L’outrage au drapeau français est désormais passible d’une amende de 1.500 euros, qui sanctionnera le fait, « lorsqu’il est commis dans des conditions de nature à troubler l’ordre public et dans l’intention d’outrager le drapeau tricolore », de « détruire, détériorer ou utiliser de manière dégradante » le drapeau « dans un lieu public ou ouvert au public ». Le texte précise qu’est également puni, « pour l’auteur de tels faits, même commis dans un lieu privé, de diffuser ou faire diffuser l’enregistrement d’images relatives » à ces faits .

Le décret fait suite à la polémique sur une photographie, primée lors d’un concours à Nice, montrant un homme s’essuyant le postérieur avec le drapeau français. Cette photo avait été primée par le jury d’un concours photographique de Nice le 6 mars et avait été publiée en tant que telle dans un journal gratuit.

L’examen des procédures anti-islamiste doit être fait car ce sont eux qui, le plus souvent « essuient les plâtres » de nouvelles mesures répressives qui sont par la suite étendues. Nizar Trabelsi a été condamné à dix ans en Belgique pour un projet d’attentat contre la base aérienne de Kleine-Brogel. Sans donner beaucoup de détails, Washington réclame depuis 2007 son extradition pour « participation à une association de malfaiteurs visant l’assassinat de ressortissants des Etats-Unis, en dehors des Etats-Unis; participation à une association de malfaiteurs pour l’usage et la tentative d’usage d’armes de destruction massive; participation à une association de malfaiteurs pour fournir un soutien matériel et des ressources à une organisation terroriste étrangère ». Il encourt théoriquement la perpétuité aux Etats-Unis. Il serait donc jugé et condamné une seconde fois sur base du même dossier…

La chambre des mises en accusation de Bruxelles a pourtant rendu au ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, un avis dans lequel elle affirme qu’il n’existe pas d’objection juridique à l’extradition vers les Etats-Unis de Nizar Trabelsi. Cet avis, qui est en principe secret, et n’est pas contraignant, laissant la décision finale au ministre de la Justice. Mais la chambre des mises en accusation aurait néanmoins posé plusieurs conditions, dont celle que Nizar Trabelsi ne soit pas condamné à mort aux Etats-Unis.

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C’est le 20 juillet 2010 que s’est déroulée à Lucca la dernière audience du procès contre Leo, un anarchiste arrêté le 4 novembre 2009 après un an et demi de clandestinité et accusé du braquage d’une Poste en juin 2007 à finalité terroriste. Dans cette même instruction, Francesco Goia et Daniele Casalini ont déjà été condamnés à 4 ans ferme en octobre 2009]. Le parquet avait requis 6 ans pour braquage, avec l’aggravation de terrorisme, la cour n’a pas retenu cette dernière circonstance aggravante, mais a quand même confirmé la condamnation à 6 ans de réclusion.

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Trois membres présumés de l’ETA, actuellement en détention en France pour d’autres faits, ont été mis en examen dans le cadre de l’enquête sur la fusillade de Dammarie-lès-Lys qui a eu lieu le 16 mars dernier. Mikel Karrera Sarobe, suspecté d’être le numéro un de l’ETA, Arkaitz Aguirregabiria de Barrio et Joseba Urbieta Alkorta ont été mis en examen pour l’ensemble des chefs d’accusation suivants: homicide volontaire en bande organisée, détention et transport d’armes, recel de faux et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. De source judiciaire, on affirme que ce sont des analyse de traces recueillies sur les lieux de la fusillade qui auraient permis de remonter aux trois hommes. Ces trois mises en examen s’ajoutent à celle de Joseba Fernandez Aspurz, interpellé sur les lieux de la fusillade qui a fait état de son appartenance à l’ETA et est aujourd’hui écroué.

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L’enquête de la section antiterroriste de la DIGOS sur les Cellules de Résistance Prolétarienne a débouché sur des perquisitions et l’arrestation de trois personnes: Patrizio Pietralunga 30 ans, , Fabrizio Sante Antonini 50 ans, (déjà impliquées dans des enquêtes pour des actions similaires menées entre 1999 et 2001, et revendiqué par les Noyaux Armés pour le Communisme, et Angel Liberati, 27 ans. L’enquête s’est basée notamment sur l’expertise scientifique des enregistrements téléphoniques de revendication et les images des caméras de vidéosurveillances proches des cabines.

