Un décret paru mardi 1er mars au Journal officiel impose aux hébergeurs et fournisseurs de services sur Internet de conserver pendant un an toute une série de données personnelles de l’internaute, comme ses codes confidentiels, ainsi que sa navigation sur le net… Ce décret pris dans le cadre de la loi du 21 juin 2004 « pour la confiance dans l’économie numérique » qui prévoit notamment que la police et gendarmerie nationale peuvent exiger ces données « afin de prévenir (…) les actes de terrorisme ».

Pour chaque connexion de leurs abonnés, les hébergeurs doivent ainsi sauvegarder les informations fournies lors de la souscription d’un contrat par un utilisateur ou lors de la création d’un compte, à savoir les nom et prénom ou la raison sociale, les adresses postales associées, les pseudonymes utilisés, les adresses de courrier électronique ou de compte associées, les numéros de téléphone ou le mot de passe ainsi que les données permettant de le vérifier ou de le modifier. Plus généralement, les hébergeurs doivent garder l’identifiant de la connexion, l’identifiant du terminal utilisé pour la connexion, les dates et heures de début et de fin de la connexion ou encore les caractéristiques de la ligne de l’abonné.

Pour chaque action d’un internaute sur le net, la nature de l’opération doit être consignée par ces prestataires, qu’il s’agisse d’écrire un e-mail ou de télécharger une image ou une vidéo, ainsi que les date et heure. Lorsque la souscription du contrat ou du compte est payante, les hébergeurs et fournisseurs de services sur la Toile doivent également conserver le moyen de paiement, sa référence, son montant ainsi que la date et l’heure de la transaction.

La juge en charge de l’affaire des huit inculpés du CAS a décidé hier de reporter le jugement programmé ce jeudi 3 mars. Aucune date n’a néanmoins été fixée pour clôturer cette procédure qui dure maintenant depuis presque trois ans.
La soirée de soutien qui se déroulera jeudi soir est maintenue.
47, chaussée de Wavre (à proximité de la Porte de Namur)
Ouverture des portes à partir de 18 heures 30
Repas servi entre 20 heures et 22 heures
5 euros

Samedi, les enquêteurs belges annonçaient, sous couvert d’anonymat, dans les quotidiens flamands le « probable » décès de Fehriye Erdal, militante DHKP-C accusée de l’action contre l’oligarche Sabanci et poursuivie par la justice belge pour notamment «appartenance à une organisation terroriste». Le 27 février 2006 Fehriye Erdal est passé à la clandestinité, échappant à la filature de la Sûreté de l’Etat. Interrogé par Parlemento.com, Bahar Kimyongür démonte l’intox que représente la publication de l’information sur le « probable décès » de Fehriye Erdal.

Lire toute l’interview de Bahar Kimyongur

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Hier après-midi, plusieurs dizaines de personnes s’étaient rassemblées devant le centre fermé de Vottem pour dénoncer les politiques d’immigration en Belgique. Lorsque des renforts policiers appelés par la police d’Herstal déjà présente sur place sont arrivés, les manifestants se sont dirigés vers le quartier Sainte-Walburge. Là, une quinzaine d’entre eux ont été interpellés et écroués par mesure administrative. Vers 19h, la police a retrouvé un second groupe de manifestants qui lui avait échappé en montant sur le toit d’un immeuble abandonné. Tous les huit ont également été appréhendé par mesure administrative.

Deux procès sont en cours contre huit inculpés du Comité d’Actions et de Soutien aux « sans-papiers » (CAS). Ce jeudi 3 mars se jouera la dernière partie de cette procédure qui aura duré plus de trente mois.
En avril 2008, débutait sur le campus universitaire de l’ULB, une lutte de personnes « sans-papiers » qui allait découcher sur deux occupations. Un Comité d’Actions et de Soutien (CAS) aux sans-papiers s’est constitué autour de ces occupations pour porter avec elles une lutte politique qui durera plus de deux ans. De nombreuses autre occupations verront le jour dans d’autres endroits partout en Belgique et d’autres CAS seront également constitués. Des actions (occupations, manifestations, perturbation de meetings officiels) ont été menées contre la politique migratoire orchestrée des gouvernements belges et européens, autour de trois objectifs stratégiques : régularisation de tous les sans-papiers, arrêt des rafles et expulsions, destruction des centres fermés. Ces initiatives sont à l’origine des procédures actuelles (avec de très divers chefs d’inculpations)

Rendez-vous ce jeudi 3 mars à 8h30 sur les marches du Palais de Justice pour soutenir les inculpés du CAS !

