Dès que le Sénat argentin eut rejeté le projet de légalisation de l’avortement par 38 voix contre 31, des manifestants ont jeté des pierres, des cocktails Molotov et d’autres objets sur les barrages policiers protégeant le Congrès. Les incendies, qui avaient pris de l’ampleur, ont été éteints par les arroseuses de la police, mais les affrontements ont continués, la police usant de gaz lacrymogènes. Au moins sept personnes ont été arrêtées.

Les affrontements de Buenos Aires

Les affrontements de Buenos Aires

Dimanche 5 août, la cérémonie du 40ème anniversaire des grands-mères de la Plaza de Mayo avait rassemblé près de 70.000 personnes pour une journée de concerts et discours. À la fin de la journée, des agents de la police, de la gendarmerie et du personnel civil de Buenos Aires ont attaqué violemment les participants. Le nombre exacte de détenus n’est pour l’instant pas connu. Trois personnes ayant été libérées ont déclaré avoir été torturées lors de leur détention.

Répression lors des festivités du 40ème anniversaire de l'organisation des grands-mères de la Plaza de Mayo

Répression lors des festivités du 40ème anniversaire de l’organisation des grands-mères de la Plaza de Mayo

Oscar López Rivera, ancien prisonnier politique et militant indépendantiste portoricain, a été libéré mardi 7 août 2018 après avoir été détenu pendant 18 jours à l’aéroport international de Panama alors qu’il se rendait à la conférence «America in Dispute» à Santa Cruz, en Bolivie. Alejandro Molina, le porte-parole d’Oscar López Rivera, a déclaré qu’il avait été arrêté au motif qu’il était un ancien détenu et que la loi panaméenne lui interdisait de voyager à travers le pays. Ce n’est que lorsque le gouvernement bolivien est intervenu dans l’affaire que López Rivera a été libéré.

Oscar López Rivera, né à Porto Rico en 1943, a grandi aux États-Unis et a été l’un des dirigeants des Forces armées de libération nationale (FALN), une organisation paramilitaire clandestine luttant pour l’indépendance de Porto Rico et qui a mené plus de 120 attaques à la bombe aux États-Unis entre 1974 et 1983. López Rivera sera arrêté le 29 mai 1981 et condamné à 55 ans de prison. En 1988, il sera condamnée à 15 ans de plus pour avoir conspiré en vue de s’évader. Durant son procès, López Rivera a reconnu avoir commis tous les actes dont il était accusé, mais s’est déclaré prisonnier politique et a refusé de prendre part à la majeure partie du procès. Il a soutenu que, selon le droit international, il était un combattant anti-colonial et ne pouvait être poursuivi par le gouvernement des États-Unis. Il sera finalement libéré en 2017 après 36 ans de prison et transféré à Porto Rico, où il purgera encore trois mois de sa peine en résidence surveillée avant d’être libéré le 17 mai 2017.

Oscar López Rivera

Oscar López Rivera

Vendredi 3 août, l’ELN a capturé six personnes dont trois policiers et un soldat dans le département du Choco. Cette opération a eut lieu seulement deux jours après que l’ancien président de la Colombie, Juan Manuel Santos, ait admit avoir échoué à négocier un cessez-le-feu avec l’ELN (voir notre article).

Dans un communiqué publié le lendemain de la capture, l’ELN s’est déclarée prête à relâcher ses prisonniers à condition que l’armée et les paramilitaires diminuent leurs activités, qui mettent en péril tant la guerilla que ses prisonniers. L’ELN a donc demandé au haut commissaire pour la paix d’intervenir auprès de l’armée, pour que les conditions de sécurité nécessaires soient mis en place afin de procéder à une libération. Elle a par ailleurs déclaré que, en attendant, les prisonniers seraient correctement traités et protégés.

