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Articles

USA : Jusqu’à 100 ans de prison dans l’affaire Prairieland contre le mouvement antifa

Huit militants liés à une manifestation devant le centre de rétention pour migrants de Prairieland au Texas en juillet 2025 ont été condamnés à des peines particulièrement sévères, allant de 30 à 100 ans de prison. Une neuvième accusée, Ines Soto, doit connaître sa peine en juillet. Daniel Sanchez Estrada (Des) a notamment écopé de 30 ans pour avoir déplacé après les faits une boîte contenant des brochures antifascistes, tandis que Benjamin Hanil Song, seul accusé d’avoir tiré sur un policier, a été condamné à 100 ans de prison. Les juges ont appliqué des circonstances aggravantes liées au terrorisme, dans un dossier présenté comme une victoire majeure de l’administration Trump contre le militantisme de gauche.

L’affaire s’inscrit dans le cadre du durcissement de la politique fédérale à l’égard des mouvements antifascistes depuis la désignation des « antifas » comme organisation terroriste intérieure en 2025. Ce verdict a provoqué de vives réactions dénonçant des peines extrêmement lourdes, tandis que le ministère de la Justice les justifient en disant qu’elles visent des individus ayant « légitimé ou préparé le recours à la violence ». Tous misent désormais sur les procédures d’appel pour tenter d’obtenir l’annulation ou la réduction des condamnations.

Palestine : Conditions de détention catastrophiques pour les prisonnières palestiniennes de Damon

La Commission des affaires des prisonniers et ex-prisonniers palestiniens a alerté sur les conditions de détention des prisonnières palestiniennes dans la prison de Damon, décrites comme « catastrophiques ». Selon un rapport basé sur une visite d’avocate, 87 femmes y sont actuellement détenues, dont trois originaires de Gaza et environ un tiers en détention administrative sans jugement. Le document fait état d’une forte surpopulation carcérale, de conditions de vie très difficiles et d’un accès limité aux soins médicaux, certaines détenues souffrant de problèmes de santé nécessitant une prise en charge urgente. Il signale également des restrictions importantes concernant les sorties quotidiennes, l’accès aux produits de première nécessité et aux soins adaptés.

Dans ce contexte, la détenue Shatela Abu Ayad, la prisonnière palestinienne la plus anciennement détenue avec plus de 10 ans d’incarcération sur une peine de 16 ans, souffre de graves problèmes de santé, notamment une élévation importante des enzymes hépatiques, c’est-à-dire des marqueurs sanguins qui indiquent généralement une souffrance ou une inflammation du foie. Elle est victime d’une politique de négligence médicale en ne recevant pas les soins médicaux nécessaires.

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France : Convocation policière du président de l’Inter-LGBT après la polémique sur l’affiche de la Pride 2025

À la suite de la controverse autour de l’affiche de la Pride 2025, l’Inter-LGBT a été confrontée à des pressions institutionnelles et à une procédure judiciaire visant directement son président, Alexandre Schon, convoqué en mars 2026 par la police judiciaire pour des faits de « provocation publique et directe non suivie d’effet ». Cette enquête est liée à l’affiche, accusée par certains responsables politiques et institutionnels d’inciter à la violence, notamment en raison de la mise en scène d’un affrontement physique entre des personnages queers et un individu identifié comme fasciste.

France : Nouvelle lettre d’Ali, réfugié palestinien emprisonné depuis plus de deux ans

Ali est un réfugié palestinien emprisonné en France depuis plus de deux ans. Dans une nouvelle lettre, il exprime son engagement en faveur de son peuple et dénonce la responsabilité du monde face aux violences coloniales. Son message dénonçe l’indifférence et le silence entourant la souffrance faite au peuple palestinien et appelle à une prise de conscience.

Ô monde injuste, ne te suffit-il donc pas de voir les corps déchiquetés de nos enfants pour que ta conscience s’éveille ?