Violences au centre d’expulsion 127bis contre les détenus, arrestation massive de 150 Pakistanais occupant un immeuble rue Brogniez, descente de police à la maison occupée par des familles place Liedts, grève de la faim de la rue des Chartreux dans l’indifférence…

Manifestation de soldiarité avec les sans-papiers ce lundi 28 février à 10h, métro Porte de Namur, à l’initiative du CRER. http://regularisation.canalblog.com

Après une semaine de nouvelles sur la situation actuelle au centre fermé pour clandestins de Steenokkerzeel, une tentative d’évasion, plusieurs prisonniers ayant été tabassés et une grève de la faim collective, une quarantaine de personnes se sont rassemblés dimanche devant le centre. Durant la manifestation, les prisonniers ont commencé à briser les vitres, à incendier les cellules et à monter sur le toit. A ce moment, beaucoup de renforts de la police et des pompiers sont arrivés, et dans le chaos général, un prisonnier a pu s’évader. Plus tard le soir, les manifestants rentrés, des émeutes sont de nouveau éclatés au centre. Deux des trois ailes du centre ont été ravagé par les mutins : casse, incendie et sabotage des circuits électrique et sanitaires. Les deux ailes ont été déclarés « inhabitables » et les prisonniers ont été transferés à d’autres centres à Vottem, Merksplas et Bruges.

Manifestation et émeutes au 129bis, 20 février 2011

Manifestation et émeutes au 129bis, 20 février 2011

L’immeuble occupé par 150 Pakistanais à la rue Brogniez à Anderlecht a été envahi par la police mercredi matin. La police est intervenue à 7h30, barrant la rue. Les policiers ont obligé un riverain ayant pris des photos à les effacer. Un camion à ordures a embarqué les affaires des occupants qui ont été emmenés dans les casernes d’Etterbeek par un bus de la police fédérale. Aux dernières nouvelles plusieurs d’entre eux ont été libérés, 20 d’entre eux restaient détenus.

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Des milliers de manifestants s’étaient rassemblés ce mercredi dans plusieurs villes grecques dans le cadre d’une grève générale de 24 heures contre les mesures d’austérité du gouvernement. Selon la police, ils étaient 16000 à Salonique et 20000 au Pirée et à Athènes (les syndicats parlent eux de 60000 personnes). Dans la capitale, de violents affrontements ont éclaté entre les travailleurs et les forces de l’ordre. 5000 policiers avaient été déployés dans le centre-ville, dont une grande partie formant un cordon devant le Ministère des Finances. A l’arrivée du cortège devant le bâtiment, ils ont tiré des gaz irritants et lacrymogènes, scindant la manifestations en deux. Les travailleurs ont répliqué en leur jetant divers projectiles. La police compte trois blessés dans ses rangs et a annoncé avoir procédé à cinq arrestations.

Manifestation contre l'austérité à Athènes

Manifestation contre l’austérité à Athènes

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Bergoi Madernaz, Aitziber Plazaola, Beñat Lizeaga, Aiala Zaldibar, Xalbador Ramirez, Endika Perez, Irati Tobar et Jazint Ramirez, huit jeunes militants de la gauche indépendantiste ont fui le Pays Basque Sud d’où ils sont originaires en octobre dernier à la suite de vagues d’arrestations à l’encontre du mouvement de jeunes indépendantistes Segi. L’une d’entre eux, Aiala Zaldibar, est déjà sous le coup d’une procédure de MAE. La cour d’appel de Pau a récemment validé son transfèrement dans l’Etat espagnol mais elle s’est pourvue en cassation et est donc en attente de la décision de la Cour de cassation. Les sept autres risquent eux aussi de se voir notifier des MAE. Lors d’une conférence de presse en France, ils ont affirmé que «les illégalisations de Segi et d’autres organisations comme Askatasuna, Batasuna… laissent carte blanche à l’Etat espagnol pour condamner une activité politique. Ce ne sont pas des actions qu’ils jugent mais des idées.» (…) «c’est parce que nous menons la lutte en faveur de l’indépendance et du socialisme que nous sommes en permanence punis, fichés, arrêtés, torturés et persécutés. Nous sommes définis comme `terroristes’ parce que nous militons dans les assemblées d’étudiants, dans les mouvements féministes, en faveur du droit au logement ou encore parce que nous travaillons en faveur du gaztetxe.» Ils ont indiqué que leurs noms ont été arrachés par les policiers espagnols sous la torture et distribués les témoignages de leurs camarades arrêtés en octobre et décembre et qui ont subis coups, attouchements sexuels, obligation d’adopter des positions douloureuses et humiliantes, suffocation avec des sacs en plastique, etc.

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