Les 7 anarchistes qui sont encore emprisonnés suite à l’Opération Pandora pourraient bien être libérés ce soir, le juge ayant demandé leur mise en liberté sous caution. La caution est fixée à 3.000€ par prisonnier. Les solidaires appellent d’urgence aux donations pour réunir le montant de 21.000€ et libérer les prisonniers au plus vite.

Le compte de solidarité : ES68 3025 0001 19 1433523907 (Caixa d’Enginyers).

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Le MR déposera une proposition de loi érigeant en infraction assortie d’une peine de prison l’apologie du terrorisme. Selon ce texte, sera visé tout « qui sciemment, véhicule (notamment sur internet et les réseaux sociaux), une opinion qui approuve, cherche à justifier, présente l’infraction terroriste sous un jour acceptable ou minimise grossièrement l’impact d’une infraction terroriste, légitimant ainsi l’idéologie ayant présidé à la commission de l’infraction terroriste ».

A l’instar de ce qui est prévu dans la législation contre le racisme et le négationnisme, le MR est d’avis que l’apologie du terrorisme ne peut constituer une opinion; il s’agit d’un crime. La proposition de loi prévoit une peine d’un mois à un an de prison et une amende de 50 à 1.000 euros mais cette peine pourra passer de six mois à deux ans et à une amende de 100 à 5.000 euros si l’infraction est commise par le biais des technologies de l’information et de la communication. Denis Ducarme ajoute que le gouvernement viendra avec d’autres mesures que les douze déjà décidées pour lutter contre le radicalisme.

Quarante-sept opposants au chantier de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin ont été condamnés ce mardi 27 janvier à des peines de prison par un tribunal de Turin pour des heurts violents avec la police italienne en 2011. Un total de 150 années de prison leur ont été infligées par le tribunal. Six autres opposants ont été acquittés. Le parquet avait réclamé un total de 193 années contre l’ensemble des accusés. A l’énoncé du jugement, les condamnés, ont protesté dans la salle du tribunal et hurlé: « ils ne nous enterreront pas avec ces condamnations ».

En juin et juillet 2011, de violents affrontements avaient opposé des centaines de manifestants encagoulés venus de toute l’Italie aux forces de l’ordre sur le chantier de Chiomonte, dans le Val de Suse, une vallée alpine italienne, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Turin. En décembre, quatre opposants au chantier avaient été déjà condamnés chacun à 3 ans et demi de prison par la Cour d’assise de Turin. A chaque fois, les manifestants découpaient le grillage protégeant le chantier, ou bloquaient l’accès, lançant des cocktails Molotov et des engins explosifs artisanaux sur les forces de l’ordre déployées en nombre.

Les affrontements de 2011

Les affrontements de 2011

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Mardi, quatre jeunes militants de la gauche nationalistes basques ont été arrêtés à leur domicile respectif dans différentes communes du Pays basque français. L’opération a été menée par la Section de recherches (SR) de Pau sur commission rogatoire d’un juge d’instruction parisien de la « galerie Saint-Eloi », le pôle anti-terroriste du tribunal de grande instance de Paris, composé de huit magistrats spécialisés.

L’enquête avait été diligentée suite à une série de faits de destructions volontaires, dont le plus grave est l’incendie, le 17 novembre 2013 à Itxassou, d’une résidence secondaire. Sur le petit mur d’enceinte de la maison avait été apposé à la peinture noire l’inscription suivante :  »Eh ez da salgai » (le Pays basque n’est pas à vendre). L’incendie avait été précédé, quatre jours plus tôt par la destruction, par les flammes, de la toiture d’une résidence secondaire à Ayherre, et portant les mêmes inscriptions. Parmi les quatre militants interpellés, on compterait deux militants des jeunesses abertzale Aitzina (En avant) et un membre du collectif Lurra e ta etxebizitza (pour le droit au logement).

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La Régie des transports communautaires rochelais (RTCR) a assigné 24 salariés grévistes en justice, ce jeudi, pour blocage du dépôt des bus. Le juge des référés du tribunal de grande instance de La Rochelle, saisi par la RTCR pour faire cesser le blocage du dépôt des bus de Lagord, rendra en effet son jugement vendredi à 11 heures. Aucun bus du réseau urbain Yélo ne circule encore, ce jeudi, dans l’agglomération de La Rochelle.

Le piquet de grève de lundi

Le piquet de grève de lundi

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Le 2 décembre dernier, des activistes avaient symboliquement expulsé le petit Jésus et sa famille de la crèche de Noël installée sur la Grand Place de Bruxelles, accrochant par la suite une banderole « Nique les Pauvres ». L’action revendiquée par le « Collectif Anonyme » voulait dénoncer les expulsions, la chasse aux chômeurs, la répression, le gouvernement Michel, etc… Rapidement arrêtées puis relachées, les activistes ont finalement reçu ce 29 janvier une amende administrative de 350€ pour s’être « livrées sur la voie publique à des activités dangereuses pouvant menacer la sécurité publique ». L’amende souligne également que les activistes étaient déguisées en policier.

L'action du 2 décembre dernier à la Grand-Place.

L’action du 2 décembre dernier à la Grand-Place.

