Accusé par la guérilla d’être impliqué dans une opération de contre-insurrection, l’ancien Marine Kevin Scott avait été capturé en juin dernier par les FARC alors qu’il voyageait à pied vers le Brésil. Il a été remis aujourd’hui à des représentants de la Croix-Rouge après être resté détenu dans une zone forestière du sud de la Colombie.

Quelques 3000 personnes ont défilé hier dans les rues de Sao Paulo pour dénoncer la cherté de la vie et plus précisément la récente augmentation des prix du ticket de bus. Lorsque le cortège est arrivé devant la principale station de bus de la ville, des manifestants ont incendié un bus et brisé les distributeurs de tickets et d’autres équipements avant l’intervention de la police anti-émeute. Celle-ci a entraîné une dispersion de la foule à travers les rues du centre-ville. Mais les manifestants ont clôturé leur marche sur la place centrale où les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc pour mettre fin au rassemblement. 78 personnes ont été interpellées et de nombreux manifestants ont été blessés dans les affrontements avec la police anti-émeute. Un policier aurait également été blessé dans une bagarre avec un manifestant qui tentait de lui retirer son arme.

Répression à Sao Paulo

Répression à Sao Paulo

De violentes manifestations ont éclaté mercredi dans plusieurs quartiers de la capitale d’Haïti, Port-au-Prince, opposant des forces de l’ordre et des groupes de jeunes au lendemain de l’arrestation d’un avocat de l’opposition. Plusieurs rues étaient bloquées par des barricades en feu et des tas de pierres entreposées par des manifestants en colère qui réclament la libération du jeune avocat André Michel, un farouche opposant au président à la base d’une plainte pour corruption visant l’épouse et le fils du chef de l’Etat haïtien.

Des centaines de manifestants ont scandé des slogans contre le pouvoir en place réclamant la démission de M. Martelly qu’ils accusent de vouloir réinstaurer la dictature en Haïti. « Qu’il le veuille ou non, Martelly doit partir. Il n’a pas sa place en Haïti », chantent des étudiants qui ont échangé des jets de pierre avec des patrouilles de la police, qui a riposté en lançant des gaz lacrymogène.

La police nationale péruvienne a capturé un commandant de la guérilla du Comité régional du Huallaga du PCP-SL. Pantoja Rolando Quispe, 29 ans, était un des commandant militaire de la fraction du PCP dirigée par « Artemio ». En janvier 2011, il avait pris le commandement de la deuxième unité militaire du PCP-SL du Huallaga.

Pantoja Rolando Quispe

Pantoja Rolando Quispe

Les forces de sécurité brésiliennes et des manifestants se sont violemment affrontés à Barra da Tijuca, à proximité de Rio, où le gouvernement brésilien vendaient aux enchères ce lundi les droits d’exploration de l’immense gisement de pétrole Libra. Les policiers ont tiré des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène pour disperser les quelques 300 personnes réunies pour dénoncer la privatisation des ressources naturelles du pays. Certains manifestants auraient tenté d’incendier un véhicule tandis que d’autres ont essayé d’empêcher le passage des voitures officielles transportant les chefs d’entreprises entre le ministère et le lieu de la vente. D’après un journaliste sur place, la police aurait fait un usage indiscriminé de ses grenades, allant jusqu’à en lancer sur la plage voisine pour faire fuir les touristes. Plusieurs manifestants ont été blessés. Parmi les manifestants, de nombreux membres des divers syndicats représentants les travailleurs pétroliers, ces derniers étant en grève depuis jeudi pour dénoncer cette vente du gouvernement.

700 personnes ont manifesté samedi près du laboratoire Institut Royal, dans la ville de Sao Roque (à 60 km de Sao Paulo) envahi la veille par un groupe de militants, défenseurs de la cause animale, qui avaient libéré 200 chiens ayant servi de cobayes. La plupart des protestataires portaient des affiches contre l’utilisation d’animaux dans les recherches. Quand ils sont arrivés près du barrage policier qui empêchait l’accès au laboratoire un groupe de manifestants masqués, armés de barres de fer, a fait irruption et a détruit une voiture de police avant d’y mettre le feu ainsi qu’à un véhicule de la presse.

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Cela fait plusieurs jours que des communautés indigènes ont déclenché un mouvement de contestation à travers le pays à l’appel de l’Association Minga, qui en regroupe un grand nombre. De vastes rassemblements ainsi que de nombreux blocages routiers sont organisés depuis lundi, entraînant régulièrement une intervention musclée des forces de l’ordre. Les affrontements les plus intenses entre les policiers et les indigènes ont eu lieu dans le nord du département de Cauca et dans la province de Risaldara, située dans le centre du pays. L’armée est également intervenue en divers endroits, faisant usage de gaz lacrymogène, de balles en caoutchouc et de jets d’eau. Certains témoins ont même fait état de tirs à balles réelles. Au moins 130 personnes ont été blessées et 40 interpellées depuis le début de la semaine. Les autochtones réclament de meilleures conditions de vie, celles-ci passant par un réel accès à la terre ainsi que par l’arrêt des accords passés par le gouvernement avec des sociétés privées étrangères pour l’exploitation des ressources minières. Ils réclament également une meilleure participation et représentation politique des diverses communautés.

Répression d'une manifestation indigène en Colombie

Répression d’une manifestation indigène en Colombie

Un civil a été tué et quatre autres ont été blessés lors d’une opération militaire visant la guérilla du PCP-SL dans la vallée de l’ Apurimac Ene et du Mantaro (VRAEM). Les renseignements de l’armée pensant que la guérilla allait attaquer la base militaire de Mazángaro, dans la région centrale de Junin, ont provoqué une opération aérienne pour « neutraliser la menace ». C’est in groupe de civils qui a été frappé.

D’autre part, la police a capturé deux membres présumée du PCP-SL dans la village de Mishollo (province de Tocahe, région de San Martín). Il s’agit de Román Cerna Arellano (45), alias «Chavo» et de Gregorio Cerna Arellano (48), alias «Chavo 2″.

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A un mois des élections présidentielles, plus de 50.000 personnes ont défilé dans les rues de Santiago pour la sixième fois cette année alors que le mouvement de contestation dure depuis plus de deux ans. Hier encore, les étudiants ont réclamé une réforme du système éducatif ainsi qu’un plus grand droit de participation aux prises de décision. De violents affrontements ont éclaté entre plusieurs groupes de manifestants et les forces de l’ordre qui ont abondamment fait usage de canons à eau et autres matraques. Les étudiants ont érigé des barricades depuis lesquelles ils ont lancé des pierres et des bâtons. Les heurts se sont poursuivis à travers la ville. Au mois 35 personnes ont été arrêtées. Le nombre de blessés parmi les manifestants n’a pas encore été communiqué tandis que les autorités ont affirmé que quatorze policiers avaient été blessés dans les affrontements.

La police colombienne a arrêté hier soir le gouverneur de l’État de La Guajira soupçonné de trois meurtres et de complot. Le gouverneur est lié à des gangs criminels et à milices paramilitaires dans la région de La Guajira, dans le nord du pays à la frontière du Venezuela. Il est accusé de trois meurtres, dont celui d’un conseiller municipal de Barrancas. Il avait a également été inculpé plus tôt dans la semaine dans cinq affaires de corruption.