Les CRP, qui font explicitement référence au projet des Brigades Rouges, sont connues pour l’envoi d’un colis piégés en juin 2007 à un producteur de cinéma, une tentative d’incendie et un incendie de concessionnaire FIAT (15 et 24 juillet 2008), une tentative d’attaque incendiaire contre l’Inspection du travail le 21 avril 2009, deux attaques à la bombe artisanale contre des sièges de partis politiques le 8 mai 2009, et l’explosion d’une bombe de forte puissante, le 20 janvier 2010, devant le siège de la police nationale à Montesacro.

Cette année, la programmation du PleinOPENair met en perspective quelques enjeux qui traversent Bruxelles autour de la question sécuritaire.

Ve 30 & Sa 31.07 > Museum d’Histoire Naturelle (Ixelles-Bxl)
Me 04.08 & 11.08 > Gésù (St Josse)
Ve 06 & Sa 07.08 > Square Laîné (St Gilles)

Programme PleinOPENair 2010

Programme PleinOPENair 2010

Voir ici le programme complet

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Hier après-midi, treize militants pacifistes ont été arrêtés administrativement sur la Place Royale, en marge du défilé militaire. Ils s’y étaient rassemblés afin de déployer un calicot dénonçant le sur-financement de l’armée, l’implication de l’armée belge en Afghanistan et de l’Etat belge dans des massacres à travers la vente d’armes, et la présence continue d’armes de destruction massive illégales à Kleine Brogel. Avant même d’avoir pu commencer leur action de protestation non-violente, les treize militants ont été interpellés par la police de la zone Bruxelles-Ixelles.

Les trois militants basques détenus à la prison de Vivonne-Poitiers qui avaient entamé une grève de la faim au début du mois ont arrêté hier leur action de protestation. Maïté Aranalde, Joseba Fernandez Aspurz et Mattin Ozolmendi ont mené cette grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention dans les prisons français ainsi que les entraves aux courriers et au droit de visite dont ils sont les victimes. Il semblerait que néanmoins, grâce à leur action, ils aient obtenu satisfaction. Une détenue basque devrait bientôt rejoindre Maïté Aranalde à Vivonne-Poitiers, tandis qu’un des hommes a appris qu’il serait bientôt transféré dans un ou établissement où se trouvent d’autres basques à Châteauroux. Une petite centaine de personnes s’étaient rassemblées hier en fin de matin pour manifester notre solidarité. Par contre, Arkaitz Agirregabaria et Mikel Karrera, qui sont à l’origine de cette grève de la faim n’ont quant à eux pas annoncé leur intention de l’arrêter, aucune décision les concernant n’ayant été prise.

Le procès consécutifs aux incidents qui ont suivi les provocations policières à Poitiers le 21 juin a eu lieu le 8 juillet lors d’une audience marathon. Lors de ce procès, les incohérences et contradictions dans les déclarations des policiers sont clairement ressorties, en particulier celles du commissaire Papineau, Directeur Départemental de la Sécurité Publique. Et de même leurs omissions – comme faire état d’une condamnation antérieure de l’un d’eux pour violences sans préciser qu’il avait été relaxé, n’étant en rien responsable de ces violences. Et bien d’autres éléments sont apparus nettement : que l’accusation reposait sur les seuls témoignages des policiers, également partie civile, alors que d’autres personnes avaient été témoins des événements – la défense en a ainsi produit six ; que l’enquête sur le terrain avait été inexistante… et surtout que les choses ne s’étaient pas passées comme l’accusation le prétendait, mais bien comme les prévenus et leurs avocats ne cessent de le dire : c’est un véritable tabassage policier de militants et militantes connus pour leur engagement politique qui a eu lieu à Poitiers !

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux appelle à un rassemblement pour la relaxe de tous les inculpés du 21 juin devant le palais de justice de Poitiers le 28 juillet à 18 h, et à un soutien lors du délibéré, le 29 juillet à 14 h. Contact: antirep86@free.fr– http://antirep86.free.fr

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