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Articles

Istanbul : Ouverture sous tension du procès sur le meurtre du journaliste Hakan Tosun

Le procès des deux hommes accusés du meurtre du journaliste Hakan Tosun, tué en octobre 2025 à Istanbul, s’est ouvert au tribunal de Bakırköy dans un climat de fortes tensions. Avant l’audience, la police a tenté d’empêcher une marche de soutien et a interdit les banderoles, tandis que des journalistes et avocats dénoncent des violences policières et des restrictions d’accès au procès. Les proches et soutiens de Hakan Tosun accusent les autorités de protéger les responsables du meurtre et dénoncent un système d’impunité visant les journalistes et militants engagés dans les luttes sociales et écologistes.

France : Un porte-parole de Bassines Non Merci poursuivi après les mobilisations de Sainte-Soline

Julien Le Guet, co-porte-parole du collectif Bassines Non Merci, est poursuivi pour diffamation par l’ancienne préfète des Deux-Sèvres Emmanuelle Dubée, après l’avoir qualifiée d’« assassine » lors d’un rassemblement contre les violences policières organisé après la mobilisation de Sainte-Soline en mars 2023. Les soutiens du militant rappellent que cette mobilisation avait été marquée par un usage massif de grenades et de nombreuses blessures graves parmi les manifestants. Plusieurs organisations politiques, syndicales et écologistes dénoncent une nouvelle tentative de répression judiciaire contre le mouvement anti-mégabassines et appellent à un rassemblement de soutien le 21 mai devant le tribunal de Paris (porte de Clichy) à 12H30.

Palestine : L’occupation prolonge la détention de Thaer Hanini et Wael Al Jaghoub, prisonniers du FPLP

Mardi 5 mai 2026, les autorités israéliennes ont renouvelé pour six mois supplémentaires la détention administrative des militants du FPLP et prisonniers palestiniens Thaer Hanini et Wael Al Jaghoub, tous deux réarrêtés après leur libération lors de récents échanges de prisonniers. Ancien détenu pendant vingt ans, Thaer Hanini avait salué à sa sortie la résistance palestinienne et affirmé que la force des prisonniers venait de la lutte contre l’occupation. Wael Al Jaghoub, ancien cadre du mouvement des prisonniers du FPLP, est devenu une voix importante de la défense des détenus palestiniens à travers grèves de la faim, articles, interviews et interventions publiques.

Paris : La préfecture interdit une mobilisation antifasciste contre un défilé néonazi

La préfecture de police de Paris a interdit le village et la manifestation antifascistes prévus le 9 mai contre le défilé annuel du Comité 9 Mai (C9M), un rassemblement néonazi organisé depuis 1995. Si le défilé du C9M a également été interdit, des collectifs antifascistes dénoncent une criminalisation croissante de l’antifascisme, dont le renvoi dos à dos des groupes néonazis et des militants antifascistes par l’État constitue l’un des instruments. Plusieurs organisations maintiennent néanmoins des appels à se mobiliser contre l’extrême droite malgré les interdictions préfectorales.

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France : Le procès du militant palestinien Omar Alsoumi reporté au 7 décembre

Le militant palestinien et porte-parole d’Urgence Palestine, Omar Alsoumi, poursuivi pour « apologie du terrorisme », a vu son procès reporté au 7 décembre 2026. Déjà visé par le gel de ses avoirs, une arrestation et une perquisition en 2025, il dénonce une criminalisation croissante du mouvement de solidarité avec la Palestine. Rassemblées devant le tribunal de Paris, de nombreuses personnes solidaires et plusieurs organisations ont également dénoncé l’usage des lois antiterroristes contre les soutiens de la cause palestinienne.

