La police de l’immigration états-unienne ICE utilise un outil développé par Palantir, nommé ELITE (Enhanced Leads Identification & Targeting for Enforcement), pour localiser et dresser des dossiers sur des personnes pouvant être potentiellement détenues ou expulsées. L’application combine des adresses et données provenant de diverses agences gouvernementales et sources commerciales, attribue un « score de confiance » aux résidences et permet de visualiser sur une carte des zones à forte densité de cibles potentielles. Témoignages et documents internes montrent qu’ELITE est utilisé pour planifier des raids, comme celui de Woodburn (Oregon), où plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées. Palantir, qui travaillait auparavant avec ICE pour des enquêtes criminelles, s’est concentré sous l’administration Trump sur les efforts d’expulsion, dans le cadre d’un contrat de près de 30 millions de dollars. L’outil illustre l’usage massif de la surveillance et de l’IA pour prioriser et coordonner des opérations d’arrestation.

Le secrétaire à la Défense états-unien, Pete Hegseth, a annoncé que le chatbot d’IA Grok d’Elon Musk sera intégré aux réseaux du Pentagone, y compris les systèmes classifiés, dans le cadre d’une initiative visant à exploiter les données militaires pour renforcer l’IA. Malgré les controverses récentes autour de Grok, notamment la diffusion d’images deepfake sexualisées et de contenus antisémites, ainsi que son blocage en Malaisie et en Indonésie, Hegseth défend son usage pour l’innovation rapide et la performance militaire. Il souligne que les données historiques opérationnelles et de renseignement garantiront la qualité des systèmes, qu’il souhaite « responsables mais sans contraintes idéologiques », en rejetant toute IA jugée trop « woke ». Cette décision s’inscrit dans un contexte où l’administration précédente avait déjà mis en place un cadre réglementaire encadrant l’IA militaire tout en interdisant certaines applications sensibles.

Une source au sein du Département de la Sécurité intérieure a révélé l’identité de 4500 agents et anciens agents de l’ICE, marquant la plus grande fuite de données jamais enregistrée dans cette agence. Cette divulgation survient après la mort de Renee Nicole Good, tuée par un agent à Minneapolis (voir notre article), et illustre un profond mécontentement interne face aux pratiques de l’ICE, régulièrement accusée de violences et racisme. La fuite permet de documenter les agents et leurs activités, soulignant la défiance croissante envers l’agence fédérale et révélant les tensions au sein même du gouvernement états-unien concernant la surveillance et les méthodes répressives de l’ICE.

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Lors d’une visite de Donald Trump dans une usine Ford à Dearborn, dans le Michigan, un ouvrier ayant interpellé le président sur l’affaire Jeffrey Epstein a été suspendu par son employeur à l’issue de cette interaction. Le salarié, membre du syndicat United Auto Workers, dénonce une « vengeance politique » et affirme être sanctionné pour avoir exercé sa liberté d’expression.

Gia Abigaill Valentina est une femme trans et prisonnière politique communiste détenue à la prison d’État du New Jersey, un établissement pour hommes, où elle est maintenue à l’isolement depuis plus de onze ans. Elle se bat actuellement pour être transférée hors d’une prison pour hommes, pour bénéficier d’une chirurgie de vulvoplastie d’affirmation de genre et pour obtenir la clémence du gouverneur. Sa campagne de soutien appelle à interpeller le gouverneur Phil Murphy afin qu’il lui accorde la clémence avant la fin de son mandat, le 20 janvier 2026, soulignant qu’il a déjà accordé plus de 200 grâces et pourrait signer la première en faveur d’une femme transgenre dans l’État (voir ici). Par ailleurs, ses soutiens dénoncent le placement des femmes transgenres dans des prisons pour hommes comme une forme de torture et appellent à une mobilisation urgente pour obtenir sa libération immédiate.

