À Rome, le samedi 9 mai, la section locale du Secours Rouge International (SRI) a organisé une rencontre consacrée à Ulrike Meinhof à l’occasion du 50e anniversaire de son assassinat, rassemblant une cinquantaine de participants. Après être revenu sur son histoire et celle de la Fraction Armée Rouge (RAF), la discussion s’est ensuite orientée sur le lien entre lutte des classes et anti-impérialisme, ainsi que sur la résistance en prison contre la « torture blanche » de l’isolement cellulaire. Durant les échanges, le défaitisme issu de la défaite a été rejeté par les participants qui ont souligné que la révolution est un long processus international composé de multiples efforts qui, pris ensemble, contribuent à sa réalisation. Enfin, il a été souligner l’importance de développer la lutte selon ces deux axes, dans les mobilisations de classe actuelles contre l’impérialisme et la répression, notamment à l’occasion du deuxième procès de Daniela Klette à l’automne prochain.
Hommage aux militants de la Fraction Armée Rouge à Stuttgart le 9 mai 2026
Parallèlement, d’autres sections du SRI ont mené plusieurs actions. À Bruxelles, un collage mural a été réalisé, tandis qu’à Stuttgart un hommage a été rendu sur les tombes de Baader, Ensslin et Raspe, suivi d’une rencontre consacrée à leur histoire et à leur rôle. À Toulouse, la section locale a publié un communiqué soulignant l’importance de cet héritage pour la gauche anti-impérialiste et révolutionnaire.
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À Paris, la tentative de rassemblement du Comité du 9 mai (C9M), interdit par la préfecture et la justice, a donné lieu à un important dispositif policier et à une forte mobilisation antifasciste. Alors qu’environ un millier de militants d’extrême droite étaient attendus, seuls neuf individus ont été interpellés, certains en possession d’armes, tandis que des militants antifascistes et deux journalistes ont également été arrêtés lors des opérations de contrôle et de dispersion dans la capitale. Les autorités ont interdit à la fois le défilé néonazi et plusieurs contre-rassemblements, dans un contexte de fortes tensions et de surveillance policière du centre de Paris. La ligne info anti-C9M dénonce une répression « à géométrie variable » et souligne l’importante victoire antifasciste arrachée par une mobilisation protéiforme.
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Dimanche 10 mai, la libération effective de Thiago Ávila était retardée, tandis que Saif Abu Keshek est arrivé en Grèce en déclarant l’importance de se mobiliser pour la libération des près de 10 000 hommes, femmes et enfants détenus par l’occupation israélienne.
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Un rassemblement est appelé le 11 mai dès 9H devant le tribunal de Reims en soutien à une étudiante de Sciences Po poursuivie pour « outrage à agent » après avoir scandé le slogan « ACAB » (« Tous les flics sont des salauds ») lors d’une manifestation du 1er mai 2024. Ses nombreux soutiens dénoncent un délit d’opinion et une volonté de faire de cette militante un exemple dans un contexte de radicalisation autoritaire à Reims et plus largement en France.
Lors des commémorations du 9 mai à Berlin, la police allemande a interdit l’affichage de drapeaux soviétiques près du mémorial soviétique, obligeant des participants à couvrir certains symboles liés à la victoire contre le nazisme. Selon des militants présents, un participant a également dû retirer un tee-shirt.
La campagne Libérez Ali et plusieurs organisations pro-palestiniennes appellent à un rassemblement le 22 mai à 13H devant le tribunal de Porte de Clichy à Paris, où le juge des libertés doit examiner une nouvelle demande de remise en liberté d’Ali, un réfugié palestinien détenu provisoirement depuis près de deux ans. Installé en France depuis 2016, cet homme de 36 ans est poursuivi sur la base d’accusations transmises par les autorités israéliennes concernant des faits présumés en Palestine. Les soutiens d’Ali réclament sa libération immédiate, l’abandon des poursuites ainsi que le rétablissement de son statut de réfugié.
Des syndicats de l’éducation catalane, dont la CGT, l’USTEC et Professors de Secundària, dénoncent l’infiltration de deux agentes en civil des Mossos d’Esquadra, la police autonome de Catalogne, lors d’une assemblée de professeurs organisée à l’institut Pau Claris de Barcelone pour préparer les mobilisations et grèves à venir. Selon les participants, les deux femmes n’ont pas pu prouver qu’elles étaient enseignantes et auraient quitté la réunion après avoir été démasquées.
L’activiste sahraoui Abdelmoula El Hafidi, libéré il y a moins d’un mois après dix ans de détention dans les prisons marocaines pour son engagement en faveur de l’autodétermination du Sahara occidental, a été enlevé par les forces d’occupation marocaines au sud de Boujdour. Depuis son arrestation, son lieu de détention demeure inconnu, suscitant de fortes inquiétudes sur sa sécurité. Avant cet enlèvement, El Hafidi affirmait que les prisonniers politiques sahraouis restaient déterminés malgré les tortures, humiliations, pressions subies et le blocus autour du domicile familial à Boujdour afin d’empêcher les visites de soutien. Cela intervient dans le cadre d’une intensification de la répression marocaine contre les militants sahraouis, marquée par des actes d’intimidation, de harcèlement et des violations répétées des droits humains.
La Défense belge va acquérir des missiles états-uniens AIM-120 Amraam pour un montant maximal de 3,69 milliards de dollars afin d’équiper ses avions de combat F-35 et ses futures batteries antiaériennes Nasams. Autorisée par l’agence américaine DSCA, cette vente concerne des missiles fabriqués par Raytheon (RTX). La Belgique prévoit également une coopération industrielle, avec la possibilité que le site de Zutendaal participe à la fabrication ou à l’assemblage de certains composants.
Samedi 7 mai, à l’Université Toulouse-Jean Jaurès, des centaines de personnes ont participé au village internationaliste, qui proposait tout au long de la journée des stands, des conférences anti-impérialistes et antimilitaristes, ainsi qu’un spectacle de danse et des concerts. Brandissant des pancartes de soutien, de nombreuses personnes ont réaffirmé leur soutien à la libération immédiate de Saif Abukeshek et Thiago Avila, militants de la Global Sumud Flotilla emprisonnés par l’occupation israélienne.
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À l’invitation du Secours Rouge, plusieurs anciens prisonniers politiques ont pris la parole pour soutenir l’initiative, à l’image de la militante palestinienne Hadeel Shatara, le représentant de la Fédération des Associations de la Jeunesse Socialiste (SGDF) de Turquie/Kurdistan, Adnan Özcan, ainsi que du communiste libanais Georges Abdallah. Un représentant de la Ligue des Étudiants des Philippines est également intervenu, appelant à la constitution d’un front face aux agressions impérialistes dans le monde.
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