Toulouse : La mairie « réquisitionne » une salle pour entraver la solidarité avec le Sahara occidental

Quelques jours avant une soirée de soutien à la libération du Sahara occidental prévue ce samedi 9 mai, la mairie de Toulouse a réquisitionné sans explication la salle municipale réservée pour accueillir une projection-débat sur la situation du Sahara occidental. Un référé a été déposé au Tribunal Administratif pour contester cette décision. Cette nouvelle entrave à la solidarité avec les Sahraouis rappelle qu’en novembre 2024, un élu de la majorité municipale, Samir Hajije, avait déjà tenté de perturber un meeting consacré aux prisonniers politiques sahraouis au Maroc. Le collectif organisateur, dont fait partie le Secours Rouge Toulouse, souligne que cette décision s’inscrit dans le soutien plus large des autorités françaises à la position marocaine contre l’autodétermination du peuple sahraoui et qu’elle traduit une continuité de la politique municipale hostile aux luttes anticoloniales et anti-impérialistes. Nous reproduisons ci-dessous le communiqué des organisateurs :

A Toulouse la Mairie réquisitionne la salle municipale Osète, louée initialement par notre collectif (regroupant associations, collectifs, partis, syndicats) afin d’y organiser une projection-débat en solidarité avec la lutte du peuple sahraoui. La salle municipale Osète, louée pour le 9 mai (facture payée le 7 avril et visite technique réalisée le 22 avril), a été réquisitionnée via un mail expédié le 30 avril sans autre explication.

L’évènement consiste en une projection-débat ainsi qu’une exposition de photos et des prises de paroles de jeunes sahraoui.es et du représentant du Front Polisario Mohamed Ali ZEROUALI. Il vise à informer les citoyen-nes de l’histoire du Sahara occidental, victimes de la colonisation par le Maroc depuis la grande marche dite « marche verte » de 350 000 marocains, lancée par l’armée et le gouvernement en 1975 avec bombardement au napalm, obligeant les Sahraoui-es à se réfugier en plein désert algérien. Il a pour objectif d’expliquer les raisons pour lesquelles les Sahraoui-es contestent la prétendue marocanité du Sahara occidental.

Le collectif toulousain soutient le peuple sahraoui qui réclame un référendum d’autodétermination, en application du droit international et du mandat confié par l’ONU à la MINURSO depuis 1991. Il condamne les tentatives d’annexion par le Maroc et l’actuelle colonisation de peuplement de la plus grande partie du Sahara occidental. Il dénonce aussi ce mur de séparation de 2700 km de long, truffé de mines et en permanence sous surveillance policière, entre les territoires occupés par le Maroc et les territoires libérés par le Front Polisario. Ainsi que le soutien permanent de la France à cette colonisation.

Nous exigeons des explications de la part de la mairie sur le motif de cette soudaine réquisition. Nous établissons un rapprochement avec la promptitude du maire de Toulouse Mr Moudenc à cautionner, en avril 2025, les accusations mensongères de Samir Hajije, un de ses adjoints, destinées à discréditer les organisateurs de l’accueil à Toulouse de la Marche pour la Liberté, de Paris à la prison de Kénitra au Maroc, réclamant la libération des prisonniers politiques. Mensonge reconnu par la justice puisque la plainte de Samir Hajije a été classée sans suite.

Nous ne pouvons, non plus, ne pas évoquer le nombre de fois où des manifestations et évènements de soutien à la lutte du peuple palestinien ont été interdites ou empêchées à Toulouse. Nous rappelons que les salles municipales sont des biens publics. Elles ne sauraient être considérées comme la propriété privée du maire ou de la majorité municipale, qui décideraient arbitrairement de leur attribution.

Ainsi, le collectif toulousain réclame le droit d’organiser à Toulouse, dans les salles municipales, des événements anti-impérialistes et anticolonialistes. Ces initiatives relevant de l’éducation populaire ont pour objectif d’informer, notamment sur la nécessité pour la France de cesser de rejeter les droits à l’autodétermination et à la libération des peuples autochtones colonisés (sahraoui, palestinien, kanak, …).