Suite à la mort de Renee Nicole Good, 37 ans, lors d’une opération de la police de l’immigration à Minneapolis (voir notre article), la ministre états-unienne de la Sécurité intérieure Kristi Noem a annoncé l’envoi de centaines d’agents fédéraux supplémentaires. Elle a qualifié l’incident de “terrorisme intérieur” et accusé les élus démocrates de politiser la situation et d’encourager des violences contre les forces de l’ordre. Depuis mercredi, des milliers de manifestants se sont rassemblés dans plusieurs villes pour demander la transparence sur les circonstances du tir mortel. Depuis le début de l’année 2026, au moins quatre personnes ont été tuées entre les mains de l’ICE, la police fédérale de l’immigration aux États-Unis.

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Deux personnes ont été blessées par balles le 8 janvier 2026 à Portland lors d’une intervention d’agents fédéraux de la police aux frontières. Les autorités fédérales affirment que les occupants d’un véhicule auraient tenté de percuter les agents, qui ont alors ouvert le feu, blessant un homme et une femme dont l’état reste inconnu. L’incident, faisant l’objet d’une enquête, survient au lendemain de la mort d’une femme tuée par un agent de l’immigration à Minneapolis (voir notre article), un événement qui a provoqué des manifestations et ravivé la mobilisation contre l’ICE (Service de l’immigration et des douanes des États-Unis) et ses méthodes.

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Femme de 37 ans et mère de trois enfants, Renee Nicole Good a été abattue mercredi 7 janvier à Minneapolis par un agent de la police fédérale de l’immigration (ICE) lors d’une opération menée dans la ville. Le ministère états-unien de la Sécurité intérieure affirme que l’agent a agi en état de légitime défense, accusant la victime d’avoir tenté de percuter les forces de l’ordre avec son véhicule. Cette version est largement contestée, notamment en s’appuyant sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux pour remettre en cause le récit officiel. Le FBI est chargé des investigations, tandis que l’intervention a suscité un rassemblement de protestation sur les lieux et ravivé les mobilisations et protestations contre les opérations de l’ICE dans un contexte de critiques croissantes autour de la politique migratoire du président Donald Trump.

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Le procès de Dario Sanchez, lié à l’affaire dite du Prairieland Case au Texas, commence le 12 janvier 2026. Dario est poursuivi par l’État du Texas pour avoir, selon les procureurs, retiré certaines personnes de groupes de discussion chiffrés liés à l’organisation d’une manifestation contre le centre de détention Prairieland à Alvarado le 4 juillet 2025. Cette manifestation a été le théâtre d’affrontements violents impliquant des feux d’artifice, des véhicules endommagés et des tirs ayant blessé un policier, ce qui a conduit les autorités à qualifier l’événement de « terrorisme domestique ». Dario Sanchez, qui n’était pas présent lors des tirs, est accusé d’entrave à l’enquête par l’État en raison de ses actions dans le groupe de discussion. Il est actuellement en détention et son comité de soutien appelle à se rassembler devant le tribunal de Cleburne le 12 janvier à 8h30 pour le soutenir et défendre la protection de la vie privée numérique.

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Du 28 novembre au 9 décembre 2025, une marche de 166 km de Philadelphie à la prison de Frackville a été organisée pour soutenir Mumia Abu-Jamal et dénoncer la politique de négligences médicales contre lui, notamment le refus de soins indispensables à sa vue (voir notre article). Cette mobilisation a contribué à renforcer le combat pour sa libération et a été accompagnée d’initiatives similaires aux États-Unis et dans le monde, ainsi que de l’envoi de près de 3 000 cartes postales aux autorités pénitentiaires de Pennsylvanie. Mumia bénéficie désormais de rendez-vous médicaux réguliers, reprend ses études et remercie ses soutiens pour leur engagement.

En France, le collectif Libérons Mumia appelle à poursuivre la mobilisation avec un prochain rassemblement à Paris, place de la Concorde, le mercredi 7 janvier 2026 à 18h.