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Un groupe d’au moins 200 travailleurs se sont rassemblés vendredi devant l’usine sucrière Empresa Agroindustrial de Tuman pour empêcher la mise sous séquestre ordonnée par un tribunal de Chiclayo (Lambayeque) pour une dette envers une autre société. Vers 7h30 du matin, 500 policiers ont affrontés ces travailleurs. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes, fait usage de matraque, et même lancé une charge de cavalerie. Il y aurait quatre blessés parmi les travailleurs de Tuman. L’un d’eux a été arrêté. Un policier a été blessé par un jet de pierre.

Les affrontements à Tuman

Les affrontements à Tuman

Mercredi 1er août, l’ancien président de la Colombie, Juan Manuel Santos, a admit avoir échoué à négocier un cessez-le-feu avec l’ELN. Il a jusqu’au 7 août pour négocier un accord avant la prise de pouvoir du nouveau président Ivan Duque. Ce nouveau président est partisan d’une ligne plus dure envers l’ELN (voir notre article). A ce titre, il a choisit comme ministre de la défense Guillermo Botero, qui a fait entendre de nombreuses critiques de l’accord de paix avec les FARC.

Pablo Beltran, le négociateur de l’ELN et Juan Manuel Santos ont sorti communiqué commun, annonçant que malgré cet échec les deux parties avaient fait des progrès significatifs. Pablo Beltran espère que ces avancées serviront de base dans les négociations avec le nouveau gouvernement.

Pablo Beltrán

Pablo Beltrán

Après une longue enquête, les policiers péruviens ont arrêtés lundi après-midi Diego Jaime Poma Maya (54 ans) dans le quartier de La Victoria. Il était la cible d’un mandat d’arrêt pour le crime de terrorisme. Les policiers l’accusent d’être à la tête d’une organisation qui finance et équipe la guérilla maoïste dans la vallée de Monzón, dans le Huánuco.

Diego Jaime Poma Maya

Diego Jaime Poma Maya

Le 24 juillet, le tribunal de Rio a condamné 23 militants du mouvement anti-FIFA à des peines de 5 à 7 ans de prison. Le même jour, plus de 800 personnes ont participé à une action de solidarité et s’opposer au procès des 23 prisonniers politiques, à la criminalisation de la protestation populaire et à l’intervention militaire de Rio de Janeiro. Igor Mendes da Silva, militant du MEPR (mouvement étudiant populaire révolutionnaire) et du FIP-RJ (Front Indépendant Populaire de Rio de Janeiro) a été condamné à 7 de prison (voir notre article).

Igor Mendes

Igor Mendes

Une fois de plus, les Péruviens sont descendus dans les rues des principales villes du pays pour protester contre la corruption. La mobilisation la plus intense a été enregistrée à Lima, mais il y a aussi eu des marches à Cusco, Arequipa, Trujillo, Huaraz et Ayacucho, et ailleurs. La manifestation de Lima a tourné à l’émeute lorsqu’un groupe de manifestants a tenté d’approcher le siège du Congrès et se sont heurtés aux barrages policiers. Confrontée à des jets de pierres, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes et de jets d’eau.

C’est la troisième manifestation depuis le scandale d’un réseau de corruption et de trafic d’influence au sein des hautes juridictions et dans lequel des hommes politiques, des juges, des procureurs et des hommes d’affaires ont été impliqués. Le scandale a conduit à la démission du ministre de la Justice, de ses deux sous-ministres et de son directeur général. De même, il a coûté le poste au président du pouvoir judiciaire et aux sept membres du Conseil national de la magistrature.

Les affrontements à Lima

Les affrontements à Lima

Vendredi 27 juillet, l’armée colombienne a abattu un commandant de l’ELN lors d’une opération anti-guerilla à à San Pablo, dans le département de Bolívar. Il s’agit de Jacobo Acuña, connu sous le nom de « Samuel ». Actif depuis trente ans au sein de la guerilla, il avait dirigé trois de ses fronts. Il était membre du commandement central, la plus haute instance de décision de l’ELN.

Le commandant de l'ELN Jacobo Acuña alias Samuel

Le commandant de l’ELN Jacobo Acuña alias Samuel