Quelque 16 personnes ont été blessées, dont au moins cinq par des balles en caoutchouc, sur la place du 25 mai de Buenos Aires transformée un champ de bataille à l’issue de la marche massive organisée hier par la 31e Conférence nationale des femmes. Les incidents ont commencé à 21h30, lorsqu’une partie des 70.000 manifestantes a forcé la barrière protégeant la cathédrale de Buenos Aires. Une centaines de membres de divers services des forces de sécurité se sont interposés, faisant un usage massif de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes. La manifestation revendiquait la fin de la violence contre les femmes, le droit à l’avortement libre, sûr et gratuit; la fixation du salaire minimum égal au besoins de base d’une famille.

Les affrontements du 8 mars à Buenos Aires

Les affrontements du 8 mars à Buenos Aires

L’Acoforag, qui regroupe et représente les compagnies forestières au Chili, a déclaré que ses membres avaient déposés plus de 100 plaintes pour les actes de violence (incendies volontaires et sabotages) dans les régions mapuches depuis 2014. Les industriels déplorent que seulement 10 dossiers ont débouchés sur des inculpations – mais aucune pour « incendie criminel » (pour port d’arme). L’association patronale fait remarquer que dans les régions où l’état d’urgence a été proclamé suite aux incendies de forêts, comme en Arauco, les attaques ont baissées: « nous pouvons conclure que la simple déclaration d’exception et de la présence des forces armées dans la région, garanti le retour à la tranquillité », explique le porte-parole de l’Acoforag.

Attaque d'un colmpagnie forestière en pays mapuche

Attaque d’un colmpagnie forestière en pays mapuche

Des affrontements ont éclaté mercredi 1er mars à la mine de cuivre d’Escondida, la plus grande mine de cuivre du monde, située dans le nord du pays. Les manifestants grévistes ont tenté de bloquer une autoroute, coupant brièvement la circulation et l’accès au sud de la ville d’Antofagasta. Les ouvriers ont aussi dressé des barricades sur les routes principales de la mine et ont mis le feu à des pneus, et caillassé les forces de sécurité qui intervenaient avec gaz lacrymogènes et canons à eau. Les mineurs sont en grève depuis trois semaines au début du mois dernier en réaction à un nouveau système de paiement. Escondida, situé dans la région riche en cuivre d’Antofagasta, occupe un peu plus de 10.000 travailleurs à plein temps.

Une route d'accès à Escondida, lieu d'affrontements

Une route d’accès à Escondida, lieu d’affrontements

Depuis ce samedi 25 février, 97 détenus politiques de la prison de Popayan, au sud-ouest de la Colombie, ont arrêté de s’alimenter. Ils dénoncent un manque de suivi médical systématique qui a conduit plusieurs fois à la mort de leurs camarades ces dernières années. Les accords de paix ratifiés en novembre dernier prévoient notamment l’amnistie de nombreux détenus politiques. Ceux-ci protestent pour exiger que cette loi d’amnistie soit appliquée le plus vite possible.

Les FARC entament aujourd’hui mercredi leur désarmement. L’accord de paix prévoit que les guérilleros déposent progressivement leurs armes dans un délai de 180 jours à partir du 1er décembre, un processus supervisé par les Nations unies. Le désarmement devrait donc être terminé le 29 mai prochain au plus tard. Les FARC auraient dû remettre déjà 30 % de leur arsenal aujourd’hui, mais les opérations ont pris du retard en raison des problèmes logistiques. Seuls 7000 guérilleros ont atteints les zones de rassemblement et de désarmement prévus par l’accord.

Des membres des FARC sur le point de rendre les armes à Gallo, dans le département de Córdoba, le 1er février

Des membres des FARC sur le point de rendre les armes à Gallo, dans le département de Córdoba, le 1er février

L’ELN a revendiqué tard hier dimanche sur Twitter l’attentat du 19 février à Bogota, dans lequel un policier a été tué (voir notre article). « Un commando guerillero urbain de l’ELN a attaqué à l’explosif une patrouille policière, blessant 26 policiers », précise l’ELN dans communiqué publié sur le compte de sa radio, ELN Ranpal. Le gouvernement colombien et l’ELN ont entamé le 7 février des pourparlers officiels en Equateur visant à mettre un terme à plus d’un demi-siècle de conflit armé.