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L’article ci-dessous est le dix millième paru sur le site du Secours rouge.
Nous remercions tous ceux qui ont rendu ces publications possibles en nous communiquant des liens, des infos, des communiqués etc.

Le site du Secours rouge va évoluer les mois qui viennent.
Notre système de publication est, au fil des années, devenu désuet et donc vulnérable. En changer demande du temps et du travail, et le récent piratage nous a surpris dans cette procédure.
Le fait que certaines fonctions restent inaccessibles depuis lors (recherches, albums…) est un choix: nous préférons activer le passage sur le nouveaux système plutôt que remettre complètement en fonction l’ancien (si tant est que les dégâts soient réparables).
Notre prochain site aura un nouvel hébergeur, un nouveau design, une nouvelle ergonomie, de nouvelles fonctions et aussi de nouvelles ambitions politiques.

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Le 13 janvier 2015, vers 9h30 du matin, un employé du bureau d’architectes Jaspers & Eyers, situé à Louvain, a averti la police de la présence de deux colis suspects devant le bâtiment, ainsi que du fait d’une de leurs caméra de surveillance avait été obscurcie avec de la peinture. Arrivée sur place, la police fait évacuer l’immeuble et fermer la circulation, tout comme le Ring et les sorties de l’autoroute. Vers midi, le Service d’Enlèvement et de Destruction d’Engins Explosifs de l’armée, ainsi que la police scientifique et les services de recherche de la police fédérale viennent sur place. Le SEDEE a scanné les colis suspects Ensuite, c’est le robot qui a tiré une cartouche d’eau sur un colis. Enfin, les deux colis ont été neutralisés. Un des paquet consistait de : une bouteille contenant du liquide (probablement essence), des allumes-feu, des allumettes et une petite bonbonne de gaz. Ce bureau d’architectes, le plus grand de la Belgique, a offert ses services aux projets suivants : la nouvelle prison de Beveren, le nouveau quartier-général de la Police Fédérale à Bruxelles, plusieurs sièges de grandes entreprises.

Le 14 janvier, à 19h30, un combi stationne à Anderlecht devant le Passage, local de lutte contre la maxi-prison, qui organisait ce soir là une discussion publique intitulée « Action directe contre la maxi-prison ». Sur la place à côté, deux bagnoles banalisées attendent. Le combi bouge au bout d’une demi-heure, la discussion débutera avec retard.
Après une heure de débat, trois fourgons et deux voitures de police avec leur commissaire reviennent, défoncent la porte au pied de biche, prennent les identités et fouillent une partie des gens présents. Neuf personnes qui ont refusé de donner leur identité sont aussi embarquées, et le local est perquisitionné. Après un contrôle d’identité au poste de police de Démosthène, l’ensemble des arrêtés est plus ou moins rapidement relâché. Le prétexte de la descente était la recherche d’éléments liés aux « attaques » commises le même jour contre « un bureau d’architectes ».

Le robot du SEDEE à Louvain

Le robot du SEDEE à Louvain

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L’écrivain italien Erri De Luca comparaissait ce mercredi 28 janvier 2015 au tribunal de Turin pour « incitation au sabotage » du projet de construction ferroviaire de la ligne TGV Lyon-Turin. Pour avoir donné une interview, en septembre 2013, au site italien du Huffington Post et déclaré que la ligne à grande vitesse devait être « sabotée », il risque une peine de cinq ans de prison. Durant ces deux dernières années, le procureur de Turin a poursuivi plus de mille personnes autour de la résistance contre la ligne à grande vitesse.

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Deux semaines après les attentats contre Charlie Hebdo et Hyper Cacher, 117 (cent dix-sept) procédures ont été ouvertes devant les tribunaux français pour « apologie du terrorisme » et «provocation à la haine raciale», en application de l’article 12 de la loi du 13 novembre 2014, qui fait passer ce délit du droit de la presse au droit commun des infractions pénales. Une vingtaine de ces affaires ont d’ores et déjà abouti à des peines de prison ferme, suite à une comparution immédiate (au nom de quelle urgence?), qui empêche la préparation d’une défense correcte. La France compte 400 (quatre cents !) lois limitant le principe de liberté d’expression…

On opposera à cette vingtaine d’emprisonnements sommaires le fait qu’aucune personne mise en cause dans les 130 actes islamophobes survenus durant la même période n’a fait un jour de prison. Le 14 janvier, un homme originaire de Belfort a été mis en examen pour «menace de crime contre des personnes en raison de leur religion» et «détention de substances pouvant entrer dans la fabrication de produit explosif», mais a été remis en liberté alors même que des substances explosives ont été retrouvés chez lui et avait menacé de faire exploser la mosquée de Delle. A Toulouse, l’homme qui a été interpellé près de la mosquée d’Empalot en possession d’une arme blanche pour « tuer du musulman » afin de « venger Charlie Hebdo » a été relaxé le 19 janvier pour les menaces de mort, « faute de réitération ». Il a écopé de 8 mois de prison avec sursis mise à l’épreuve pour port d’arme et usage et détention de cocaïne. Il est donc libre. Des fascistes ayant tagué « morts aux arabes » ou saccagé des tombes musulmanes ont bénéficié de circonstances atténuantes (ivresse, « emprise de l’émotion », problèmes psy) systématiquement refusées aux coupables de lèse-Charlie.