Les frères Omar Alonso Restrepo Ospina et José de Jesús Restrepo étaient membres de la Fédération Agrominière du Sud de Bolivar (Fedeagromisbol). Ils étaient partis de la municipalité de Montecristo vers Caucasia (Antioche) le 10 février dans l’intention d’acheter des pièces détachées pour leur véhicule. Selon des habitants de la zone, les frères ont été abordés par un groupe armé 20 minutes avant d’atteindre la municipalité de Nechí et emmenés vers une destination inconnue. Deux jours après, leurs corps sans vie sont apparus avec signes de torture dans la rivière Cauca, à la hauteur des municipalités d’Achí et de Guaranda.
Les organisations populaires ont dénoncés ces meurtres comme relevant d’une stratégie intégrée de la part du Gouvernement National, des multinationales minières de l’or et de celles productrices de palme qui essaient de s’emparer des ressources naturelles de la région.
En 2001, la France et l’Italie ont conclu un accord pour la construction d’une ligne TGV reliant Lyon à Turin. Depuis le mois de janvier, des sondages géologiques sont effectués pour élaborer le tracé de la ligne ferroviaire. Le début du chantier a déclenché la colère des habitants de la région, qui étaient des dizaines de milliers à protester contre le projet à la mi-janvier.
Depuis quelques jours, les actions se sont multipliées afin d’empêcher l’avancée de la foreuse dans la vallée. Dans la nuit de mardi déjà, plusieurs militants étaient parvenus à intercepter l’engin entraînant une réaction policière violente pour les disperser. Les manifestants ont répliqué aux coups de matraques en tirant des boules de neige et des sachets remplis d’eau sur les forces de l’ordre et les ouvriers. Mercredi, 300 personnes s’étaient à nouveau rassemblées sur le site de forage. Les forces de l’ordre ont tenté de les disperser avec des grenades lacrymogènes auxquelles les manifestants ont répliqué avec des jets de boules de neige. Les affrontement ont été particulièrement musclés, faisant trois blessés graves du côté des militants. Tous les trois ont du être transporté à l’hôpital, déclenchant la colère des manifestants, qui sont allés bloquer les routes principales et l’autoroute. Une patrouille policière a été interceptée sur une nationale et bloquée. Après de nouveaux tirs de gaz lacrymogènes, celle-ci a pris la fuite. Plusieurs nouveaux rendez-vous ont été fixés dans les jours qui viennent pour dénoncer le projet ainsi que les violences policières de ces derniers jours.
Vendredi 12 février à la tombée de la nuit, l’artiste hondurien Hermes Reyes, qui est aussi membre du Vaste Mouvement pour la Dignité et la Justice, dont l’organisation est liée au Front National de Résistance Populaire (FNRP), a été victime d’un attentat alors qu’il sortait d’une réunion du FNRP.
A l’aube du lundi 15 février, Julio Funès Benitez, membre de la résistance et appartenant au Syndicat SITRASANAA a été assassiné. Ses assassins ont disparu sans être inquiétés à bord d’un taxi, dans les environs du quartier Brisas del Norte, de Comayaguela.
Un black bloc de 200 manifestants a semé le grabuge dans le centre-ville de Vancouver, samedi, en fracassant des vitrines, en lançant de la peinture et en affrontant les policiers afin de protester contre le capitalisme et la commercialisation des Jeux Olympiques. Les manifestants s’en sont pris aux vitrines du magasin La Baie à cause de la présence d’une boutique d’objets olympiques. Ils ont aussi endommagé des véhicules et se sont attaqués à un restaurant McDonald’s. L’escouade anti-émeute de Vancouver est intervenue et a procédé à l’arrestation d’une douzaine d’entre eux. À un moment, le groupe s’est approché de l’hôtel Westin Bayshore, où le Comité olympique international a établi son quartier général pour la durée des Jeux. Des policiers lourdement armés de la Gendarmerie Royale se tenaient prêts à les affronter. La manifestation a perturbé considérablement les activités au centre-ville de Vancouver.
Manifestation aux JO de Vancouver
Lundi à 6h30 du matin, plusieurs arrestations et perquisitions ont eu lieu à différents domiciles par la brigade criminelle. Cinq personnes ont été arrêtées ( peut-être plus?) et il semblerait que les policiers soient à la recherche d’autres personnes.
Sans connaître précisément les chefs d’inculpation, on suppose que ces arrestations répondent aux effets d’annonce parus dans les médias il y a de ça trois semaines. Au 2e jour du procès des inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes, certains journaux accusaient ‘l’ultra-gauche’ de dégradations de dizaines de distributeurs de banques notoirement connues pour avoir dénoncé des sans-papiers.
Pendant les perquisitions, les policiers ont eu l’air de chercher particulièrement des tracts en rapport avec les luttes de sans-papiers et contre la machine à expulser. Et, ils ont saisi des vêtements, des ordinateurs, et des téléphones portables.
Une cinquantaine de guérilleros maoïstes à mobylette ont pris d’assaut un camp des forces de sécurité ce lundi. Ils l’ont encerclé avant de faire feu et d’y faire exploser une mine, entraînant un grand incendie. Les maoïstes ont également été rejoints par d’autres combattants, qui eux ont utilisé des armes automatiques. Au moins une vingtaine de corps ont été retrouvés, certains tués par balle, d’autres brûlés vifs dans l’incendie du camp. Le bilan définitif du raid, qui a duré plus d’une heure, n’est pas connu car plusieurs policiers sont toujours portés disparus. Plus tôt dans la journée, deux guérilleros avaient été tués à la suite d’une fusillade avec les forces de sécurité, toujours dans le Bengale occidental.
Le chef de l’aile militaire du CPI(M) a revendiqué la responsabilité de l’attaque contre le camp paramilitaire. Il a également affirmé que cette attaque était le début de ‘l’Opération Peace Hunt’, la réponse maoïste à l’Opération Green Hunt menée par le gouvernement depuis plusieurs mois. Il a enfin averti que d’autres raids de ce type continueraient à se produire tant que l’offensive contre les maoïstes perdurera.