Les lieux de l'explosion à Bogota

Les lieux de l’explosion à Bogota

Abimael Guzman – le président Gonzalo – et d’autres dirigeants du PCP-SL détenus depuis des années, passent en procès à Lima pour l’attaque la plus dévastatrice de la guérilla urbaine du PCP-SL, celle qui a frappé en 1992 le quartier chic de Miraflores. Il était environ 21h20 le 16 Juillet, 1992, quand une voiture piégée a explosé rue Tarata, à Miraflores. Elle contenait environ 400 kilos de dynamite combinés avec de l’ANFO. L’action visait le siège d’une banque mais le dispositif de sécurité avait empêcher la voiture d’être placée au point prévu. L’explosion a fait 25 morts, 5 disparus et 155 blessées.

En août 1998, six maoïstes avaient ont été condamnés comme auteurs de l’attaque à des peines de 25 à 30 ans de prison. Le procès actuel vise la direction du PCP-SL: Abimael Guzman, Elena Iparraguirre Revoredo, Oscar Ramirez Durand ‘Feliciano’ Florindo Eleuterio Flores Hala ‘Artemio’ Osmán Morote Barrionuevo, Margot Liendo Gil, Victoria Cardenas Huayta, et d’autres encore. L’accusation demande qu’ils soient condamnés comme « auteurs intellectuels » à la peine de la vie.

La rue Tarata après l'explosion

La rue Tarata après l’explosion

L’explosion d’un charge télécommandée visant la police dimanche, près de La Santamaría, aux arènes de Bogotá, a fait un mort et 26 blessés (24 policiers et deux civils). L’engin explosif a été activé à distance au moyen d’un téléphone portable, il contenait jusqu’à 1,5 kilo d’ammonal (un mélange de nitrate d’ammonium, de trinitrotoluène et d’aluminium en poudre) avec des éclats de métal. Les autorités colombiennes accusent l’ELN avec laquelle le gouvernement a débuté des pourparlers de paix à Quito.

Les lieux de l'explosion à Bogota

Les lieux de l’explosion à Bogota

Un détachement de militaires a fait l’objet d’une attaque à la grenade dans la localité de Susumuco, sur la route Bogota-Villavicencio, mardi après-midi. Cette attaque a fait cinq blessées, dont quatre militaires: trois soldats et un lieutenant. L’attaque a été effectuée par des membres présumés de l’ELN qui circulaient à moto et ont jeté deux grenades. La grande route entre les deux villes a été fermée pendant quelques minutes. Cette attaque survient alors que les négociations de paix entre l’ELN et le gouvernement colombien se sont ouverte à Quito (voir notre article)

Barrage routier de l'armée colombienne

Barrage routier de l’armée colombienne

Le centre de Rio de Janeiro a été paralysé hier par une manifestation contre le projet gouvernemental de privatiser l’approvisionnement en eau. C’est l’une des nombreuses privatisations prévues par l’État de Rio de Janeiro pour surmonter la crise économique. La manifestation, qui est allé au siège de l’Assemblée législative de l’État où se débattait le projet, a tourné à l’affrontement. Plusieurs personnes ont été blessées et d’autres ont été arrêtées pour vandalisme contre les agences bancaires et mobilier public. La police a utilisé du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc, alors que certains manifestants jetaient des pierres et des cocktails Molotov. Les protestations et les affrontements se propagent pendant plusieurs heures, et les effets des gaz lacrymogènes se sont fait sentir jusque dans l’Assemblée législative.

Les affrontements de Rio

Les affrontements de Rio

Plusieurs fois repoussée, l’ouverture de la phase publique des pourparlers a eu lieu hier mardi 7 février dans une hacienda jésuite, près de Sangolqui, à une trentaine de kilomètres de Quito. Les tractations secrètes avaient duré plus de trois ans, et les ratés au démarrage plus de dix mois. A la différence des FARC qui se sont toujours pensées comme une armée, l’ELN est mieux articulée aux organisations sociales – syndicats ou associations paysannes – des régions où l’organisation est implantée.

L’agenda en six points négocié par les délégués du gouvernement et de l’ELN avait été rendu public début 2016. Il prévoit que les négociations porteront sur « la participation de la société civile, la démocratie pour la paix, les transformations pour la paix, les victimes, la fin du conflit et les conditions de la mise en œuvre de l’accord ». La grande différence avec le processus de paix des FARC concerne cette participation de la société civile dont personne ne sait encore quelle forme elle prendra. Les « transformations pour la paix » ouvrent à l’infini le champ des négociations. L’ELN parait vouloir obtenir plus que les FARC.

Les négociateurs de Quito

Les négociateurs de Quito