Felipe Rodriguez, alias «El Cepillo» (La Brosse), a été interpellé jeudi soir à Jiutepec, à environ 90 km au sud de Mexico. Il s’agit du collaborateur de l’un des dirigeant du gang des Guerreros Unidos impliqué dans la disparition des 43 manifestants étudiants fin septembre dans l’État du Guerrero. Une centaine de personnes ont été arrêtées dans cette affaire. Parmi les personnes arrêtées figurent des dizaines de policiers locaux et le maire d’Iguala ainsi que son épouse, soeur de narcotrafiquants notoires.

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La police nationale du Pérou a capturé Teófilo Guerra Fuente, le « camarade Yuliño », accusé d’avoir participé à plusieurs opérations et embuscades du PCP-SL dans la province péruvienne de Huallaga, dans lesquelles quatorze policiers et un procureur ont été tués. Il est ainsi accusé d’avoir participé à l’une embuscade contre une patrouille de la police nationale en 2005, qui a entraîné la mort de trois agents, et à l’attaque contre le poste de police de Aucuyacu la même année, où huit policiers ont été tués. Il est aussi accuséd’avoir participé en 2007 à l’embuscade dans la province de Tocache (San Martin) contre le procureur Tocache et son escorte policière.

La police brésilienne a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser une foule réunissant de centaines de personnes venues protester contre une hausse du prix des tickets de bus à Sao Paulo, la première ville du pays, devenant ainsi la deuxième manifestation de ce type en une semaine à terminer en affrontements avec les forces de l’ordre. Quelque 3.000 personnes se sont rassemblées vendredi sur l’une des principales artères de la ville pour exiger que le prix des tickets de bus, augmentés de 0,50 real à 3,50 reais (1,15 euro) la semaine dernière, soit abaissé, voire qu’il ne coûte plus rien.

La manifestation de la semaine dernière s’était soldée par l’arrestation de dizaines de personnes. Celle de ce vendredi a donné lieu à une arrestation. Vers la mi-2013, plus d’un million de personnes étaient descendues dans les rues au Brésil pour protester contre une hausse du prix des tickets dans les transports publics dans les grandes villes.

Manifestants arrêtés le 9 janvier

Manifestants arrêtés le 9 janvier

Un soldat colombien a été tué par les FARC, le premier depuis la trêve instaurée par la guérilla. La fusillade s’est produite le 9 janvier dans une zone rurale de Belén de los Andaquíes, dans la province du Caqueta (sud). Il survient alors que la guérilla observe depuis le 20 décembre un cessez-le-feu unilatéral, tout en se réservant le droit à l’autodéfense en cas d’opérations militaires dirigées contre elles. Les FARC ont aussi déclaré avoir tué huit militaires dans la province du Meta (centre), dans une opération défensive, mais ces pertes ont été démenties par l’armée.

Une colonne des FARC

Une colonne des FARC

José Luis Abarca et son épouse avaient été arrêtés par la police fédérale à Mexico en novembre. Les manifestants étudiants avaient été kidnappés par des policiers municipaux travaillant avec un cartel de la drogue. Plusieurs de leurs corps brûlés ont été retrouvés par la suite dans une fosse commune.

José Luis Abarca et son épouse

José Luis Abarca et son épouse

La Division antiterroriste de la police péruvienne (DIRCOTE) a arrêtée, le « camarade Huarcachay » (56 ans), qui dirigerait le comité populaire Huanta du PCP-SL. Il a été dans la ville de San Agustin (province de La Mar Ayacucho, région de la Vraem). Il est accusé de plusieurs exécutions réalisées par la guérilla maoïste dans la région de la vallée de l’Apurimac Ene et de la rivière Mantaro (région Vraem).

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Des policiers et des militaires de la Force opérationnelle interarmes (FTC, la force de contre-guérilla) ont abattu Albino Jara, le « commandant Milcíades Lion », un des dirigeants de l’Agrupación Campesina Armada (ACA, l’Association des paysans armés), ainsi qu’un guérillero d’une quinzaine d’années, lors d’un affrontement dans le département de Concepción, au nord du pays. La fusillade a eu lieu lorsqu’un détachement de la FTC a surpris une colonne de la guérilla dans une zone boisée. Cinq autres guérilleros se sont échappés.

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Le 23 janvier 1989, la base militaire de la Tablada est attaquée par des membres du mouvement guérillero Tous pour la patrie (MTP), qui rassemble d’anciens membres des guérillas de la gauche révolutionnaire (EPR) et de la gauche péroniste (monteneros). Le MTP mène cette attaque pour prévenir la tentative d’un nouveau coup d’Etat, à partir de cette base, qui croit savoir imminent. Le siège dure 30 heures à l’aide de tanks et de bombes au phosphore : 11 militaires et policiers seront tués, et 28 guérilleros. Des images montrent clairement plusieurs guérilleros capturés vivants par les militaires, mais qui seront ensuite présentés morts, nus et calcinés. Ceux des prisonniers qui ne furent pas exécuté furent torturés.

Les dépouilles des guérilleros tués furent inhumées dans une tombe anonyme des années avant que des prélèvements soient autorisés pour permettre une identification. Plusieurs corps n’ont pas encore été retrouvés. La justice argentine avait décidé d’un non-lieu dans le procès de deux militaires poursuivis pour homicide aggravé pour la disparition de deux guérilleros. La Cour suprême vient de revenir sur cette décision, répondant à la recommandation de la Commission inter-américaine des droits de l’homme, faite en 1997.

Le président Alfonsin devant le corps d'une guérillera du MTP

Le président Alfonsin devant le corps d’une guérillera du MTP