Quelle est la faute d’un peuple né sur sa propre terre, qui se retrouve accusé simplement d’exister, assiégé jusque dans ses rêves et privé de son droit à la vie ?

Au nom de quelle loi les peuples sont-ils punis pour leur attachement à leur patrie ? Et au nom de quoi justifie-t-on le meurtre d’enfants, la destruction de maisons et la privation des droits les plus élémentaires de l’être humain ?

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une tragédie qui ne met pas seulement à l’épreuve la capacité des êtres humains à endurer la souffrance, mais aussi la sincérité des valeurs dont le monde se réclame.

Alors que les discours sur la liberté, la justice et les droits humains se multiplient, nos enfants continuent d’être extraits des décombres, des mères continuent de faire leurs adieux à leurs fils et filles, et des familles entières cherchent encore la sécurité au milieu de la peur et de la destruction.

Nous demandons au monde : comment les images d’enfants tués peuvent-elles devenir une simple actualité passagère ? Comment les scènes douloureuses liées aux prisonniers peuvent-elles se répéter jour après jour sans ébranler la conscience humaine ? Le sang de certains aurait-il moins de valeur que celui des autres ?

Nous ne demandons ni pitié ni compassion éphémère. Nous réclamons des droits garantis par notre humanité commune avant même de l’être par les lois : notre droit à la vie, le droit de nos enfants à la sécurité et le droit de notre peuple à vivre dignement sur sa terre.

L’histoire nous a appris que l’injustice ne dure jamais éternellement et que les peuples attachés à leur droit à la vie ne peuvent être brisés, quelles que soient les épreuves. Mais elle nous a également appris que le silence face à une tragédie n’est pas une position neutre ; il contribue à ce que celle ci continue.

C’est pourquoi nous élevons aujourd’hui notre voix, non seulement pour raconter la douleur, mais aussi pour rappeler que derrière chaque chiffre se trouve un être humain, derrière chaque martyr une histoire, et derrière chaque enfant un rêve qui méritait de vivre.

Une question demeure alors suspendue à la conscience du monde :

Quand notre droit à la vie deviendra-t-il une cause humaine qui ne peut plus attendre ? Et quand nous regardera-t-on comme des êtres humains qui méritent de vivre, de rêver et de connaître la sécurité, comme tous les autres peuples de la Terre ?

Votre frère Ali, prisonnier palestinien sur les terres françaises

Turquie : 24 arrestations dans 8 provinces dans une opération contre des membres présumés du DHKP-C

Une opération menée par le parquet d’Istanbul a visé des membres présumés du Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) dans huit provinces turques, dont Istanbul, Ankara, Hatay, Izmir, Erzincan, Tekirdağ, Antalya et Kocaeli. Des perquisitions ont été effectuées dans 46 adresses simultanément, conduisant à l’arrestation de 24 suspects. Au total, 37 personnes ont été identifiées dans le cadre de l’enquête, soupçonnées d’activités au sein de l’organisation et de participation à des actions et événements liés à son idéologie. De nombreux documents et supports numériques ont été saisis lors des perquisitions. Les autorités continuent de se mobiliser pour retrouver les suspects n’ayant pas été arrêtés. Cette opération est intervenue parallèlement à celles menées contre d’autres organisations révolutionnaires et démocratiques, ayant conduit à l’arrestation de plus de 200 activistes.

Allemagne : Libération de l’antifa Paula après 1 an et demi de détention provisoire

Paula, militante antifasciste de Iéna poursuivie dans le cadre de l’affaire de Budapest et actuellement en procès à Düsseldorf, a été libérée de détention provisoire le 18 juin 2026. Elle était incarcérée depuis janvier 2025 à la prison de Wuppertal-Ronsdorf, après un transfert par Chemnitz, dans le cadre d’un procès lié à une affaire collective contre des antifascistes. Après environ trois ans de procédure et 18 mois de détention, elle a pu retrouver ses proches.

