Dans la matinée du lundi 8 août à Alto Hospicio, dans la région de Tarapacá, au nord du Chili, une énorme opération d’expulsion de 1.300 familles a abouti à des affrontements sérieux entre les occupants et 300 carabiniers. Des barricades ont été érigées, les carabiniers ont été caillassés, mais l’expulsion n’a pas pu être empêchée. Treize personnes ont été arrêtées et au moins 17 ont été blessées. Pendant ce temps-là, une entreprise de BTP se chargeait de la démolition des logements situés sur le terrain où un nouvel hôpital est censé être construit.

Les affrontements à Alto Hospicio

Les affrontements à Alto Hospicio

Un détachement de la 14e Brigade (7e Division) de l’armée gouvernementale a capturé un commandant de l’ELN connu sous le nom de « Duber », membres de la commission du Front « Capitan Mauricio » de l’ELN. « Duber » était recherché pour de nombreuses opérations de l’ELN dans les municipalités de Cáceres, El Bagre, Remedios, Taraza, Vegachi, Yarumal et Saragosse. Les militaires de la 14e Brigade ont aussi capturé « Jaime Muelas » dans la municipalité de Remedios, cadre de la compagnie « María Eugenia Vega » de l’ELN. Il était également sous le coup de plusieurs mandats d’arrêt.

Capture de

Capture de

Des affrontements ont éclaté jeudi à Sao Paulo entre la police militaire brésilienne et un grand nombre d’étudiants protestant contre les réformes du système d’éducation publique. La police anti-émeute a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser les manifestants. Selon le projet de réforme du gouverneur de l’Etat de Sao Paulo, 94 écoles publiques seront fermées et plus de 300.000 étudiants seront relocalisés dans le but d’économiser de l’argent, tandis que les établissements d’enseignement seront utilisé à d’autres fins ou vendus.

Arrestation d'un manifestant jeudi à Sao Paulo

Arrestation d’un manifestant jeudi à Sao Paulo

Trois membres de l’ELN ont été tués dans un affrontement avec l’armée vénézuélienne, vendredi, lorsque les guérilleros ont franchi la frontière entre la municipalité de Saravena, dans le département colombien d’Arauca, et la ville de El Nula, dans l’Etat vénézuélien d’Apure. Des ordinateurs, du matériel de guerre et de l’équipement de communication ont été saisis. L’événement intervient pendant les discussions entre les deux pays pour la réouverture de la frontière. Le 19 août l’année dernière, le président du Venezuela, Nicolas Maduro avait ordonné la fermeture du passage entre Norte de Santander et Táchira, le principal entre les deux pays, puis a étendu la mesure au reste de la zone frontalière.

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Felipe Duran et Christian Levinao avaient été arrêtés avaient été arrêtés le 22 septembre dernier dans une communauté de la région de Chomio (voir l’article que nous avions écrit à l’époque). Le procès s’est terminé ce vendredi par un verdict plaidant unanimement l’acquittement: l’accusation n’ayant présenté aucune preuve. Felipe Duran est un journaliste indépendant, il a été soutenu durant toute cette affaire par le Syndicat National des Travailleurs de Médias de Communication Indépendants qui a dénoncé la « persécution de la part du gouvernement chilien et des grandes entreprises transnationales » ainsi qu’un montage politique.

Felipe Duran

Felipe Duran

La Task Force « Chiron » de la huitième division de l’armée gouvernementale a, lors d’une opération conjointe avec la police nationale, capturé un responsable de l’ELN connu sous le pseudonyme de « Julio ». Celui-ci aurait en charge la milice de la Commission « Martha Helena Barón » du Front « Domingo Lain Saenz » de l’ELN (région de l’Arauca). L’arrestation a eu lieu dans un hameau de la municipalité de Corocito Tame. « Julio » était la cible de plusieurs mandats d’arrêt pour extorsion aggravée, enlèvement, vol qualifié et association de malfaiteurs.

La course de la flamme olympique vers Rio est l’occasion de multiples manifestations de protestations qui, toutes, mettent en parallèles les dépenses somptuaires faites pour les jeux et les besoins de logements, d’éducation et de santé. Des manifestants ont tentés d’éteindre la flamme avec des extincteurs et, dans la ville balnéaire de Angra dos Reis, la semaine dernière, les manifestants se sont emparé de la torche et semblaient réussir à l’emporter quand la police a tiré des balles en caoutchouc pour les en empêcher.

Rien que pour la journée d’hier, trois manifestations ont eu lieu au passage de la flamme le long de la baie de Guanabara de Rio. Dans la ville déshéritée d’Itaborai, les manifestants portaient une banderole: « Alors que la torche arrive à Itaborai, les emplois, la santé et l’éducation en sont exclus ». Dans la ville voisine de Sao Goncalo, les manifestants ont réisté et forcé la police à modifier l’itinéraire de la torche. A l’approche de Rio, dans une troisième manifestation à Niteroi, la police anti-émeute a utilisé des gaz lacrymogènes et a arrêté au moins deux manifestants.

Un manifestant tente d'éteindre de la flamme

Un manifestant tente d’éteindre de la flamme

Un engin explosif a été projeté par des guérilleros de l’ELN sur l’héliport situé dans les casernements d’un bataillon de l’armée dans la municipalité de Tibu (département Norte de Santander). L’explosion a blessé deux militaires qui gardaient la piste. Les autorités ont intensifié la surveillance dans les zones entourant l’héliport pour prévenir une nouvelle attaque contre ces hélicoptères de transport de troupes.

L'héliport militaire de Tibu

L’héliport militaire de Tibu

En moins de huit jours, les combattants de l’ELN ont mené trois attaques de harcèlement contre les bases de la contre guérilla. Une attaque a ainsi été mené aujourd’hui mercredi, à la grenade et à l’arme automatique, contre la base militaire de Bella Vista, située dans la municipalité d’El Tarra, et la veille, l’attaque d’un poste de police dans la localité de Mercedes Sardinata s’est soldée par la mort d’un policier. Des combats ont également eu lieu dans les municipalités de San Calixto et Hacari. Par ailleurs, les forces de sécurité ont capturé dans la localité de Morro pela’o de Cantagallo le troisième responsable en importance du Front « Héros et Martyrs de Santa Rosa » de l’ELN connu sous l’alias de « Puchis ». Au moment de sa capture, « Puchis » était armé d’un pistolet et de grenades.

L'arrestation de

L’arrestation de

Les policiers du département antiterroriste de Chiclayo, (région de Lambayeque), appuyés par la police locale, ont capturé Emiliano Julca Paico (48 ans), alias le camarade « Dali » ou « Guzman », à proximité du village Cordillera del Condor, dans district de Nueva Cajamarca. Emiliano Julca Paico était poursuivi pour « terrorisme » par la Cour pénale nationale de Lima. Il aurait participé à des nombreuses actions armées, notamment comme commandant de la principale force mobile de la guérilla maoïste dans la région Huarmaca-Huancabamba-Piura, qui dépendait du Comité régional du Nord du PCP.

Emiliano Julca Paico, le

Emiliano Julca Paico, le