu’un certain nombre de pays européens ont interdit l’utilisation de symboles nazis et communistes. »  L’Union Européenne rejoindrait ainsi un club assez fermé constitué de l’Iran et de l’Indonésie (ce dernier pays ayant interdit les symbole communistes après avoir massacré en 1965 des centaines de milliers de membres et sympathisants supposés du parti communiste)

Vendredi 27 septembre, aux alentours de 21 heures, un groupe de six à huit personnes cagoulées et habillées en noir a mené une action contre la prison de Nancy-Maxéville. Les militant·e·s ont endommagé la vitre de sécurité de la prison à coups de marteau (une vitre supposée résister aux impacts de balle) et tagué le mur du centre pénitentiaire avec les mots « Feu aux prisons » et « ACAB ». Le groupe a également essayé d’abîmer le poste de surveillance de la porte d’entrée. Des pneus ont été incendiés et un fumigène a été jeté pour faire un écran de fumé lors de l’action.

Attaque de la prison de Nancy-Maxéville par un groupe anticarcéral

Attaque de la prison de Nancy-Maxéville par un groupe anticarcéral

 

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Vendredi à l’aube, cinq coups de feu ont été tirés dans la rue Trikoupi, à Exarcheia, en direction du check point de la police anti-émeute (MAT). Aucun policier n’a été touché. Un communiqué des Combattants Armés Anarchistes Révolutionnaires (GANA) a revendiqué l’action: « Ceci est un avertissement pour ceux qui militarisent et occupent notre quartier, puisqu’une armée est dans notre voisinage, la réponse devrait donc également être armée; ce que nous faisons, c’est rendre la violence que nous avons déjà reçue. Les vrais terroristes sont des États, pas nous en tant que mouvement de résistance sociale. »

Policiers en opération à Exarcheia

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Des affrontements ont marqué samedi des manifestations de l’Acte 46 des gilets jaunes à Toulouse et Montpellier, deux bastions du mouvement. A Toulouse, le cortège s’était élancé à 14h, comme tous les samedis sans interruption depuis le début du mouvement, derrière une banderole proclamant « Marre de survivre. On veut vivre ». Les premières salves de gaz lacrymogènes ont été lancées peu après leur arrivée sur la place du Capitole, où se déroulait une manifestation dédiée aux seniors. L’intervention, qui a noyé la place sous un épais nuage de fumée, a créé des mouvements de panique parmi les badauds. Aux cris de « Anticapitaliste », les 2000 manifestants s’étaient auparavant arrêtés devant un Mc Donald’s, où un parasol a été enflammé. Des tags, « Toc Toc Moudenc » (Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse), « Nos désirs sont désordre » ont aussi été inscrits sur la façade de l’hôtel de ville. Les gilets jaunes ont ensuite repris leur marche, avant que les forces de l’ordre ne tirent à nouveau des gaz lacrymogènes, puis fassent usage du canon à eau pour les disperser. Dans un communiqué, l’Observatoire des pratiques policières (OPP) de Toulouse, co-parrainé par la Ligue des droits de l’homme, a fait part d’un nouveau blessé parmi ses membres, par les forces de l’ordre.

Des heurts se sont aussi produits à Montpellier, où selon la police, quatre policiers ont été légèrement blessés et neuf manifestants interpellés, pour jets de projectiles, outrages, menaces, injures et rébellion. Les échauffourées ont opposé dans le centre les forces de l’ordre à quelques centaines de gilets jaunes. Des poteaux métalliques arrachés, ainsi que des chaises de bars et de restaurants, ont été utilisés comme projectiles. À Bordeaux, des Gilets jaunes, pour la plupart sans gilet, ont défilé samedi dans le sillage de la manifestation pour le droit à l’avortement.  À Paris, des centaines de Gilets jaunes se sont glissés devant la 21e Techno Parade à Paris, ralentissant le cortège de « teufeurs » dédié cette année à Steve, le jeune homme mort à Nantes lors d’une Fête de la musique, suite à une charge policière.

Le rassemblement précédant la manifestation à Toulouse

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A l’occasion du procès en appel de trois militants allemands, arrêtés en marge du G7, un rassemblement et petit-déjeuner étaient organisés devant la cour d’appel de Pau ce vendredi 27 septembre. A 8h un militant de Libertat, organisation de la gauche révolutionnaire occitane, s’est fait arrêter en sortant de leur local au motif qu’il avait en sa possession un couteau à pain, du jus de fruit, de la confiture, du café, etc. Il est resté en garde à vue 9h et passera en procès le 2 mars 2020 pour détention d’arme de catégorie D, non justifiée. Dans l’après-midi, les policiers ont poussé violemment dans les escaliers les proches des militants allemands, à la sortie du tribunal.  Au même moment, 2 autres militants de Libertat ont été arrêtés et placés en garde à vue. Un rassemblement de soutient s’est tenu hier samedi devant le commissariat de Pau, les deux militants ont été libéré aujourd’hui dimanche.

Libertat

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Annoncées il y a plusieurs mois, les empreintes digitales sur les cartes d’identité arriveront à la fin de l’année en Belgique. Cela passera d’abord par une phase pilote concernant plusieurs communes réparties sur l’ensemble du territoire. La décision a été prise ce vendredi après-midi par le Conseil des ministres, sur proposition du ministre de l’Intérieur. Un projet pilote débutera à la fin l’année. En février dernier, les institutions européennes annonçaient que deux empreintes digitales devront à l’avenir être comprises sur les puces des cartes d’identité dans tous les pays de l’Union. Voici les communes qui serviront donc de cobayes: Lokeren, Rhode-Saint-Genèse, Waasmunster, Alost, Wichelen, Lievegem, Ostende, Merelbeke, Berlare, Grammont, Denderleuw, Wetteren, Hautem-Saint-Liévin, Louvain, Ath, Charleroi, Frameries, Saint-Ghislain, Colfontaine, Leuze-en-Hainaut, Comines-Warneton, Woluwe-Saint-Lambert, Eupen, Tournai et Bruxelles-Ville. A noter que le déploiement complet de cette mesure devrait prendre environ dix ans.

cartes d'identité belges