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Articles

Grèce : Un engin explosif placé devant un bureau de l’EFKA à Kallithea

À Grèce, un engin explosif a été déposé début avril devant un bâtiment de l’EFKA à Kallithea, provoquant un incendie à l’entrée sans détonation complète. L’EFKA est l’organisme public grec chargé de la sécurité sociale, de la collecte des cotisations et du versement des retraites et prestations sociales, ce qui en fait une institution centrale de l’administration fiscale et sociale du pays. L’action a été revendiquée dans un texte diffusé par des anarchistes, dénonçant l’État et les politiques sociales et économiques. Le texte appelle également à la libération de plusieurs prisonniers anarchistes et rend hommage à d’autres morts récemment.

Philippines : A l’université de Quezon City, hommage à deux étudiantes tuées par l’armée

Aux Philippines, des étudiants, proches et enseignants de l’Université des Philippines se sont mobilisés à Quezon City pour rendre hommage à Maureen Santuyo et Alyssa Alano, tuées lors du massacre de Toboso le 19 avril dans la province du Negros Occidental, où 19 personnes, dont des combattants de la Nouvelle Armée Populaire (NPA), ont été tuées par l’armée philippine. La manifestation, organisée sur le campus de Diliman, a réclamé « justice pour les 19 de Negros » et dénoncé les violences de l’armée contre les militants sociaux et paysans. Les deux étudiantes étaient engagées dans des organisations étudiantes et des programmes de soutien aux communautés rurales et aux luttes paysannes. Leur mort, ainsi que celle du journaliste communautaire RJ Ledesma, a suscité une vive émotion dans le pays et poussé l’université à défendre publiquement le droit des étudiants à l’engagement politique et social.

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Bruxelles : Du monde au rassemblement de soutien à Prosfygika et aux grévistes de la faim

À Bruxelles, jeudi 7 mai, 150 personnes se sont rassemblées devant l’ambassade de Grèce en soutien à la communauté autogérée de Prosfygika, menacée d’expulsion par les autorités grecques. Le rassemblement a réuni de nombreux soutiens qui ont scandé des slogans comme « la victoire ou la victoire » et des appels à défendre cette communauté squattée historique d’Athènes, qui regroupe plus de 400 habitants et plusieurs structures autogérées. La mobilisation soutenait également Suzon Doppagne, militante liégeoise ayant entamé une grève de la faim « jusqu’à la mort », ainsi que Aristotelis Chantzis, en grève de la faim depuis plusieurs semaines pour empêcher l’expulsion de Prosfygika et obtenir la reconnaissance de l’autonomie du quartier.

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Irlande du Nord : L’IRPWA dénonce la détention prolongée de prisonniers républicains

L’Irish Republican Prisoners Welfare Association (IRPWA) a dénoncé la prolongation de détentions et les retards judiciaires visant plusieurs prisonniers républicains irlandais qui est la continuité de la répression politique menée par l’État britannique. L’organisation cite notamment les cas de Gavin Coyle et Brian Carron, maintenus en détention provisoire depuis près de trois ans sans dossier judiciaire complet, ainsi que celui de Rory Logan, toujours emprisonné malgré la libération sous caution de ses coaccusés. L’IRPWA dénonce également le maintien en détention de Niall Sheerin, toujours incarcéré plusieurs mois après sa date de libération théorique à la suite d’une décision fondée sur un rapport des services de renseignement britanniques. Selon l’organisation, ces procédures illustrent une politique d’« internement par détention provisoire », accusée de contourner les garanties judiciaires et de cibler les militants républicains irlandais et leurs familles.

Égypte : Nouvelle arrestation du militant Ahmed Douma, figure de la révolution de 2011

