Un rassemblement de soutien aux prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim dans les prisons israéliennes depuis le 17 avril dernier aura lieu vendredi devant le siège du Comité International de la Croix Rouge. Ce dernier, pourtant garant de l’application de la 4ème Convention de Genève pour les prisonniers en temps de guerre, ne fait rien face à la détérioration depuis des années de la situation des prisonniers.

Manifestation à Ramallah

Manifestation à Ramallah

Rassemblement devant le siège du Comité international de la Croix Rouge le vendredi 12 mai 2017 de 16h à 19h30 247 BD Raspail 75014 Paris – Métro Raspail

Parmi les internationalistes qui combattent Daesh en Syrie, des militants du PML(RC) espagnol sont poursuivis pour “soutien au PKK”. Introduction sur la situation au Rojava et sur la répression des internationalistes en Europe, par un membre d’une délégation solidaire du Secours Rouge au Kurdistan. Conférence d’un militant du PML(RC) et de la ‘Plateforme de Soutien aux Prisonniers du 27 Janvier’ sur la situation des inculpés en Espagne. Ce 9 juin à 19h au Local Sacco-Vanzetti (54 Chaussée de Forest, 1060 Saint-Gilles).

Entrée à prix libre, profits au bénéfice la campagne de soutien aux internationalistes au Rojava (rojava.xyz).

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Soirée de soutien aux internationalistes espagnols réprimés pour leur engagement au Rojava

Soirée de soutien aux internationalistes espagnols réprimés pour leur engagement au Rojava

La police fédérale a encerclé mardi soir une dizaine de protestataires sur la place Saint-Pierre à Gand, à proximité d’un auditoire où le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken tient une conférence pour un cercle étudiant, le Katholiek Vlaams Hoogstudenten Verbond. L’auditoire affiche quasiment complet mais au commencement de la conférence, une dizaine de jeunes ont également protesté contre la politique de Theo Francken. La police fédérale et locale est mobilisée, avec une trentaine d’agents en uniforme, assistés de chiens, ainsi que des agents en civil.

Francken à l'université de Gand

Francken à l’université de Gand

Des dizaines de militants kurdes se sont rassemblés ce matin devant le Palais de Justice à Bruxelles en solidarité avec les 33 personnes, 6 chaines de TV et 2 associations poursuivies par l’état belge pour « soutien au PKK ». Précédemment, le juge avait décidé que la guerre entre l’état turc et le PKK était un « conflit armé » et qu’en conséquence la législation antiterroriste belge ne pouvait s’appliquer, libérant les accusés. La Turquie (partie civile) et le parquet ont fait appel de cette décision.

Manifestation contre la répression du mouvement kurde

Manifestation contre la répression du mouvement kurde

A Paris, quelques centaines de manifestants se sont rassemblés dans le quartier de Ménilmontant. Aux cris de « Tout le monde déteste la police ». Là aussi il y a eu échange de projectiles et de gaz lacrymogène. Une centaine de manifestants ont été pris dans un kessel. Neuf personnes ont été placées en garde à vue à l’issue de cette manifestation au cours de laquelle 141 personnes ont été interpellées. Les neuf personnes placées en garde à vue l’ont été pour «entrave à la circulation et participation à un attroupement», «violences sur agent dépositaire de la force publique» ou «dégradations volontaires». Au moins une était visée par une interdiction de séjour. D’autres manifestants ont poursuivis leur marche dans la soirée, brisant notamment des vitres d’un collège et lançant des projectiles contre un véhicule de police.

Dans le centre-ville de Nantes, quelques centaines de manifestants se sont rassemblées derrière une banderole « Soyons ingouvernables ». Manifestants et forces de l’ordre se sont affrontés en échangeant des jets de projectiles contre gaz lacrymogènes. Cinq personnes ont été interpellées, un policier légèrement blessé. Une photographe indépendante a également été blessée par l’éclat d’une grenade désencerclante. A Grenoble, une manifestation sauvage a été attaquée par la police au moyen de tirs de grenade. D’autres manifestations ont eu lieu à Lyon, à Strasbourg, où les manifestants se sont affrontés à des fascistes (une dizaine d’interpellations), à Poitiers (légers incidents suite au lancé de fumigènes), à Caen, à Montpellier et à Tours.