Bien que libérée, Paula reste sous contrôle judiciaire strict, avec obligation de pointage bihebdomadaire auprès de la police et participation continue à son procès en cours. Ses soutiens évoquent des conditions de détention difficiles et remercient les personnes mobilisées à Chemnitz et Wuppertal pour leur solidarité. D’autres personnes impliquées dans la même affaire restent emprisonnées.

USA : Libération du jeune palestinien Tarek Bazrouk après 413 jours de détention

Tarek Bazrouk, 21 ans, étudiant palestinien originaire de New York, a été libéré ce 23 juin d’une prison fédérale après 413 jours d’incarcération. Il a retrouvé sa famille après une détention marquée par l’isolement, des conditions difficiles et une procédure judiciaire contestée par ses soutiens. Arrêté à 20 ans par le FBI lors d’une opération de plusieurs heures à son domicile, il était poursuivi pour des faits liés à des affrontements lors de manifestations en soutien à Gaza. Placé initialement en détention provisoire à MDC Brooklyn pendant près de six mois et privé de liberté sous caution, il encourait jusqu’à 30 ans de prison avant d’être condamné à 17 mois de détention fédérale, suivis de 3 ans de liberté surveillée.

Ses soutiens dénoncent une affaire de répression politique visant des militants pro-palestiniens et évoquent une large mobilisation de solidarité ayant émergé au fil du temps. Ils affirment également que sa libération ne met pas fin à la contrainte judiciaire, puisqu’il reste soumis à une période de supervision fédérale stricte limitant ses déplacements et son autonomie. Pour y faire face, une collecte de fonds a été mise en place.

Kenya : Un groupe étudiant anti-impérialiste dénonce le blocage de sa collecte de fonds

La Revolutionary Students Commission (RSC), organisation étudiante anti-impérialiste, affirme que les autorités kényanes ont bloqué son lien de collecte de dons sur la plateforme M-Changa. Cette mesure est une nouvelle forme de répression visant les organisations progressistes, démocratiques et anti-impérialistes du pays. La RSC annonce poursuivre ses activités et avoir ouvert une nouvelle campagne de financement sur GoFundMe afin de faciliter les contributions de ses soutiens au Kenya et à l’international. L’organisation appelle ses sympathisants à maintenir leur soutien malgré cette tentative de restreindre son action politique.

Libye : Libération progressive des membres du convoi humanitaire Sumud après 31 jours de détention

Après 30 jours de détention jugée illégale en Libye, les dix volontaires du convoi humanitaire Sumud sont en cours de libération. Quatre d’entre eux sont déjà arrivés à Tunis : Achraf Khoja (Tunisie), Domenico Centrone et Leonarda Alberizia (Italie), ainsi que Matias Rodriguez (Uruguay). Les autres devraient être libérés dans les 24 heures. Les organisateurs appellent à maintenir la mobilisation jusqu’au retour en sécurité de l’ensemble des volontaires auprès de leurs proches.

Prosfygika : Mobilisation après l’hospitalisation d’un gréviste de la faim dans un état critique

Aristotelis Chantzis, en grève de la faim depuis 138 jours dans le cadre de la lutte pour la défense de la communauté de Prosfygika à Athènes, a été transféré d’urgence à l’hôpital Georgios Gennimatas après l’apparition de graves symptômes neurologiques. Selon ses soutiens, son état est critique : il ne pèse plus que 35 kg et sa vie est en danger. Les militants accusent les autorités grecques de ne pas avoir répondu à leurs revendications et appellent à une mobilisation à Athènes, place Syntagma, le mardi 23 juin à 19H ainsi qu’à des actions de solidarité internationales devant les représentations grecques et européennes, notamment à Bruxelles. Les organisateurs affirment vouloir intensifier leur mouvement et soulignent que la grève de la faim menée par Aristotelis Chantzis, mais aussi par Suzon Doppagne, est un combat pour la défense de la communauté et de ses habitants. Ils appellent à poursuivre la mobilisation jusqu’à l’obtention de leurs revendications.

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