Ahmed Douma, figure de la révolution de 2011 et opposant au régime d’Abdel Fattah al-Sissi, a été de nouveau emprisonné après avoir dénoncé les conditions de détention dans les prisons égyptiennes. Libéré en 2023 après dix ans de prison, il a depuis été arrêté à sept reprises et risque désormais jusqu’à cinq ans d’emprisonnement pour « diffusion de fausses informations » et « atteinte à l’ordre public », à la suite d’un article critique publié dans le média Al-Araby Al-Jadeed et de publications évoquant les violences subies par les prisonniers politiques. Pendant sa précédente détention, il avait subi torture, isolement prolongé et privation de soins médicaux. Les autorités lui interdisent également d’exercer comme journaliste ou avocat, malgré l’obtention d’un diplôme de droit en prison, et limitent fortement ses déplacements et ses activités publiques. Ahmed Douma est aussi visé pour son soutien à la cause palestinienne et son rôle dans l’organisation de rares manifestations pro-palestiniennes autorisées au Caire. Son cas est devenu emblématique de la répression systématique menée par le pouvoir égyptien contre les opposants politiques, militants révolutionnaires et défenseurs des droits humains depuis l’échec du soulèvement de 2011.

France : Julien Le Guet condamné à six mois de prison ferme après les mobilisations contre les mégabassines

En France, Julien Le Guet, porte-parole du collectif Bassines Non Merci, a été condamné par la cour d’appel de Poitiers à six mois de prison ferme sous bracelet électronique avec exécution provisoire pour sa participation aux mobilisations contre les mégabassines en 2022, notamment à Sainte-Soline. Il lui est également interdit de se rendre à Sainte-Soline et à Mauzé-sur-le-Mignon pendant trois ans. Parmi les faits retenus figurent le vol d’une pelle lors d’une action militante et la dégradation de grilles. Cette condamnation est dénoncée par de nombreux militants écologistes comme une nouvelle étape dans la criminalisation des mouvements sociaux et environnementaux, après les violentes répressions policières des manifestations contre les projets de mégabassines. Julien Le Guet doit encore comparaître dans plusieurs autres procédures judiciaires liées aux mobilisations de Sainte-Soline.

Ankara : Arrestations d’étudiants après des provocations fascistes dans une université

À Ankara, six étudiants de l’Université technique du Moyen-Orient (ODTÜ) ont été arrêtés après les perquisitions de leurs domiciles. Cela intervient suite après un concert d’İlkay Akkaya au Festival de printemps de l’Université, lorsqu’un groupe de fascistes dans les tribunes a agressé des étudiants en leur lançant des bouteilles en verre. Ce groupe, qui faisait le signe des Loups Gris, une organisation ultra-nationaliste turque, a été expulsé du stade.

Après les affrontements, des groupes nationalistes ont accusé les étudiants d’avoir « attaqué le drapeau » et les ont ciblés sur les réseaux sociaux. Le collectif İstiklal Kadınları Hareketi (Mouvement des femmes de l’Indépendance), un groupe nationaliste récemment apparu et déjà critiqué pour des provocations lors de manifestations féministes et étudiantes, avait même annoncé des arrestations avant l’opération policière, alimentant les interrogations sur ses liens avec certains milieux sécuritaires. La police turque a confirmé l’interpellation de six personnes et l’ouverture de procédures judiciaires.

USA : Libération du prisonnier anarchiste et militant trans Marius Mason après 17 ans de détention

Le prisonnier politique Marius Mason, militant anarchiste, défenseur des droits des trans et membre de la Earth Liberation Front, doit être libéré le 14 mai prochain après avoir purgé 17 ans d’une peine de 22 ans de prison. Il est actuellement en résidence surveillé et ses soutiens appellent à la solidarité financière.

Condamné pour des actes de sabotage, il avait néanmoins été visé par une aggravation de peine de type « terrorisme ». Cela s’inscrit dans le cadre de la Green Scare (« peur verte »), désignant la répression et la criminalisation de militants écologistes et animalistes dans les années 2000 aux États-Unis, avec l’apparition du qualificatif « d’écoterrorisme ». Cette campagne répressive s’est appuyée notamment sur la surveillance du FBI, la délation et l’usage extensif des accusations de « terrorisme », conduisant à de lourdes condamnations. Durant sa détention, il a été régulièrement transféré entre établissements, limitant ses liens familiaux, tout en poursuivant son engagement pour les droits des prisonniers trans et son engagement éco-anarchiste.