Lacrymogènes à Ménilmontant hier soir

Lacrymogènes à Ménilmontant hier soir

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Vendredi 5 mai, la Yeni Demokratik Gençlik – YDG organisait une manifestation de soutien aux 10 prisonniers révolutionnaires de l’ATIK à Munich en Allemagne qui passaient ce même jour en audience au tribunal. C’est finalement plus de 250 personnes qui se sont rassemblées dont plusieurs représentants d’organisations révolutionnaires de France, des Pays Bas, d’Allemagne, de Suisse et d’Autriche. La solidarité avec Georges Abdallah, qui avait écrit une déclaration de soutien, s’est aussi affirmée.

Manifestation de solidarité avec les prisonniers de l’ATIK

Manifestation de solidarité avec les prisonniers de l’ATIK

Mercredi 3 mai à 6h30 du matin, la police et les carabiniers ont fait irruption à l’Asilo Occupato et dans les occupations de Corso Giulio Cesare 45 et Borgo Dora 39 pour effectuer six arrestations. Une septième personne est recherchée mais n’a pas été trouvée. Les personnes arrêtées sont accusées d’avoir agressé en février dernier trois patrouilles de carabiniers qui étaient en train de contrôler les papiers de deux personnes près de l’Asilo. Les chefs d’inculpation sont violence à personnes dépositaires de l’autorité publique, séquestration de personne et dégradations.

Les carabiniers à l'entrée de l'Asilo occupato

Les carabiniers à l’entrée de l’Asilo occupato

Dossier(s): Archives Italie Tags:

Ce dimanche 7 mai à 14h, rendez-vous au centre social anarchiste (CSA), 21 rue Godecharle à Ixelles pour une balade sur la vidéosurveillance bruxelloise. Caméras publiques ou privées ? « Intelligentes » ou pas ? Regardées en direct ou non ? Images enregistrées ? Pour combien de temps ? Par qui ? Dans quels buts ? Quels acteurs sont impliqués ? Où trouve-t-on ces caméras ? Et surtout, comment s’y opposer ? Voilà quelques questions que les organisateurs proposent d’aborder au cours de cette promenade dans le quartier du CSA.

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La police du Pays de Galles pilotera un programme de reconnaissance faciale lors de l’un des plus gros événements sportifs d’Europe, le 3 juin prochain à Cardiff lors de la finale de la Champions League. Des dispositifs seront déployés dans la gare de Cardiff, et autour du stade, dans le centre ville. Les caméras devraient scanner les visages de 170.000 visiteurs et les comparer à une base de données de 500.000 visages, alertant la police pour toute correspondance. Cette opération fait suite à un précédent usage de l’AFR (Automatic Facial Recognition) à Londres, lors du Carnaval de Notting Hill.

Les polices britanniques tentent donc d’affiner le système lors d’événements de foule. Elle avait précédemment noté que les visages des « sujets non-coopératifs » (qui trouvent un moyen ou l’autre de camoufler, obscurcir, cacher leur visage) était une limitation du système et avait suggéré comme solution une augmentation du nombre de caméras et une plus haute qualité d’image, augmentant également le besoin en coût informatique puisque la quantité de données à traiter est plus grande. Un coût non négligeable puisque le logiciel de reconnaissance (qui est celui du FBI) est imprécis 14% du temps et se trompe beaucoup plus souvent sur les personnes noires. Un dernier chiffre évocateur: lors de la précédente opération d’AFR au carnaval de Notting Hill la police n’a réussi à faire aucune arrestation via l’AFR, pas une seule personne n’a été arrêtée via ce système sur les 454 personnes interpellées au long du festival. La police a donc du mal à prouver l’efficacité de ce système malgré son prix et le fait que des dizaines de milliers de personnes « innocentes » soient scannées.

Le centre-ville de Cardiff.

Le centre-ville de Cardiff.

Ce 9 mai reprendra le procès accusant 33 activistes et politiciens kurdes ainsi que plusieurs chaines de télévision et associations kurdes présentes en Belgique de « terrorisme ». Précédemment, le juge avait décidé que la guerre entre l’état turc et le PKK était un « conflit armé » et qu’en conséquence la législation antiterroriste belge ne pouvait s’appliquer, libérant les accusés. Tant l’état turc (partie civile dans l’affaire) que le procureur avait fait appel de la décision. La prochaine audience aura donc lieu ce 9 mai.

La perquisition de 2010 à Denderleeuw

La perquisition de 2010 à Denderleeuw