A l’appel de plus de 25 organisations, syndicats et associations, un rassemblement est organisé ce samedi 3 janvier dès 18H à la sortie du métro Jeanne d’Arc à Toulouse pour dénoncer l’agression de l’impérialisme états-unien au Venezuela. Comme le souligne l’appel commun, « il s’agit de la pointe avancée d’un redéploiement impérialiste en l’Amérique latine, après les ingérences électorales en soutien à l’extrême droite de Javier Milei ou les menaces de douane pour éviter l’incarcération du putschiste Jair Bolsonaro au Brésil. Il faut absolument réagir à cette déclaration de guerre contre le Venezuela. D’autant que la France apporte son soutien aux manœuvres de déstabilisation étasunienne par sa présence militaire dans les Caraïbes. »

Lire l’appel

S’appuyant sur une analyse de la revue médicale Prescrire, un article du collectif Désarmons-les dénonce l’absence totale d’évaluation et de suivi sanitaire concernant l’usage des gaz lacrymogènes en maintien de l’ordre. Malgré leur utilisation massive depuis des décennies, notamment du composé chimique CS, classé comme dangereux et potentiellement mortel en cas d’inhalation, aucune politique publique n’a été mise en place pour mesurer leurs effets à court et long terme sur les populations. Le manque de données scientifiques fiables, le secret entourant la composition et la concentration des grenades, ainsi que l’absence de transparence dans les rapports officiels, révèlent une responsabilité directe de l’État français, qui expose la population à des substances toxiques sans information, contrôle ni enquête sanitaire systématique.

Dossier(s): France - Autres sujets Tags: ,

Le militant basque Xabier Goienetxea Iragorri a recouvré la liberté après avoir purgé l’intégralité de sa peine, dix ans après son arrestation en juillet 2015 à Ossès lors d’une opération policière franco-espagnole liée au processus de désarmement d’ETA. Originaire d’Errenteria, il avait été incarcéré avec Iñaki Reta et jugé en 2018 à Paris. Libéré sous contrôle judiciaire en novembre 2023 depuis la prison de Lannemezan, il est désormais totalement libre.

Le 5 janvier 2026 dès 19H à La Chapelle (36 rue Danielle Casanova, Toulouse), une cantine solidaire est organisée en soutien aux six militant·es poursuivi·es dans l’« affaire du 8 décembre », issue d’une opération antiterroriste menée en 2020 contre des personnes qualifiées « d’ultragauche » par le ministère de l’Intérieur. L’événement, à prix libre, est un moment de rencontre et d’information, avec un infokiosque dédié au dossier, dont le procès en appel se tiendra finalement en mai 2026 à la cour d’appel de Paris (voir notre article).

Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, un important dispositif de sécurité a été déployé dans toute la France, avec la mobilisation de 90 000 policiers et gendarmes, dont 10 000 à Paris, sur instruction du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Malgré tout, ces célébrations du Nouvel An ont été le théâtre d’affrontements avec des policiers : tirs de mortiers contre le commissariat de Rezé en Loire-Atlantique, véhicules incendiés à Nantes, Saint-Herblain et Mantes-la-Jolie, affrontements avec les forces de l’ordre à Bordeaux et Rennes, etc.

Dossier(s): France - Autres sujets Tags: ,

Le gouvernement français prévoit, via un projet de loi débattu début 2026, d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans à partir de septembre 2026 et d’étendre l’interdiction du téléphone portable au lycée, afin de limiter les risques liés à l’usage excessif des écrans (exposition à des contenus inappropriés, cyberharcèlement, troubles du sommeil et addiction). Le texte confierait à l’Arcom le contrôle de l’interdiction et s’inscrit dans une dynamique nationale et européenne visant à instaurer un âge minimum pour les réseaux sociaux.

La préfecture de l’Hérault a publié un arrêté le 30 décembre 2025 interdisant l’organisation de toutes les rave parties sur l’ensemble du département jusqu’à la fin de l’année 2026. Selon les autorités préfectorales, cette décision vise à prévenir les risques pour la sécurité publique, limiter les atteintes à l’environnement et réduire les nuisances pour les riverains, alors que des rassemblements illégaux continuent de se tenir, parfois avec plusieurs milliers de participants. L’arrêté interdit également le transport de matériel sonore destiné à ces événements, dans le but de freiner leur organisation et leur logistique.

Dossier(s): France - Autres sujets Tags:

Samedi 27 décembre, la police a réprimé une déambulation à Paris organisée en solidarité avec les prisonnier·es palestinien·nes. Cette manifestation dénonçait les violences sexuelles dans les prisons israéliennes, à la suite du témoignage d’une journaliste et militante allemande qui a affirmé avoir été violée lors de son incarcération après son arrestation, alors qu’elle participait à une flottille pour Gaza (voir notre article). Deux femmes ont été arrêtées et placées en garde à vue avant d’être libérées après 24 heures.

Samedi 27 décembre à Paris, plusieurs organisations appellent à se rassembler en soutien à Anna, journaliste et militante de Zora qui a récemment témoigné avoir été violée lors de sa détention en Israël (voir notre article). L’appel à mobilisation vise à dénoncer les violences sexuelles et systémiques dans les prisons israéliennes et à soutenir tous les prisonniers politiques à travers le monde. Les participants sont invités à se retrouver à 17h à l’ACTIT, 54 rue de Hauteville, pour une déambulation, puis à rejoindre à 19h le rassemblement devant l’ambassade britannique, en solidarité avec les prisonniers pro-palestiniens toujours en grève de la faim au Royaume-Uni (voir notre article).

À Paris, le 23 décembre 2025, un hommage a été rendu aux militants kurdes assassinés lors des attaques de 2013 et 2022, dont Evîn Goyî, Mîr Perwer et Abdurrahman Kızıl, organisé devant le Centre Démocratique du Kurdistan à Paris (KCDK-E). Les participants ont dénoncé l’impunité et la lenteur des enquêtes, critiquant la rétention de documents classés « secret défense ». Les associations kurdes, notamment l’Association des Femmes Kurdes en Europe (TJK-E), ont souligné que ces attaques visaient le mouvement pour la liberté des femmes kurdes et affirmé : « Nous n’allons pas pleurer, nous allons demander des comptes ».

Samedi 10 janvier à Paris, une grande marche européenne est organisée pour exiger vérité et justice pour ces crimes au départ de Gare du Nord à 10H.