Montréal : Le ministre du Travail Jean Boulet porte plainte après une action symbolique

Le ministre du Travail du Québec, Jean Boulet, a annoncé son intention de porter plainte après la mise en scène d’une guillotine symbolique visant une marionnette à son effigie lors d’une manifestation syndicale à Montréal. Il affirme s’être « senti menacé dans son intégrité » et dénonce un acte qu’il juge inacceptable et susceptible d’inciter à la violence. L’action, revendiquée comme une performance par un collectif militant, a été condamnée par plusieurs responsables politiques, tandis que des organisations syndicales ont pris leurs distances. Les autorités policières ont ouvert une enquête.

Rome : Soirée d’hommage à Ulrike Meinhof et discussion sur la RAF et la répression

Une soirée commémorative est organisée le 9 mai en hommage à Ulrike Meinhof, membre fondatrice de la Fraction armée rouge (RAF), à l’occasion du 50e anniversaire de son assassinat en détention le 9 mai 1976 dans un contexte de forte répression contre les prisonniers du groupe. Organisé par le Secours Rouge International de Rome, cette rencontre va aborder à la fois l’internationalisme révolutionnaire et la question de la répression politique dans le système pénitentiaire allemand des années 1970. Voir ci-dessous l’appel à cette soirée :

9 mai 1976 – Ulrike Meinhof tombait en luttant contre l’isolement carcéral

La RAF, le courage de l’internationalisme révolutionnaire

Entre 1976 et 1977, l’affrontement entre la RAF, ses prisonniers et prisonnières, et la République Fédérale d’Allemagne a atteint son apogée. Depuis 1970, l’organisation de guérilla urbaine avait mené des attaques significatives tant contre l’État et le patronat que contre leur lien avec l’impérialisme américain. Dans les faits, ils en faisaient partie intégrante, en étant complètement subalternes. Cela résultait de l’ordre reconstitué après la défaite de 1945. Et ce que la RAF a révélé par ses actions, c’était aussi une certaine continuité entre le régime nazi et le régime « démocratique ».

Le cœur de l’État suivait les mêmes exigences de domination de classe et impérialiste, en adaptant ses formes et ses instruments à la nouvelle époque, d’autant plus avec la menace imminente du « péril rouge » d’un mouvement communiste international qui s’entremêlait à ceux de la libération anticoloniale, alors en pleine expansion. Le mouvement étudiant lui-même, ayant explosé dans les années soixante, avait touché du doigt ces contradictions et en particulier cette continuité entre les deux régimes, ainsi que le poids qui s’en faisait ressentir tant socialement que politiquement. La RAF est d’ailleurs née au sein de ce mouvement, assumant l’affrontement que le pouvoir a imposé d’emblée, et le développant avec une proposition stratégique de grande envergure.

La guerre de libération au Vietnam et en Palestine est devenue une référence fondatrice. L’action éclatante contre le centre de commandement américain à Heidelberg, avec la destruction de l’ordinateur central qui coordonnait les bombardements au Vietnam, ainsi que la relation organique avec la résistance palestinienne jusqu’aux opérations communes de l’automne 1977, en furent une concrétisation forte. Celle-ci sera développée au cours de la décennie suivante.

Mais ici, nous nous concentrerons sur cette première période et sur un autre aspect fondamental : l’affrontement dans et autour de la prison. L’État, pour la première fois en Europe, a appliqué un traitement centré sur l’isolement, sur la « torture blanche ». Une violence moins évidente et pourtant cruelle et efficace. Les prisonnières et prisonniers ont lutté durement par plusieurs grèves de la faim, en phase avec les opérations extérieures de la guérilla. Face à cette force, le côté le plus sombre et nazi de l’État « démocratique » a ressurgi : 5 prisonnières/i ont été tués, leurs morts ayant été maquillées en suicides. Ulrike Meinhof était parmi eux. Comme les autres, elle était fondatrice et dirigeante de la RAF.

Voici les deux points sur lesquels nous souhaiterions concentrer l’attention lors de cette soirée : l’internationalisme révolutionnaire et la confrontation avec la répression, dans son essence contre-révolutionnaire. Des points qui concernent notre présent ! La soirée débutera par la projection d’une vidéo historique dans laquelle Ulrike Meinhof intervient en tant que journaliste et chercheuse, époque à laquelle elle était également accréditée à la télévision. Un document précieux.

Samedi 9 mai à 18h, chez la Rossa Primavera, via Mecenate 27
Secours Rouge International – Collectif de Rome

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