Des manifestants ont affronté la police à Rio, dans le cadre de manifestations de masse exigeant la démission du président Temer, après un rapport révélant son implication dans des affaires de corruptions. Les émeutes ont eu lieu dans le centre de Rio de Janeiro, où la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les manifestants, qui les ont répondu avec des jets de pierres. Au moins une personne a été blessée. Des milliers de personnes sont également descendues dans les rues à São Paulo, à Brasilia et dans d’autres villes encore.

Les affrontements à Rio

Les affrontements à Rio

Lors d’une opération militaire menée par le Bataillon des troupes de jungle n°48, un responsable de l’ELN connu sous l’alias de « Juaco » ou « El Enamorado » a été arrêté dans le village d’Alas Doradas (municipalité d’Arenal, département du Bolívar). Agé de 53, il aurait d’importantes fonctions dans les structures d’appuis du Front « Luis Jose Solano Sepulveda » de l’ELN. Il serait ainsi responsable de l’acquisition, du stockage et de la distribution des fournitures logistiques, de la nourriture, des armes et des explosifs.

Le responsable arrêté, qui dirigerait la logistique du Front

Le responsable arrêté, qui dirigerait la logistique du Front

Sous la bannière «Fin de la dette», la Confédération des étudiants du Chili et la Fédération des étudiants universitaires du Chili ont manifesté pour demander au gouvernement d’annuler toutes les dettes pour financement d’études. 250.000 étudiants ont protesté à travers le pays, dont 80.000 à Santiago. Des affrontements ont éclaté avec la police au cours de la marche, les forces de sécurité déployant des canons à eau et tirant des gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants qui franchissaient le cordon de sécurité. Les étudiants chiliens luttent depuis plusieurs années pour la gratuité des études.

Les incidents d'hier à Santiago

Les incidents d’hier à Santiago

Abimael Guzmán, le Président Gonzalo, fondateur et dirigeant historique du PCP-SL, a été expulsé mardi de la salle d’audience d’instruction criminelle Ancón I, où il comparait pour une action à la bombe menée par la guérilla urbaine maoïste en 1992 à Lima (voir notre article sur ce procès). Outre le Président Gonzalo comparaissent d’autres dirigeants historiques du PCP-SL comme Elena Iparraguirre, Oscar Ramirez Durand, Feliciano, Florindo Eleuterio Flores, Artemio, Osmán Morote Barrionuevo, Margot Liendo Gil et Victoria Cardenas Huayta. Le juge a décidé cette expulsion parce que selon lui, l’accusé a non seulement dépassé son temps de parole mais a utilisé des termes offensants pour la tribunal, en qualifiant notamment le procès de « farce ».

Quelques inculpés du procès en cour (le Président Gonzalo est au centre)

Quelques inculpés du procès en cour (le Président Gonzalo est au centre)

La police nationale colombienne a capturé ce vendredi quatre militants de l’ELN qui, selon elle, préparaient des attaques dans l’Antioquia. Parmi les personnes arrêtées figure un militant connu sous l’alias de « Sparkles », accusé d’avoir dirigé les attaques dans le Chocó et l’Antioquia. Les arrestations ont eu lieu dans le village de Montegrande, commune de Sopetrán. Les policiers ont saisi des explosifs et des grenades.

Arrestations dans l'Antioquia

Arrestations dans l’Antioquia

Des milliers de manifestants ont bloqué les routes et ont marché lundi dans San Juan, la capitale de Porto Rico pour protester contre une décennie de crise économique et de mesures d’austérité. Les manifestants ont dénoncé les dirigeants U.S. des territoire des Caraïbes américaines. Ils accusent le comité de contrôle fédéral de superviser leurs finances pour leurs problèmes économiques et exigent un audit pour identifier les responsables de l’augmentation de la dette publique de 70 milliards de dollars. A la fin de la manifestation la police a lancé des gaz lacrymogènes, des bombes fumigènes et a utilisé un spray de poivre contre un groupe de manifestants ayant cassé plusieurs devantures de banques et brûlé des drapeaux américains.

La manifestation à  San Juan

La manifestation à San Juan

L’attaque d’une patrouille de police par le moyen d’une voiture piégée, près de la ville de Pailitas, dans le département de Cesar (nord de la Colombie), a fait un mort et quatre blessé dimanche vers 09h30 heure locale. Un autre policier a été tué lundi lors d’une attaque de la compagnie « Milton Hernández Ortiz » de l’ELN contre l’Hacienda La Emperatriz de Caloto (département de Cauca) hier lundi.

Combattantes de l'ELN

Combattantes de l’ELN

Le centre-ville de Rio de Janeiro était plongé dans le chaos vendredi, lors d’affrontements entre police et manifestants qui ont répondu à l’appel à la grève générale au Brésil contre les mesures d’austérité du président conservateur Michel Temer. Dès les premières heures de la journée, les transports étaient fortement perturbés dans tout le pays, notamment à Sao Paulo, capitale économique brésilienne. Selon une estimation du syndicat Força Sindical, 40 millions de travailleurs ont adhéré au mouvement. La mobilisation porte notamment contre la réforme des retraites et la flexibilisation du travail

À Rio, environ 2.000 manifestants ont été dispersés par les forces de l’ordre qui lançaient des bombes lacrymogènes pour les éloigner de l’assemblée législative locale. Tous les commerces avaient baissé leur rideau et les vitrines de plusieurs banques ont été brisées à coups de pierre. D’autres manifestations avaient lieu dans la plupart des grandes villes du pays. À Sao Paulo, la police a utilisé du gaz lacrymogène pour les disperser et libérer les voies, alors que métros, bus et trains de banlieue étaient à l’arrêt.

Bus incendié à Rio

Bus incendié à Rio

L’ELN a libéré mardi deux prisonniers qu’elle détenait depuis la mi-mars. Elles ont été ont été remises au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans une zone rurale du département du Choco. Le protocole fixant les détails de l’opération humanitaire a été signé par toutes les parties négociant actuellement un accord de paix à Quito, Equateur. La semaine passée, un autre prisonnier de l’ELN avait désarmé un guérillero, blessé grièvement cinq membres de l’ELN, et s’était enfuit tout en étant lui-même blessé. L’homme, un russo-arménien, avait été capturé le 5 novembre 2016 alors qu’il braconnait pour le marché international.

Les membres du CICR et de l'ELN lors de la libération

Les membres du CICR et de l’ELN lors de la libération