Pays basque : Grève de la faim et de la communication d’Iñaki Bilbao après son placement à l’isolement

Le prisonnier basque Iñaki Bilbao Goikoetxea, dit Txikito, a entamé une grève de la faim et de la communication après avoir été placé en régime d’isolement dans la prison de Zaballa pour avoir refusé de retirer de la fenêtre de sa cellule des symboles politiques, dont des drapeaux basque et cubain. Détenu au total depuis 42 ans de manière cumulée et condamné à de lourdes peines pour son implication dans l’ETA, il est l’un des prisonniers ayant passé le plus de temps en détention en Europe. Il a déjà mené plusieurs grèves de la faim et de la communication ces dernières années pour dénoncer ses conditions d’incarcération, notamment les longues périodes d’isolement et les restrictions de droits en prison, mais aussi pour revendiquer « un Pays basque indépendant, socialiste, uni et bascophone », comme lors de sa longue grève de la faim entamée en septembre 2020.

Philippines : Polémique sur un avertissement états-unien après une opération militaire meurtrière

Aux Philippines, un avertissement de l’ambassade des États-Unis publié après une opération militaire à Toboso (Negros Occidental) ayant fait 19 morts, dont deux citoyens états-uniens le 19 avril 2026, a repris une rhétorique de désignation « terroriste » visant les organisations de gauche. Le message mettait en garde contre tout lien avec des groupes qualifiés de terroristes ou insurgés et évoquait des ONG qui seraient liées à la guérilla maoïste, en appelant à la prudence pour les ressortissants états-uniens. Karapatan et de nombreuses organisations dénoncent cette assimilation, accusant ce type de discours de brouiller la distinction entre civils et combattants et de légitimer, mais aussi contribuer, à la répression des opposants politiques dans le cadre des opérations anti-insurrectionnelles.

France : Orange propose ses tours de téléphonie pour détecter des drones

Les mini-drones et les munitions téléopérées sont quasiment impossibles à détecter en utilisant des moyens traditionnels comme le radar. Plusieurs sociétés planchent sur des solutions alternatives. C’est ainsi que la solution « Orange Drone Guardian » a été présentée en mars par la division Défense & Sécurité de l’opérateur Orange Business. Cette dernière permet en effet de détecter, d’identifier et de classer les drones intrusifs évoluant à basse altitude en s’appuyant sur les infrastructures d’Orange Business.

Le service de détection repose notamment sur les 19 700 sites de TOTEM, la filiale tour du géant français, qui servent de points hauts pour les capteurs sur toits et pylônes répartis sur l’ensemble du territoire. La collecte des données s’appuie elle aussi sur des infrastructures déjà exploitées par Orange, ce qui lui permet de mettre en avant un argument de souveraineté. Les données remontent en effet vers une plateforme cloud hébergée à Grenoble, certifiée SecNumCloud 3.2 par l’ANSSI, et sont analysées par un centre d’opérations sécurisé basé en France. Le client, lui, reçoit les alertes et n’a rien d’autre à gérer pour mettre en place un service de surveillance complet. Selon l’opérateur, Orange Drone Guardian « répond aux besoins de sécurisation des infrastructures critiques des opérateurs d’importance vitale, des opérateurs de services essentiels, des organisateurs de grands événements et des institutions publiques ».

Turquie : Appel à la libération d’Eylem Sıla Bayram, membre de la Trans Pride et d’ÖGK

Des organisations du mouvement LGBTQIA+ et de la gauche révolutionnaire ont exigé la libération de Eylem Sıla Bayram, membre de Trans Pride Onur Haftası et de Jeune Femme Libre (ÖGK), arrêtée le 27 avril 2026 puis incarcérée après une intervention policière lors d’une action de commémoration des victimes du 1er mai 1977 à Istanbul, une manifestation marquée par des tirs des forces de l’ordre et un mouvement de foule ayant fait des dizaines de morts sur la place Taksim. Selon ses soutiens, elle a été visée en raison de son engagement dans les mobilisations féministes et LGBTQIA+ ainsi que de sa participation à des rassemblements revendiquant l’accès à la place Taksim,régulièrement interdite comme lors du 1er mai 2026.

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